Sous ses airs de Reine Mère se cache l’un des missiles sol-sol les plus démoniaques des 90’s, en tout cas, la voiture la plus puissante de sa génération. Mais l’Aston Martin Vantage V550 c’est l’antithèse de la Lotus Elise, de la F40 ou d’une Catheram, mais pourtant, avec le même objectif, je mettre une bonne grosse à chaque soudage du pied droit ! Appelez un exorciste ou Ghostbusters… car aujourd’hui, c’est un démon qui pose ses roues sur DLEDMV !

 

'95 Aston Martin Vantage V550 - Vade Retro ! 1

 

Enclume pleine de watts !

Si tu veux remuer une paquebot, y’a pas de secret, faut y coller des watts… beaucoup de watts. Pour une enclume comme l’Aston martin Vantage, c’est grosso modo la même recette. Bah c’est que l’engin fait pas forcément dans le compact. Avec 4m75 sur presque 2m de large et quasiment 2,1 tonnes en ordre de marche, autant dire que tu la vois venir… de loin ! D’ailleurs, pour bien vous en rendre compte, dites vous juste que les jantes qu’on croirait en 16″ en font en réalité 18…

 

Aston Martin Virage

Dévoilée en 89, l’Aston Martin Virage vient pousser la V8 à la retraite. ‘Pensez bien que chez Aston, il était hors de question de remplacer un bulldog, par un caniche. Et même si la bestiole semble plus civilisée, elle continue de jouer au muscle car avec cuir Connolly, ronce de noyer et moquette Wilton. Si ce n’est que pour contenir les couts, les ingénieurs de chez Aston ont fait leur marché un peu partout… chez Jaguar, chez Audi, chez Citroen, chez VW, chez General Motors et même chez Ford qui allait devenir propriétaire de la marque alors que la Virage rentrait dans la phase finale de son développement.

 

V8 Vantage V550

En 93, elle est rejointe par la V8 Vantage V550. En gros, la Vantage est à la Virage ce que Hulk est à Bruce Banner ! Ford a corrigé le tir… plus virile, plus sportive, plus puissante, plus radicale mais aussi plus luxueuse et plus lourde ! Le châssis est renforcé, les trains roulants revus, le freinage avec étriers 4 pistons et disques de 362 mm sur bol séparé (les mêmes que sur un proto du Mans) est signé AP Racing, les amortos Koni et les jantes en 18″ viennent de chez OZ Racing. Dedans, il faut 10 vaches pour habiller les sièges, le tableau de bord, la console centrale, les panneaux de portes, le ciel de toit… et tout c’qui peut l’être. Bon au final ça se solde par 200 kg en plus sur la balance…

 

550 ch, 752 Nm et boite 6

Mais, pour rattraper le coup, le V8 5.3 l 32 soupapes reçoit un coup de dope, deux compresseurs Eaton qui font office de tornade pour shooter le gazier à 550 ch et 752 Nm de couple qui viennent torturer les pneus arrière via une boite 6 manuelle (celle de la Corvette ZR1) associée à un DGL.

 

Muscle car à l’anglaise

Tout ça, ça se traduit par un 0 à 100 en moins de 5, un 400 m mangé en 13,1 et 10 secondes de plus pour passer le kilomètre avant de filer à 295 km/h. Bien sûr, au volant d’un engin de 2 tonnes, y’a pas non plus de miracle en terme de dynamisme. Ca pousse en ligne droite, ça tient éventuellement sur la file de gauche, mais pour le col du Turini ou le Ventoux, mieux vaut préférer le rythme de la balade !

 

V600 et V600 Le Mans

En 96, la Virage laisse sa place à la V8 Coupé qui n’est autre qu’une Vantage dont le V8 perd ses 2 compresseurs pour se contenter de 350 ch et 500 Nm. Deux ans plus tard, la V550 est accompagnée par la V600… toujours la même mais avec un V8 revu chez Works Service pour 50 ch de plus, 813 Nm de couple et 2150 kg ! Ca devient réellement copieux… même si l’année suivante, les plus exigeants (et plus fortunés) pourront se tourner vers la démoniaque V600 Le Mans, une série limitée de 40 voitures, au look démoniaque et dont le V8 affiche maintenant 612 ch pour 821 Nm. Mais ceci est une autre histoire… que je vous ai déjà racontée !

 

 

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