Porsche 993 GT2R… De l’IMSA à Zolder !



S’il en est une qui a poussé la bestialité dans ses derniers retranchements et inspiré par la même occasion, une bonne partie des préparateurs, c’est bien la Porsche 993 GT2. Avec elle, Porsche ne s’est pas encombré   et n’a pas cherché à la rendre discrète, son but étant purement sportif, celui de l’homologation !

Le sport auto à cela de bon. Il engendre parfois des engins totalement démoniaques, que ce soit au plan mécanique ou esthétique, souvent même, des 2 ! Je me rappelle ému des monstrueuses GT1 que j’ai pu croiser il y a quelques années lors du Supercar Rally organisé aux débuts des années 2000 par Stéphane Ratel. Porsche 996 GT1, Lotus Elise GT1, F40 LM et F50 GT, Edonis, Diablo GTR, des monstres routiers aussi rares qu’impressionnants.

En 1996, avec la 993 GT2, c’était déjà le cas. Un outil d’homologation qui ne s’est pas encombré une fois passé sur la route, à tel point qu’elle reçu même le surnom de Street Version, voyez, histoire de ne pas la confondre avec sa soeur réservée aux circuits.

Physiquement, c’est des extensions en fibre directement rivetées à la caisse (Qui a surement inspiré les préparateurs Porsche tels 9ff ou RWB). Un aileron biplan aéré à chaque extrémité. Une aéro « étudiée », un habitacle qui se limite à l’essentiel (avec quand même quelques commandes électriques piquées aux modèles plus luxueux) mais surtout, un châssis et un bloc qui ont perdu toutes leurs bonnes manières. Performances et efficacité, mais si vous voulez y gouter et les exploiter, va falloir aller les chercher avec des notions de pilotage confirmées et une bonne paire de baloches sérieusement accrochée.

Le flat 6 de 3,6 l peut compter sur un duo de turbos pour sortir 430 ch sur les roues arrières. A l’époque, le décalage horaire entre le pied droit et la déferlante se fait encore sentir, et aucune assistance électronique ne vient aider le pilote. 2 ans plus tard, la 993 GT2 aura même droit à une évolution qui gagnera 20 ch supplémentaires, seulement disponible sur commande spéciale.

En version course, la bête proposait 465 ch pour 1150 kg. Et en fonction des évolutions et règlements, elle voyait son flat 6 passer à 3.8 l pour monter jusqu’à 700 ch. Celle de la vidéo qui suit a couru en IMSA.


Elle connaitra une remplaçante avec la 996 GT2… qui perd un peu de sa bestialité esthétique sans pour autant devenir sage ! Mais ceci est une autre histoire…

© belgian-motorsport & signatures éventuelles


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