Les 4 roues directrices, au tour de Porsche… 1



Les 4 roues directrices, une technologie inventée il y a peu par Renault, et qui a fait son apparition sur le magnifique et sportif coupé Laguna. Il permet d’offrir une agilité incomparable à faible vitesse et lors des manoeuvres, ainsi qu’une stabilité à toute épreuve à grande vitesse, notamment dans les courbes rapides ! Heureusement, pour le sport, il y a Renault !

Ceci est le discours que vous auriez probablement trouvé si vous aviez ouvert un Auto Plus, ou le communiqué de presse du constructeur au losange. Il va juste me permettre de jauger les réactions dans les commentaires, vous savez, ceux qui vont s’arrêter à la présentation sans lire le reste de l’article !


La technologie est apparue durant la 1ère guerre mondiale sur certains tracteurs militaires. Elle s’est ensuite développée sur des engins de chantier, avant d’arriver sur les routes en 1987 grâce à Honda et son coupé Prelude (Soulagés hein ?!). Plusieurs constructeurs l’ont ensuite adopté, avec plus ou mois de brio et de réussite. Tantôt hydraulique, tantôt mécanique, voire même électronique, le système, qui avait pourtant prouvé son efficacité n’a pas réellement séduit… Sur la route, car le sport auto l’a adopté, notamment le rallye, le rallycross et les voitures du trophée Andros. Il refait une apparition sur le châssis de la Laguna en 2008, Renault le faisant passer pour une vraie révolution, la technologie qui va tout changer, mais pas longtemps ! Un coup de pub plus tard, on l’a à nouveau oublié. A tel point que la série 7 de chez BMW en est équipée depuis 2009, accompagnée des 4 roues motrices… Mais qui le sait ?! On n’en parle même plus !

Jusqu’à Porsche, qui vient d’annoncer en avoir équipé les versions exclusives de la 911, entendez donc par là les GT3 et Turbo. Mais pourquoi….?!

Avant tout, il faut reconnaitre qu’au niveau des essieux, la technologie a avancé. Sont apparus les trains arrières auto-directionnels, multibras, à braquage induit… Des noms barbares et dignes d’un roman de Jules Verne, mais, ou les forces qui s’exercent lors d’un appui ont été utilisées pour donner de l’angle de braquage aux roues arrières, mais de façon naturelle, sans aucune aide ou moteur camouflé. Et ça marche plutôt pas mal…

Pour en revenir à la 991, il s’agit bien d’une vraie 4 roues directrices, mais qui reprend la cinématique des technologies précédentes. Jusqu’à 50 km/h, un système braque les roues dans le sens contraire des roues avant, et ce, jusqu’à 1,5° (2,8 ° pour la turbo et turbo S), ce qui pourrait s’apparenter à une raccourcissement de l’empattement, donc une agilité accrue. Puis, de 50 à 80 km/h rien ne se passe, les roues arrières restent parfaitement parallèles. Enfin, passé les 80, elles prennent alors à nouveau 1,5° (même sur la turbo et turbo S) mais dans le même sens que les roues avant, histoire d’améliorer la stabilité, comme si l’empattement s’allongeait.

Porsche se lance là ou plusieurs constructeurs ont déjà « échoués », ou du moins, n’ont rien révolutionné comme ils devaient se l’imaginer, et l’avaient annoncé. Mis à part que ce coup ci, il va s’agir d’hyper-sportives, qui plus est pour une marque à fort capital sportif. Le pari est osé, mais audacieux… La consécration des 4 roues directrices va t’il venir de Stuttgart ? Pour la route, j’en doute, mais pour les circuits et les sportives exclusives… Wait & see !


 

©Porsche via Elephantracing / © Photos : Constructeurs via signatures éventuelles


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Commentaire sur “Les 4 roues directrices, au tour de Porsche…

  • GT-Alex

    Haha, j’ai failli me faire avoir par votre vil piège ! J’étais déjà en train de préparer un commando pour une expédition punitive, mais mon œil attentif a repéré la farce. Du coup, vous avez un nouvel inscrit !

    Pour en revenir aux 4 roues directrices, ce qui serait intéressant serait de pouvoir chiffre le poids supplémentaire induit. Je pense qu’avec le coût et la fiabilité, c’est un point qui a pu poser problème par le passé.