La Porsche 356 – Quand simplicité rime avec beauté et sportivité 2



 Question de gout, donc subjective. Mais la Porsche 356 reste probablement l’un des plus simple coup de crayon de l’histoire de l’automobile mais aussi, l’un des plus beaux ! Comme quoi, rien ne sert forcément de faire compliqué ! En tout cas, celui là, il dure depuis presque 70 ans !

Cela, elle le doit à sa simplicité. On dirait que son designer, Erwin Komenda, l’a tracée en un seul coup, sans lever une seule fois la mine de sa feuille. Plate, lisse, pure, elle ne s’encombre pas de fioritures, un galet ! Elle est sportive et légère, et ça se voit.

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Produit de l’imagination du génial Ferdinand Porsche, il s’inspire et se sert de la Coccinelle pour en faire sa version sportive. Elle sera produite de 1948 jusqu’en 1965.


Porsche (car elle sera la première à porter son nom) en écoulera un peu plus de 76000 exemplaires. On estime que la moitié a disparu aujourd’hui. Il en existera 4 séries, celle que les collectionneurs appellent la pré-A (de 48 à 55) puis la A (de 56 à 59), suivie de la B (de 60 à 63), et enfin la C (de 64 à 65). Sans rentrer dans les détails mécaniques (toujours pareil, des sites sont spécialisés et vous y trouverez toutes les informations nécessaires 😉 ) Allez, je vous met juste un tableau récapitulatif.

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© Wikipédia

Ses moteurs sont ceux de la Cox, revus et corrigés par les motoristes de Porsche. De 40 ch à l’origine (23 ch pour la Cox), elle finira sa carrière avec 95 ch (donc plus du double). Les versions sportives monteront, elles, jusqu’à 130 ch. Certes, aujourd’hui ces puissances peuvent faire sourire, mais à l’époque, c’était déjà moins drôle, digne d’une véritable sportive au vu de la cylindrée, mais surtout des 680 kg de la puce ! C’est aussi par elle que la dénomination Carrera verra le jour sur le capot moteur arrière des sportives de la marque (hommage à la Carrera Panamérica, course mexicaine née en 1950) et les versions « S » (les versions sportives de la sportive !) … encore utilisées aujourd’hui par le constructeur.

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Elle servira de base également à une voiture de course emblématique, la 550 Spyder (ou RS ou aussi Carrera). Peut être l’aboutissement du chef d’oeuvre. Elle sera reconnue pour ses nombreuses victoires notamment aux Mille Miglia, Targa Florio et Carrera Panamérica, courses qui n’avaient rien d’un parcours de santé ! Elle s’y impose face à des concurrentes bien plus puissantes.

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Elle fut aussi la « Petite Salope » (The Little Bastard) … surnom que lui avait donné son idolâtré propriétaire, James Dean, avant qu’elle ne le conduise à la mort, un beau matin (enfin pas si beau que ça tout compte fait) alors qu’il se rendait à Salinas pour y disputer une course à son volant. Mais on y reviendra plus en détail plus tard.

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Elle laissera doucement sa place à la 901, devenue 912 (avec le 4 cylindres) pour une question de 0 central déposé par Peugeot (le trou de la manivelle !), puis finalement 911 (Avec le flat 6), une autre icône, qui a fêté ses 50 ans, mais ça, c’est une autre histoire dont nous avons déjà parlé.

© signatures éventuelles

THREE | FIVE | SIX from BrooksFILMS on Vimeo.

’54 PORSCHE by Manny’s Auto from sh1m0 on Vimeo.


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