Groupe C Story : Jaguar XJR-12 victorieuse des 24h du Mans ’90 – Onboard à Oulton Park



La Jaguar XJR-12 … La bonne époque du Groupe C, des sports protos aussi puissants et efficaces que ce que l’étaient les F1 à la même période. Avec des moteurs qui carburaient encore au Super et qui hurlaient leur race dans les Hunaudières, que les voitures parcouraient à presque 400 km/h ! Frissons garantis … Et c’est bien sûr sur De l’essence dans mes veines !


Le Groupe C s’inscrit dans le championnat du monde de voitures de sport, apparut en 1953. Le règlement et les circuits ont changés au fil des années. Mais chacune des courses est aujourd’hui rentré dans la légende … Mille Miglia, Targa Florio, Carrera Panamericana, 24h du Mans et de Daytona, 12h de Sebring, et les 1000 km du Nurburgring, Monza, Spa …! Même chose pour les  voitures qui y ont participé … AC Cobra, GT40, 250 GTO, Chaparral, Porsche 917, BMW M1, Ferrari 512S, Lancia Beta Monte Carlo … De vrais monstres ou chacunes de leurs apparitions actuelles s’apparente à celle d’une rock star … Elles ensorcellent les rêves de tous les fans !

En 82, la FIA s’inquiète de la montée des Protos toujours plus puissants. Le Groupe C est donc lancé, sensé limiter l’évolution. Ce n’est sans penser à l’intérêt des constructeurs ! Porsche tire le 1er avec la 956, vite suivit par Jaguar, Mercedes, Aston, Mazda, Toyota, Nissan et Peugeot. Et le nouveau règlement de la FIA porte ses fruits …! Les voitures deviennent légères, les ingénieurs jouent des coudes pour contourner le règlement et sortir les chevaux par pelle, notamment avec les turbos qui soufflent de plus en plus fort ! Résultat, les Groupe C deviennent les sports protos les plus efficaces et les plus rapides … 750 – 850 ch pour 750 kg ! De quoi tutoyer les 400 km/h dans la ligne droite des Hunaudières avant l’arrivée des 2 chicanes en 1990.  Cependant, les couts deviennent stratosphériques, et les constructeurs préfèrent alors rejoindre la F1, synonyme de retombées médiatiques. 1993, faute de participants, le championnat est purement et simplement abandonné, et est racheté et réadapté de l’autre côté de l’Atlantique par l’International Motor Sports Association … L’IMSA …! En Europe, une initiative privée menée par Jurgen Barth, Patrick Peter et Stéphane Ratel se met en place, le BPR (les initiales des 3 créateurs). En 97 ma FIA reprend la main et laisse la gestion et l’organisation à Stéphane Ratel. Mais une fois encore, le succès de la formule attire à nouveau les médias, donc les constructeurs … Et les budgets s’envolent ! Jusqu’en 99 ou la FIA stoppe à nouveau l’escalade. C’est à partir de là que sont nés les différentes formules, LMS, ALMS, ILMC, ELMS, Championnat FIA de Voitures de Sport, WEC … Un gros bordel, avec des règlements similaires mais différents dans les détails, ou une voiture pour le Mans, ne pourra participer qu’au Mans … Bref, du grand n’importe quoi, depuis simplifié.

Enfin, il n’empêche que la période des Groupe C fut l’une des plus impressionnantes de par le plateau et le nombre de constructeurs, suivie de près par la période qui l’a suivie jusqu’à fin 90 avec l’arrivée des GT1, mais on en reparlera …

En attendant, pour le plaisir des yeux et des oreilles, voici donc la Jaguar XKR-12, qui a remporté les 24h du Mans en 1990 aux gants de John Nielsen, Price Cobb et Martin Brundle. Elle reste la dernière Jaguar à s’être imposée dans les Sarthe. Sa livrée Silk Cut en est devenue indissociable.


Allez, montez le son, décrassage d’oreilles, avec le chant du V12 de 7.0 l et ses 730 ch !

©TheSUPERCARDRIVER


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