’92 Opel Corsa GSi… 16v – Sont forts ces Anglais !
par Thierry Houzé | 12 juillet 2026 | Street |
En 87 avec la Corsa GSi, on trouve enfin un ticket d’entrée dans la famille Opel si on veut profiter de la mode des GTi. Une citadine qui misait presque tout sur son poids plume et son p’tit 4 pattes. Sympathique et fun, elle se la jouait petite sportive accessible, même si les purs et durs pouvaient vite être déçus et frustrés. Heureusement, la magie du swap est passée par là, et certains s’y sont fiés pour offrir à leur Corsa la gnac qui lui manquait…

Corsa GSi… la bombinette d’Opel
A sa sortie en 82, si tu voulais du sport au volant de la Corsa, fallait miser sur la GT et ses 75 ch. Faut dire qu’à l’époque, chez Opel, les sportives c’étaient les Kadett, Manta ou encore Monza. La citadine, on la regardait comme une entrée de gamme, rien de plus. Puis vous savez c’que c’est, on se fait une raclette en se matant l’intégrale d’Intervilles et on finit par suivre la tendance. A force de regarder les autres se tirer la bourre à coup de GTi, GT Turbo, XR2i, G40, SXi ou Turbo ie, Opel se lance en 84 avec la nouvelle Kadett GSi qui accueille le 1,8 l 115 ch de la GTE, le temps de finir le développement du 2.0 l 8 soupapes de 130 ch (20SEH) qui emménage sous son capot en 86. Contre toute attente, l’année suivante, c’est la Corsa qui a droit à son logo GSi posé sur le cul. Sous l’capot, elle se contente d’un 1.6 l 8s de 100 ch… Ca n’en fait pas la 1ère de la classe, en même temps, faut respecter la hiérarchie familiale et ne pas mettre à mal la grande soeur. Si ce n’est que la Corsa GSi se contente de 840 kilos… elle se montre dynamique, affiche des perfs correctes (0 à 100 en moins de 9,5 secondes) et reste plutôt efficace, du moins tant que la route est lisse !
GSi 16v pour la Kadett
L’année suivante, la Kadett prend du grade avec l’arrivée de la GSi 16v qui, comme son nom l’indique, voit son 2.0 l accueillir une culasse 16v (C20XE). Il affiche maintenant 156 ch pour 1100 kg… de quoi en faire l’une des références de la catégorie, aussi bien en perfs qu’en efficacité… enfin à partir du moment où la route est lisse… forcément ! On aurait pu croire qu’Opel en fasse de même avec sa Corsa… elle devra pourtant se contenter de ses 100 ch jusqu’à la fin de sa carrière en 93.
Corsa GSI 16v…
MAIS… la petite, avec le bloc de la grosse. Voyez l’délire ?! Pensez bien qu’il y en qui n’ont pas tortiller longtemps pour voir c’que ça pouvait donner… avec plus ou moins de talent et donc de réussite. Faut quand même dire que coller le 2.0 l 16s entre les ailes de la Corsa, fallait être un chouill’ suicidaire ! Déjà qu’elle avait du mal à encaisser les 100 ch, alors imaginez avec 150 ch… Pour commencer, le bloc est rentré au chausse pied et à la vaseline pour se retrouver au milieu d’un shaved bay, exposé comme s’il était là depuis la sortie d’usine de la Corsa. Il a été débridé en inspirant maintenant via une admission directe et en expirant à travers un collecteur 4/2/1 qui débouche sur une ligne inox. La boite 5 manuelle est aussi de la partie, et pour l’aider à passer au sol la nouvelle cavalerie qui doit dépasser les 150 ch, les suspensions sont confiées à des combinés filetés GAZ, une barre anti-rapprochement renforce le train avant et les ailes sont remplies par des jantes Speedline Alessio Shadow Chrome en 16″. On leur souhaite « bon chance » !
Neuve !
Esthétiquement, cette Corsa GSi 16v Ph2 est juste flambante. Pas d’ostentatoire, juste une lèvre de spoiler avant, un essui glace monobras, des prises d’air sur le capot piquées à une Ford Sierra Cosworth et une robe noire aussi clean que profonde, mise en valeur par les liserets rouges qui habillent les deux pare-chocs. Et la cure continue dedans, puisque là aussi c’est…neuf ! La sellerie d’origine, le tableau de bord, le ciel de toit semblent sortis d’usine la semaine dernière. On note le volant Personnal, les commodos en alu, tout comme le pommeau de levier de vitesse et le compteur digital de la Kadett a été monté dans la Corsa.
Impressionnante…
En fait, ce qui tue sur ce projet, au delà du swap et de la partie technique, c’est la qualité ! Tout est clinique, propre et réfléchi. C’est ni trop, ni pas assez… et au final, on reste con devant cette Corsa GSi qui, d’origine, n’aurait probablement pas été aussi attirante. Y’a pas à tortiller mais ils sont quand même fortiches ces anglais !