’90 Porsche 928 GT Supercharged… ça, c’est pas d’origine !
par Thierry Houzé | 5 juin 2026 | Street |
L’histoire de la Porsche 928 GT, je vous l’ai racontée il y a un p’tit moment alors que j’étais de passage chez le boys band de l’Atelier DP Sport. Du coup, avec celle qui pose ses roues aujourd’hui sur DLEDMV, je suis un peu en panne d’inspiration. Va falloir improviser et faire preuve de talent pour ne pas tomber dans le copier coller. A moins que la GT allemande ne cache un p’tit truc qui vienne m’aider… comme un compresseur !

Porsche 928 GT… la plus radicale
Au sein de la gamme Porsche 928, la GT c’est la sportive de la famille. Un peu plus puissante, un peu plus raide, un peu plus radicale… Attention, j’ai dit « un peu plus » alors tu te calmes Jean Pierre. Oui, son V8 de 5.2 l a beau afficher 330 ch et 431 Nm, avec plus de 1600 kg sur la balance, ça n’en fait pas non plus une ballerine. Du coup, malgré les jantes forgées en 16″, les amortos Bilstein et le différentiel électronique PSD, ça reste une grosse GT (en même temps c’est marqué sur son cul !) capable de manger un 0 à 100 en moins de 6 secondes, un 1000 m en 25,2 avant d’aller coller des appels de phares sur la voie gauche de l’autobahn à 275 chrono. Et si un circuit se présente dans l’coin, elle peut y aller enchainer quelques tours, sans pour autant être ridicule. Faut dire que chez Porsche, on sait quand même régler les châssis… d’autant plus sur une transaxle qui assure une répartition des masses de 49/51.
Née trop tôt ?!
Chrono en main, la Porsche 928 GT a bouclé un tour de Tsukuba en 1’09″11… 3 secondes derrière une 350 Z Nismo qui affiche grosso modo le même poids et la même puissance, mais avec 20 ans de technologie en plus. En gros, la 928 GT est née trop tôt ! Chaussée de gommes modernes et de suspensions actuelles, elle doit pouvoir se rapprocher de la japonaise.
Autorotor pour 400 ch et 562 Nm
Ou alors, il faut doper son V8… quelle transition magique ! Car celle qui pose ses roues sur DLEDMV, elle cache en fait sous son capot un méchant compresseur Autorotor associé à une admission velue, une injection plus goulue, une gestion recalibrée aux p’tits oignons et une ligne full inox. Ca respire, ça chante et surtout, ça envoie 400 ch et 562 Nm aux roues arrière via la boite 5 manuelle ZF d’origine dont les rapports avaient été raccourcis.
Du grip aussi…
Avec un tel cheptel sous le capot, mieux valait revoir aussi les trains roulants. C’est chose faite puisqu’ils sont maintenus par des combinés amortos et ressorts signés Bilstein / Eibach, avec barre antirapprochement à l’avant pendant que le freinage garde ses étriers d’origine pour mordre des disques maintenant percés. Des jantes polies en 18″ permettent de remplir les ailes et les boudins Hankook Ventus V12 Evo2 de 225/40 à l’avant et de 295/30 se chargent de négocier avec l’asphalte.
Noir dehors, noir dedans !
Si dehors la 928 tout de noir vêtue s’affiche comme à son jour de sortie d’usine, dedans, c’est quasiment pareil. Tout y est et c’est tout aussi noir ! Des baquets tendus de cuir, la collection de boutons, le levier de boite manuelle, la sono, le volant avec le gros moyeu, si ce n’est que le montant de gauche accueille deux manos… un pour la pression de sural’ et un autre pour le ratio air / essence.
Chainon manquant…
Au final, cette Porsche 928 GT risque d’énerver les puristes. Mais une fois de plus restons rationnels… elle est d’une cohérence évidente. Malgré la GTS qui viendra clôturer l’histoire de la 928 avec 350 ch, il aura manqué une ultime version. Oui, la 928 aurait mérité 380 – 400 ch histoire d’aller chatouiller les 512 TR ou F355, la 850 CSi ou la Corvette C4 ZR1. Ben voilà, avec cette outlaw, la boucle est bouclée !
© nkuben via BaT