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Tu veux un break ? Ben prends une Corvette ! Et là, Kevin il va aussitôt réagtir : « Mais vous êtes cons sur DLEDMV, la Corvette elle a jamais existé en break »… Eh bien sache mon p’tit Kevin que la Corvette Sport Wagon a pourtant bien vu le jour. Alors assied toi et prends un Coca, Père Motor va te raconter…

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Nous sommes en 68 (ouais, pour comprendre l’histoire, faut faire un peu d’effort aussi !) et la Corvette C3 vient de pointer le bout de son capot, au demeurant plutôt bien affuté et largement inspiré du concept Mako Shark II dessiné en 1965 par Larry Shinoda et qui s’appuie sur ce qu’on a appelé le Coke Bottle Styling… en effet la célèbre bouteille bouteille en verre va inspirer les designer pour donner ce style avec des ailes arrondies et galbées qui dominent une ligne de caisse linéaire et plus basse. Pour la petite histoire, et afin de vous aider à scotcher le beauf au prochain repas dominical, elle reprend la nom de Stringray… en un seul mot puisque sa devancière l’utilisait en deux épisodes (Sting Ray). Nom qui lui sera enlevé à partir du millésime 77 avant de faire son come back 38 ans plus tard sur la Corvette C7. Non, ne me remerciez pas.

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Depuis 1953, la Corvette s’est installée comme la référence des sportives made in USA. Et la C3 ne fait que confirmer son statut. Elle a tout c’qu’il faut pour séduire les fans de sportives mais aussi les stars, qui se chargent de développer sa popularité. Jusqu’à ce batteur d’un groupe de rock (dont on ignore le nom) qui après avoir craqué pour une C3, se retrouve quand même bien emmerdé pour y ranger sa batterie. Et un batteur sans batterie, c’est plus un batteur…

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Alors notre homme va prendre contact avec un certain Chuck Miller, un de ces doux dingues spécialisés dans le dessin de custom et hot rod par le biais de sa société Styline. Il imagine alors une coque en fibre qui vient se greffer sur la partie arrière de la voiture. Sauf qu’il oublie que pour être utile, il faut une ouverture. La lunette arrière est fixe et le seul moyen d’y faire entrer quelque chose est de le faire par l’habitacle… inutile de vous dire que notre batteur n’y entrera jamais sa batterie.

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Le concept va ensuite évoluer. Miller va proposer des ailes plus larges, des faces avant avec de gros phares fixes intégrés sous le pare choc. On est dans le monde du custom et de la fibre, tout est possible. Greenwood va même y apporter sa touche et finir par y rajouter des vitres latérales et une lunette arrière ouvrante. Miller reprendra l’idée des vitres latérale sur la sienne.

Vendu sous forme de kit, le Sportwagon ne va pas battre des records de ventes, mais il va suffisamment attirer l’attention de GM pour qu’Harry Bradley, le designer maison, imagine une version officielle au début des 70’s. Elle n’aboutira à rien, si ce n’est que c’est elle qui officialisera le nom de Sportwagon avant de se retrouver assemblée en série chez Hot Wheels. Ce concept embarque des phares rectangulaires… auquel Miller rendra hommage quelques années plus tard.

Aujourd’hui, les Sportwagon, qu’ils soient sortis de chez Miller, de chez Greenwood, voire même d’un autre spécialiste de la fibre, sont devenus aussi rare qu’un commentaire intelligent sur les réseaux sociaux. Par contre, lorsqu’un d’entre eux sort de l’ombre (ou d’une grange), il a droit à sa restauration en bonne et due forme. Celui qui vous titille la rétine depuis le début de cet article en est le parfait exemple.

L’engin a été entièrement refait. Né cabriolet en 68, il est devenu Sportwagon durant les 80’s. Sa face avant a perdu ses pop-up, des prises d’air ont poussé sur les ailes avant, le cul est passé en mode Kardashian, il est chaussé de Keystone 32 en 15″ enrobées de BFGoodrich Radial T/A  de 245/60 et 295/50 et les side pipes ont même eu droit à des cover chromés. Dans l’habitacle, c’est soft, tendu de vinyle noir et d’une batterie de manos sur la console centrale.

Sous le capot, c’est l’enfer. Un gros V8 est un GM ZZ572/720R, comprenez qu’il affiche 572 ci… soit 9,4 l. il est surmonté d’un collecteur d’admission alu avec carbu Dominator. L’ensemble mobile a été équilibré, les culasses revues, l’allumage est composé d’un boitier MSD 6AL-2 et de bobines Blaster. Les deux lignes inox sont signées Spark. Tout ça pour envoyer 727 ch et 922 Nm aux roues arrière via une boite 5 manuelle Richmond Gear renforcée par Hurst et aidée par un embrayage bi-disques Ram Clutches Powergrip HD.

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Voilà mon p’tit Kevin, maintenant, tu pourras plus dire que la Corvette break n’a jamais existée. Et tu sais quoi, si t’es sage, père Motor reviendra peut être même te revoir avec une Corvette C1 break… mais que si t’es sage hein ?!

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