En 1966, Lamborghini venait révolutionner la famille des sportives routières en proposant la Miura et son V12 central arrière, une architecture directement inspirée de la course auto. Aussitôt, tous les yeux se braquent sur Maranello pour voir comment le Commendatore va réagir… Et il lui faudra 7 ans pour faire passer son V12 derrière et sortir la Ferrari BB…

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Eh oui… Alors que Lamborghini rafle le titre de la sportive la plus méchante et la plus rapide sur route, Enzo s’obstine à laisser son V12 sur le train avant et ordonne à ses ingénieurs de riposter avec celle qui sera la Daytona. Elle déboule en 1968 avec un physique envoutant, un V12 de 352 ch, et les perfs d’une véritable sportive. Mais, malgré ses victoires et son palmarès, il lui manque quelque chose… un moteur central. Enfin cela ne nuira pas à sa carrière, ni à son image puisqu’elle sera classée dans la catégorie “chefs-d’oeuvre de la route”.


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En parallèle, le Commendatore assouplit les lignes et confit la tâche à quelques ingénieurs d’étudier un nouveau châssis ainsi qu’un 12 cylindres à plat, un Boxer qui viendrait se greffer derrière le pilote. Attention, je parle pour la route, car sur la piste, les Ferrari ont déjà des 12 cylindres à l’arrière depuis 1964 et la 250 LM, puis sur la série des Ferrari P. En 73, coup de canon au salon de Paris… la 365 GT4 BB fait son apparition.

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Le dessin est signé Pininfarina et son Boxer 12 situé en position centrale arrière balance 360 ch sur les roues arrière. Tout ça c’est formidable, mais voilà, à l’époque, les mecs du marketing chez Ferrari devaient passer plus de temps à la pizzeria d’en face, car maintenant qu’on est prêt pour aller rivaliser avec la Miura, cette dernière s’apprête à tirer sa révérence et laisser sa place à un choc visuel appelé Lamborghini Countach !

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Ferrari se doit donc de réagir, et pas avec un décalage horaire de 7 ans ! Et en 76, la 365 GT4 BB devient 512 BB avec un Boxer 12 qui passe de 4.4 l à 5.0 l. Ferrari abandonne le nom basé sur la cylindrée unitiaire… 5 c’est pour la cylindrée, et 12 pour 12 cylindres. La puissance ne change pas, l’augmentation de cylindrée est venue combler la perte de rendement due à de nouvelles  normes antipollution.

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Ce sera la même raison qui fera apparaitre l’injection en 1981, et lui faire perdre 20 ch par des normes de plus en plus draconiennes. Il n’empêche que la belle flirte avec les 300 km/h et offre des performances de haut vol avec le 400m en 14 secondes et le 1000m en 25. Le comportement est du niveau des perfs, et même si la gueule est plus douce que la Countach, elle est bien plus disciplinée et surtout, ne s’envole pas à l’approche des 280 km/h.

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Ferrari, éleveur de mythes, où chaque modèle, tout comme cette 512i BB, a contribué à faire entrer la marque dans la légende… En 84, la 512 BB s’effacera au profit d’un autre monstre sacré, la Testarossa… mais ceci est une autre histoire…

© SUPERCARCLASSICS – Photos via Petrolicious

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