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Si tu demandes à un petrolhead de te faire un Top 20 des berlines sportives, y’a de fortes chances pour que la Mercedes 500E soit dedans. Et ceux qui ne la mettront pas, choisiront surement la même, mais en version pompelup… La E60 AMG ! Présentations…

Quand Mercedes a sorti sa 500E en 1990, en lui greffant le V8 5.0l de la 500 SL, elle est devenue le taxi le plus rapide de l’autobahn ! Aussi discrète esthétiquement que violente mécaniquement, la 500E venait remuer l’étoile qui trônait au bout de capot pour rendre un parpaing somnolent en… parpaing excitant ! la 500E devenait alors la délaçoir préféré des pilotes de F1 qui cherchaient à mélanger sport et luxe… En face, la M5 montrait peut être un peu trop ses muscles, alors que la Thema 8.32 montrait un peu trop… la route du garage le plus proche !

A l’époque, quand on voulait une Mercedes dévergondée, on devait alors l’amener du côté d’Affalterbach où se trouvait un atelier de sorcellerie nommé AMG. Encore indépendante, l’équipe de Hans-Werner Aufrecht et Erhard Melcher se chargeait de pimenter les engins étoilés à coup de cylindrées strokées, de châssis rigidifiés et rabaissés mais aussi d’habitacles « blingblingisés ».

D’origine, même si la 500E cache sa sportivité derrière une façade d’apparence sobre, les détails sont pourtant bel et bien là… Ailes et voies élargies, prises d’air, look plus méchant, mais surtout, les borborygmes du V8 une fois le gazier réveillé. Mais malgré son pedigree, cela ne l’a pas empêchée de recevoir sa cure de testo signée AMG.

Le préparateur avait déjà sorti du violent avec le Hammer. En fait, la famille Hammer, c’était surtout le V8 5.6l stroké en 6.0 l et coiffé d’une culasse 32 soupapes par les sorciers allemands. Ainsi équipé, le big block passait à 385 ch pour 58 mkg à 4000 dont 50 mkg déjà dispos dès 2000 trs. Donc si la 500E offrait déjà des performances méchantes, la E60 AMG les rend vraiment violentes.

Capable de croiser à 270 km/h, elle shootait le 0 à 100 en moins de 6 secondes, avant de passer, 19 secondes plus tard, la barre du 1000 m. Belle prouesse pour un parpaing de presque 1T900 ! Après, même si le châssis est revu en conséquence, n’allez pas imaginer qu’elle soit devenue une ballerine prête à aller jouer du time attack. Les lignes droites, oui. La file de gauche, ok. Mais pour le col du Turini, on repassera !

Dehors, la berline recevait le kit carrosserie, avec les deux pare-chocs et les bas de caisse. Un discret aileron de type ducktail venait équiper la malle du coffre. Ajoutez la calandre et la robe noire, au final le look de taxi parisien n’est plus qu’un lointain souvenir. Encore plus lorsqu’on ouvre la portière. En fait, pas de recette classique… Tout était réalisable sur demande et sur mesure, une simple question de budget, du cuir Nappa à la ronce de noyer, en passant par la sono et le toit ouvrant ! Bref, la classe n’a pas de limite quand la caillasse coule à flots !

Au final, si vous fantasmiez sur une Mecedes 500E, cette E60 AMG va vous imposer un changement de slip en bonne et due forme ! Encore plus exclusive, encore plus puissante, encore plus rapide, encore plus pompelup, encore plus rare (seulement 35 exemplaires)… encore plus chère. Mais encore plus désirable… ne reste plus qu’à gagner à l’Euromillions !

© RM Sotheby’s via Dirk de Jager