’85 Volvo 740 Turbo race car… 600 ch pour la suédoise !
par Thierry Houzé | 20 janvier 2026 | Racing |
J’voulais m’faire une caisse pour aller me défouler sur lors des track days. J’en avais parlé à personne… sauf à mon voisin. Et pendant que j’hésitais encore entre une Honda Accord et une BMW série 3, il avait décidé de faire la même, si ce n’est que sa base à lui, c’était une bonne berline vieille Volvo 740 GLE qu’il commençait à foutre à tôle pour en faire une race car… Ah le con, une Volvo 740 ! Non mais sérieux, et pourquoi pas avec un kit large tant qu’on y est ?!

Volvo 740
La Volvo 740 débarque en 84. Il s’agit de la version discount de la frangine 760 sortie deux années avant et qui embarque justement une isolation plus poussée, un équipement plus riche et une suspension plus travaillée, en tout cas plus confortable. Physiquement, pour différencier une 740 et une 760, c’est digne d’un jeu des 7 erreurs ! En dehors de la finition intérieure plus classe, la 760 se pare d’un calandre spécifique, de baguettes chromées qui viennent décorer les protections latérales et les pare-chocs. Enfin sous le capot, si la 740 doit se contenter de 4 cylindres, la 760 peut accueillir le V6 PRV. Mais les vont cependant avoir un point commun, un 4 cylindres turbo. Si ce n’est que la 740 doit se contenter d’un 2.0 l de 158 ch quand la 760 en affiche 173 avec son 2.3 l. Mais finalement, au fil des évolutions, la hiérarchie mécanique va s’inverser puisqu’au début des 90’s, surement ne guise de bouquet final, la 740 va finir par recevoir elle aussi le 2.3 l mais surtout, sera la seule à voir son 2.0 l dopé d’une culasse 16s afin d’atteindre les 200 ch pour devenir la « sportive » de la famille 740 / 760.
GLE…
Bon, rassurez les puristes, ce n’est pas l’une d’elles qui déboule sur DLEDMV, mais une banale 740 GLE de 85, forte de 114 ch pour un peu plus de 1400 kg… fallait quand être y croire pour se dire que la bestiole avait c’qu’il fallait pour se retrouver sur un circuit. En même temps, à l’arrivée, elle n’allait plus avoir beaucoup de points communs avec le jour de sa sortie d’usine !
Prête pour Onlyfans !
La suédoise est mise à nue… de quoi ouvrir un compte sur Onlyfans ! Sauf qu’un arceau va vite venir se charger de renforcer l’habitacle qui devient cockpit. Tant qu’on est dedans, on note une planche de bord et des contre portes en panneaux d’alu laminés. Deux baquets Cobra Evolution Pro-Fit accompagnés de harnais Schroth. Devant, un pédalier Jamex, un volant – sur moyeu snap off – qui a été équipé de deux molettes, une pour le gazier et l’autre pour l’antipatinage. Mais j’y reviendrai… les commutateurs et fusibles sont au milieu et les infos sur un dashboard numérique AiM MXL. Au centre, derrière le levier de vitesses, on retrouve le déclenchement de l’extincteur automatique.
Du muscle
Dehors, les panneaux sont réalisés sur mesure dans des tôles plus fines donc plus légères. Des élargisseurs se chargent de donner plus de muscles aux ailes. Derrière, le coffre voit débarquer un aileron réglable en carbone posé sur deux supports en alu. Dessous, de chaque côté du logement de la roue de secours (remplacée par un réservoir alu comept’) des lames en alu font effet d’un diffuseur « maison ». Devant, la calandre est conservée alors que les phares et clignos sont des stickers collés à la tôle. Le déflecteur intègre deux entrées d’air qui viennent alimenter les freins. Une robe grise, une bande bleue, quelques stickers et la boucle est bouclée…
Du grip…
Pour remplir les ailes, les jantes 3 parties s’affichent en 17″ et sont enrobées de gommes Hoosier en 315/35 ! Derrière, le freinage est signé Wilwood avec des étriers 6 pistons devant et 4 pistons derrière. Au niveau des trains roulants, Kaplhenke Racing fournit des bras tubulaires pour l’avant et un sous châssis réglable pour l’arrière, respectivement maintenus par des combiné Bilstein et Öhlins. Au rayon détail, tous les silent blocs sont passés en polyuréthane et tout c’qui a pu l’être a été renforcé.
591 ch !
Tout ça, c’est pour tenter de dompter le monstre qui est maintenant passé en mode B230FT, soit le 4 cylindres 2.3 l turbo. Mais pour l’occasion, il a été stroké à 2.5 l avec un ensemble forgé. Surmonté d’une culasse 16s, il embarque également un turbo Precision 5858, une grosse injection, un refroidissement surdimensionné, une lubrification par carter sec Peterson, une ligne sur mesure full inox en side pipe et une gestion AEM. Dopé au 118 d’octane, il balance 591 ch aux roues arrière via une boite Rankin CR à 4 rapports, accompagnée d’un DGL avec un pont renforcé et au rapport final raccourci.
C’est bien aussi le ping pong !
Bon ben je crois que mon voisin il a plié le game avec sa suédoise de 591 bourrins… Ah oui, j’ai mis 600 dans l’titre, c’est pour faire du putaclic ! Ouais, on assume ici. Enfin pour ma part, j’ai arrêté d’hésiter entre l’Accord et la Série 3… j’ai préféré me mettre au ping pong !
© BaT via Sabonis