Ferrari 348 TS… posée ! 19



Il n’y a pas longtemps, je vous parlais d’une méchante F355 posée sur le sol via du pneumatique et chaussée en VIP Modular… Sacrilège ou pas, certains voulaient voir celui qui avait osé pendu au bout d’une corde pendant que d’autres applaudissaient des 2 mains (Oui, d’une seule, ça marche moins bien !). Aujourd’hui, on passe la 2nde couche avec une 348 traitée de la même sorte !

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Alors la 348 jouit peut être d’une image plus controversée que ses sœurs berlinettes… Avant elle, les 308 et 328 ont acquis le statut de mythe, donc forcément, on ne touche pas à un mythe (Ça c’est la théorie hein !). Après elle, la 355 est considérée comme une des dernières Féfé revendiquant le vrai esprit berlinette. En effet, à partir de la 360, même si l’esprit restait le même, l’escalade à la puissance assistée par l’arrivée de l’électronique faisait disparaître peu à peu cette pureté de caractère et de comportement. On entrait dans l’ère de la performance à assistance artificielle.

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Pour la 348, son histoire est un peu compliquée. Elle est puissante, du moins, du niveau de ce qu’on pouvait attendre d’une telle caisse en 1989, puisque son V8 de 3.4 l développe 300 ch. Elle est agile et efficace, chaussée en 17′, une taille encore peu commune en 89, même sur les sportives. Son soucis, c’est que tout ça elle le fait un peu trop bien, c’est une voiture de pilote, avec le caractère qui va avec ! Du coup, ses 60% de masse sur le cul la rendent agile mais surtout très vive, extrêmement vive ! Dans la presse, on dit qu’elle a trop de caractère… Comprenez que le journaliste s’est fait un méchante frayeur en voulant jouer au pilote… Le problème, c’est qu’il n’y a pas que des pilotes qui achètent ce genre de caisses, bien au contraire. Et beaucoup veulent des super-sportives avec un confort, un équipement et des comportements de pullman. Et c’est là que ça coince avec la 348… Quand vous ratez, il n’y a aucun filet, et en plus, elle vous le fait savoir !

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Alors forcément, on s’est empressé de dire qu’elle était ratée, dangereuse, trop pointue… enfin, ceux qui le disaient oubliaient surtout de dire qu’elle était trop virile pour eux ! Au final, elle se coltine une image de mauvaise élève, et vous savez ce que c’est, les rumeurs et les clichés sont tenaces. Mais cela la rend accessible, enfin, dans la relativité de ce qu’on appelle accessible pour une Ferrari… Sa côte n’atteindra jamais celui d’une 4L et son entretien ne coûtera jamais le prix de celui d’une Logan ! 

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Il n’empêche que pour quelques amateurs fortunés, la culbute peut s’avérer intéressante. Et certains préféreront toujours les sensations d’une “ancienne” à celles d’une GTR d’occasion. Ça doit être le cas de Ginpei San qui passe l’année à Hokkaido pour faire tourner sa boîte, Slacker’s Haunt. Son truc, vendre de la sportive, de l’accessoire, et s’il faut, réunir les 2. Et comme au Japon on aime les caisses, et qu’on ne passe pas son temps à juger ce que font et disent les autres, il ne s’est pas posé 1000 questions lorsqu’il a fallu sortir un projet qui allait également servir de carte de visite. Au milieu des Silvia, Supra, 911, RX7 ou autre Skyline, il a préféré miser sur une 348 TS de 91. Pas une Challenge passée en twinturbo comme on en a déjà vu une, non, pour lui, elle se devait de rester “atmosféérique” !

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Les modifs sont bien pensées, sobres en tout cas sans dénaturer le dessin d’origine signé Pininfarina. La caisse est posée via un kit hydraulique maison. Les ailes viennent alors reposer sur 4 Work VS-XX en 10 et 12,5 x 19′. La robe est d’origine, tout comme l’habitacle qui reçoit simplement un volant Nardi. Le bloc aussi est identique à sa sortie d’usine, juste une ligne sur mesure inox, équipée d’une valve motorisée permetant au V8 de lâcher, à la demande, son chant métallique digne d’une Diva !

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Pour le reste, c’est l’éternel débat… Belle ou pas belle ! Question de point de vue puisque finalement la beauté n’est que dans l’œil de celui qui regarde… et l’intelligence dans ses propos. C’est surtout là que ça peut être effrayant !

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Enjoy…

© TheSpeedHunters : Photos via Ron Celestine

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