Mitsuoka Orochi Final Edition… Du sushi dans le manga !



 Hé oui la Mitsuoka Orochi est sur le point de tirer sa révérence, et ce, après avoir hanté les rêves et cauchemars des passionnés japonais pendant 13 ans. Ce monstre aquatique est toujours aussi unique dans un paysage “automobilesque” devenu si classique et aux codes généralisés. Atypique et personnel, l’engin n’a pas vieilli, il n’empêche que l’heure de la retraite a sonné, et qu’il lui faut replonger dans ses sombres abîmes !

L’histoire de l’Orochi débute en 2001. Mitsuoka est un constructeur japonais, né en 1968, petit par la taille mais grand par l’originalité de ses productions. En effet, ses voitures, basées sur des contemporaines telles les Nissan March (Micra) et Toyota Corolla, reprennent le style d’anciennes anglaises, mais on les croirait directement échappées d’un manga. Le dessin est bien personnel, on aime ou pas, mais il ne laisse pas indifférent.

Et ce sera le cas sur leur stand du salon de Tokyo. Un monstre qu’on croirait sorti des eaux sombres et profondes, est posé là, sur la moquette, l’Orochi. Son style est mythologique, son nom aussi, puisqu’il est emprunté à un monstre légendaire des contes japonais, un dragon à 8 têtes. Le succès est au rendez vous, à tel point que ce qui n’était qu’à la base un exercice de style, devient un projet concret et c’est en 2006 que l’engin se retrouve au catalogue du constructeur, la 1ère livraison aillant lieu en janvier 2007.

Au passage, l’engin conserve un châssis de NSX, mais les entrailles mécaniques Honda du 1er proto sont remplacées par un V6 3.3 Toyota, le 3MZ-FE qui équipe entre autres, la Camry et le Lexus RX 330 et 400 H. 233 ch pour 1580 kg … Le dragon se révèle n’être qu’un gentil petit lézard ! Mais qu’à cela ne tienne, sa gueule rattrape tout le reste. Puis à quoi bon déborder de puissance pour ne pas pouvoir l’utiliser. Mitsuoka en fait un argument, il y a les gourmands et il y a les gourmets, et c’est pour eux que l’Orochi a vu le jour. De toute façon pas la peine de s’affoler, il n’y en aura que 400, pas une de plus, et il faudra débourser 12.000.000 de Yens (Grosso modo 85.000 €) pour s’en offrir une !

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7 ans plus tard, ce sera finalement une centaine d’Orochi commandées, 3 séries ultra limitées, dont quelques unes qui  auront été importées et homologuées hors du Japon. Loin des objectifs de production, Mitsuoka décide pourtant de mettre l’originale Orochi à la retraite, et, en guise de testament, propose une ultime série Orochi Final. Elle reçoit un bouclier, un becquet arrière en 2 parties, et un jeu de jantes en 19′. Rien de spécial au niveau mécanique, alors que la carrosserie peut s’habiller au choix d’un blanc nacré doré (Gold Pearl) ou d’un mauve profond qui rappelle celui qui couvrait le concept original, nommé Fuyoru. L’originalité tient dans les intérieurs spécifiques à chacune des couleurs.  

A voir maintenant si Mitsuoka va lui offrir une remplaçante et, si c’est le cas, à quoi elle va ressembler !

© Mitsuoka via signatures éventuelles


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