’75 Mazda Familia Presto 1300… Effrayante en 20B de 945 ch !
par Thierry Houzé | 2 juillet 2026 | Street |
La Mazda Familia Presto, c’est la bonne petite berline des familles. En même temps elle en porte le nom ! Sur certains marchés, elle s’est aussi appelée Mazda 323, Mazda Protegé ou encore Mazda Allegro. Bref ! Une japonaise banale pour une carrière banale puisqu’en dehors de quelques versions sportives, elle a traversé les générations du monde automobilistique sans faire trop de bruit, ni laisser de grandes traces. Et bien avec celle que je vous ai trouvée, niveau bruit et traces, vous allez être servis !

Mazda Familia Presto
En gros, la Mazda Familia Presto, c’est l’équivalent de la Renault 9, de la Fiat Regata ou de la Ford Orion (ouais vous les aviez oubliées celles là !), une petite berline 3 volumes qui fait le job sans chercher ni à être sexy, ni à enflammer les passions. Le Presto c’est pour faire genre… ça apporte du peps, même si ce n’est que du marketing. Enfin c’est toujours mieux que Familia Hémorroïdo ou Familia Gastro ! ‘Fin bon, ça reste un déplaçoir pratique, rien d’autre. Il n’empêche ce type de voiture reste pas cher aussi bien à acheter qu’à faire rouler. Et souvent, elles se destinent à des marchés émergents ou du moins, ciblent une clientèle populaire… bah oui, y’a pas que des passionnés non plus ! Si ce n’est que c’est là qu’ça devient intéressant car il arrive parfois qu’on passionné, une peu beaucoup barré, s’amuse à s’en prendre à l’une d’entre elles. C’est un peu comme foutre de la vodka dans son Champomy… et là, ça devient de l’art !
Mickey Thompson en 345/35…!
C’est c’qui est arrivé à la Mazda Familia Presto 1300 que je vous ai trouvée. Si ce n’est que le gars qui s’est lâché dessus, il est pas barré, il est totalement possédé ! Sortez la croix et l’eau bénite, y’a qu’une séance d’exorcisme qui pourra faire quelque chose. Car la petite japonaise de 1975 (excellente année au passage… peut être même la meilleure !) s’est retrouvée mise à tôle avant d’aller faire une stage chez Miller Châssis. Ils vont créer une structure tubulaire sur mesure qu’ils vont ensuite greffer à l’arrière de la voiture avant de renforcer toute la partie avant. Puis ils y rajoutent des trains roulants, la suspension, le freinage et renforcent l’ensemble avec un arceau. Passée en double triangulation à l’avant et multibras à l’arrière, l’ensemble est maintenu par des amortos Strange à l’arrière et des combinés filetés BC à l’avant montés sur des têtes renforcées K Mac. Devant, des étriers 4 pistons Wilwood mordent des disques percés et rainurés. Enfin le tout est posé sur des jantes Simmons FR de 6,5 et 12 x 18″ chaussées respectivement de Nankang en 205/35 et de Mickey Thompson en 345/35…!
945 ch… 900 kg !
345 de large pour les boudins arrière ?! Vous ne serez donc pas étonné si je vous dis que le petit 4 pates 1.3 l de 66 ch a laissé sa place à un 20B… Ce rotatif Wankel de 2.0 l est composé de 3 rotors de 654 cm3. Seul el coupé Eunos Cosmo y a eu droit. Il a été confié à South Coast Rotary qui s’est chargé de le reconstruire en le chargeant comme un athlète Russe ! Il reçoit un arbre excentrique forgé, des rotors allégés, des joints neufs et ceux de l’apex sont des Power Seals renforcés. Il est dopé par un turbo Precision 83/85 avec wastegate Turbosmart de 50 mm, installé sur un collecteur sur mesure de 4″ qui débouche sur une ligne complète avec silencieux AES et valve électrique pour passer en full ! L’admission compte une intercooler PWR avec pipping de 4″ et boitier papillon en alu usiné. Deux radias alu se chargent de l’eau et de l’huile. Pour gaver le gazier, 6 injecteurs Siemens DEKA, alimentés par 3 pompes Deatschwerks DW400 avec capteur Flex-Fuel et régulateur Aeromotive. Enfin le réservoir s’est retrouvé fait sur mesure et placé dans le coffre avec des durites avia. L’allumage repose sur 2 boitiers et des bobines M&W associés à des câbles Magnecor. Enfin… la gestion est confiée à un boitier Microtech LT16c avec module EGT, des capteurs de pression et un contrôleur E-Boost 2, le tout paramétrable via un dashboard Microtech ! Ca fait du monde… et avec un boost réglé à 1,7 bars, ça balance 945 ch aux roues arrière (en daily, c’est 0,7 bars) via une boitoto, un arbre de transmission et un pont court renforcés. Sachant que la bestiole affiche moins de 900 kg… autant dire que t’es en mode patate de forain !
C’est soft… c’est propre !
Pourtant esthétiquement, la japonaise se la joue soft… enfin bien sûr, en dehors des grosses galettes de 18″ et de la largeur des boudins arrière ! En dehors du capot laissé entrouvert afin d’évacuer les calories et les rétros aéros, le look est conforme à sa sortie d’usine. Enfin tout a été refait à neuf. Les chromes sont étincelants et la robe grise essaye de rendre la petite Mazda discrète. Dedans, c’est tout aussi classe. L’arrière a été fait sur mesure afin de laisser la place aux nouveaux passages de roues… c’est que c’est coriace en dessous. Si les sièges avant n’ont rien de sportif, ils sont tendus de cuir caramel, tout comme l’habillage arrière et les panneaux de portes. La moquette noire est neuve. Devant le pilote, le volant Momo est monté sur un moyeu en Snap-off. On retrouve aussi le dashboard digital Microtech. A droite, le boost contrôler et à gauche un combiné Bluetooth JBL qui va alimenter des HP Kenwood. Entre les sièges, le levier B&M Pro Ratchet. C’est soft… c’est propre !
Sont fous ces Australiens !
Au final, cette Mazda Familia Presto est démentielle ! Plus discrète, j’y donnais le titre de sleeper de l’année… mais là, elle ne cache rien. Quand tu la vois, tu comprends qu’elle a des canassons mais par forcément qu’ils sont 945 à se bousculer sous l’capot, prêts à déboiter l’caisson de tout c’qu’ils croiseront sur la route. Sachant que le monstre a été fait en Australie, je pense qu’au delà des runs, elle doit également participer à ces concours de burn out si chers aux Kangourous. ‘Sont quand même bien chtarbés là bas !