La Dodge Charger, c’est la Muscle car de la fin des 60’s dans toute sa splendeur. A partir du milieu des 70’s, elle se transforme en coupé luxueux sans saveur puis dans les 80’s, un ersatz de sportive, passée en traction, pour devenir aussi excitante qu’un toucher rectal ! En 2006, elle tente un come back avec des portes à l’arrière. Oui, une berline… Si ce n’est que Dodge va y donner une gueule de méchante et y greffer le V8 big block Hemi. La Charger SRT Hellcat Wideboy King Cobra, c’est la plus véner de toutes !

 

2023 Dodge Charger SRT Hellcat Widebody King Daytona... Sang plomb ! 1

 

Concept Charger R/T

Avec elle, il y a plusieurs choses à voir. Déjà la Dodge Charger. Je n’vais pas vous rejouer le couplet du Muscle Car des 60’s et 70’s. Non, celle qui nous intéresse aujourd’hui, elle a vu le jour en 99… enfin pas vraiment. En 99, Dodge vient tâter le terrain en dévoilant le concept Charger R/T. Il reprend la silhouette « bouteille de Coca » de ses ainées et perpétue l’héritage des muscle cars de Dodge… c’est ce qui est marqué dans la brochure ! Mais surtout, c’est une berline à propulsion, une architecture abandonnée par Dodge depuis 1989. Les designers de chez Chrysler ont tout fait pour rendre les portes arrière les plus discrètes possible… mais elle sont bien là. Histoire de faire parler de lui, la concept Charger R/T embarquait un V8 4.7 l gavé au GNC, le Gaz Naturel Comprimé. Mais la fusion entre Chrysler et Daimler va ruiner les espoirs de la Charger. Concept tu es, concept tu resteras !

 

Dodge Charger… 4 portes !

Mais voilà, même si le style du concept n’est pas retenu, la base est validée. En 2006, Dodge dévoile sa Charger, une berline propulsion, basée sur la plateforme de la Chrysler LX dopée par des éléments repris aux Mercedes Classe E et Classe S. Sous le capot, le client a le choix entre le V6 Magnum ou le légendaire V8 Hemi, en 5.7 l de 340 ch pour la R/T ou en 6.1 l de 425 ch pour la SRT8. En parallèle, Dodge propose une série limitée de 4000 R/T baptisées Daytona. Les trains roulants sont revus, le V8 5.7 l passe à 350 ch et le look affiche les couleurs… Orange, jaune ou rouge, avec des bandes et un aileron noirs.

 

Hellcat

Bon, le succès est au rendez vous… la Charger est acceptée par les clients et les fans. Les versions vont s’enchainer et l’esthétique évoluer en 2011 puis en 2015. Toujours avec en V6 ou en Hemi… qui eux aussi prennent du grade au fil des années. Mais le coup de tonnerre, il arrive le 13 aout 2014. Dodge dévoile la Charger SRT Hellcat qui reprend le V8 la frangine Challenger, 6.2 l dopé par un compresseur IHI de 2.8 l… il affiche 707 ch et 880 Nm de couple ! De quoi faire de la Charger la berline de série la plus méchante de la planète. Et ce n’est que le début…

 

Widebody et Redeye

En 2020, Dodge y rajoute l’option Widebody avec ailes larges (+ 9 cm par rapport à la Charger « normale »), jantes forgées de 20″ chaussées en Pirelli P Zero de 305/35, des suspensions avec amortisseurs adaptatifs Bilstein Widebody Competition, un freinage Brembo avec étriers 6 pistons à l’avant et des barres antiroulis renforcées. En 2021, la Hellcat Redeye vient rajouter une couche avec son V8 boosté à 797 ch et 959 Nm. 2023 va signer le dernier millésime de la Charger avant que Stellantis ne revoit entièrement la copie pour la passer à l’électrique !

 

Charger SRT Hellcat Widebody King Daytona

Alors pour marquer la fin d’une ère, 300 Dodge Charger SRT Hellcat Widebody King Daytona vont venir clôturer presque 20 ans de carrière. En gros elles embarquent la totale… et un peu plus. Le Hemi accueille le SRT Power Chiller, qui n’est autre qu’une clim pour l’air d’admission. Il passe à 807 ch (comme la Challenger Demon) pendant que le couple reste à 959 Nm. La boite HP90 à 8 rapports conserve son DGL et voit son rapport de pont raccourci. On y rajoute un lunch control mais surtout, le blocage de roues avant pour faire chauffer et fumer les gommards avant le run !

 

Go Mango

Dehors, on retrouve tout l’attirail de la Widebody, avec jantes spécifiques Warp-Speed. La robe est exclusivement Go Mango avec aileron noir mat qui inclue le King Daytona sur les ailes arrière. Dedans, c’est cuir Nappa, Alcantara, broderie orange Daytona, baquets électriques, chauffants et ventilé, infodivertissement Uconnect avec écran tactile 8,4″ et sono Harman Kardon à 19 haut-parleurs. Derrière le volant garni d’alcantara, on remarque les palettes de commande de boite et tout c’qu’il faut pour veiller à la bonne santé du Hemi.

 

Une caisse dans les 10…

Bon ! Tout ça, ça se solde avec un 0 à 100 poutré en 3,6 secondes alors que le 400 m peut être tombé en peu plus de 11 secondes avec les gommes d’origine (les P Zero All Season !). Mais il se murmure qu’avec des boudins plus sportifs, elle serait capable de passer sous les 10 !

 

 

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