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Vous savez quoi, Yannick, c’est l’homme le plus heureux du monde ! Ouais carrément. Et c’n’est pas moi qui le dit, c’est lui. En même temps, avec une Ferrari F40 dans le garage… Mais ça ne fait pas tout, je vous l’accorde. Même si la sienne, elle est unique… ou du moins, il l’a rendue unique. Ou plutôt il a fait en sorte qu’elle le représente et que lorsque tu la croises, tu sais forcément à qui elle appartient. Ah oui, parce qu’en plus, sa F40, elle n’est pas là pour dormir sur de la moquette, mais pour aligner les kilomètres… Ouais bon, y’a pas mal de choses à vous raconter.

 

Ferrari F40 Panasport - Nose Art pour un look démoniaque ! 1

 

La passion : une histoire de famille !

Au delà d’être le plus heureux du monde, Yannick est aussi passionné que ce qu’il sait se rendre disponible, accessible et toujours avec le sourire et gentillesse. Une qualité qui se fait rare. D’autant plus que l’essence n’abreuve pas que les veines de Yannick, mais également celles de toute sa famille ainsi que celles sa femme Valérie, qui l’accompagne dans toutes ses aventures motorisées. Chez les Panagiotis, la passion auto, c’est une culture, voire une religion qui s’entretient au quotidien à travers leur garage, le sport auto et la structure Panasport. Des incontournables pour tous les petrolheads qui gravitent du côté du Luberon.

 

Rêve de gosse…

La F40 ? Il en rêvait depuis tout gamin… et encore plus depuis que le jour où, dans le garage familial du côté de Gordes, son père lui a confié le remplacement des deux IHI sur la F40 d’un client. L’un des deux turbos finira sa carrière en déco sur sa table de nuit et à l’image de Wayne Campbell, il allait se faire la promesse qu »Hoooo oui, un jour, elle sera sienne ! ». A force de travail, de ténacité, de motivation, ce jour a fini par arriver… avec son lot de péripéties. Bah oui, sinon c’est trop facile.

 

Une voiture, c’est fait pour rouler !

Déjà quand tu veux t’offrir une F40, Yannick m’a expliqué qu’il y a deux marchés. Oui, dans le monde du 7 chiffres, tu as celles qui sont kilométrées et celles qui ne le sont pas. Et ça, ça fait déjà la différence. Yannick lui, sa F40, il ne la cherchait pas afin de l’exposer dans un coffre en verre blindé à atmosphère régulée, sagement endormie sur une moquette épaisse, reluisante sous des projos. Nan ! Une F40, ça doit chanter, ça doit rouler, ça doit glisser et faire de la fondue de gommes… En même temps, ce n’est pas pour rien que chez Pirelli on s’est torturé pour développer le P Zéro spécialement pour elle non ? Puis allez demander à Raul ce qu’il en pense ! Bref, revenons en à nos marchés. Oui, car si tu tombes sur une F40 avec moins de 10000 bornes, la faire rouler reviendra à voir sa côte baisser au fur et à mesure que le compteur kilométrique verra son nombre augmenter. Qui plus est, une F40 qui n’a pas roulé, c’est une peu la garantie de frais délirants pour la fiabiliser. Les joints, les durites, les turbos, la dump valve… comme disait les anciens : « c’n’est pas parce qu’une voiture ne roule pas qu’elle ne s’use pas ! ».

 

Presque un an de boulot

C’est comme ça que Yannick est tombé sur sa F40 avec un peu plus de 20000 km au compteur. Quelques discussions, des garanties sur la voiture et son historique, un peu de négo et la belle rouge traversait l’hexagone du nord au sud avant de se retrouver… à l’arrêt. Des mauvaises surprises allaient l’immobiliser pendant presque un an et obliger Yannick de se pencher dessus avec son équipe. Des remplacements de durites, de joints, suivi d’une nouvelle dump valve Tial (la fameuse sortie centrale à l’échappement) et presque qu’un an plus tard, elle reprenait vie, prête à aller manger l’asphalte en arborant ses nouvelles couleurs de guerre !

 

30 ans de sport auto 

Couleurs de guerre ? Yannick est licencié à la FFSA depuis 30 ans. Il a quasiment tout touché… le rallye en moderne ou en VH, sur asphalte et sur terre, le NASCAR Euro Series, le baja et rallye raid, en passant par le Dakar, et même la F1 historique avec récemment le GP de Monaco à bord d’une Tyrrell 012. Inarrêtable ! J’vous disais, un vrai passionné. C’est lors de sa participation en NASCAR Euro Series, qu’est née la livrée Panasport. Il fallait trouver un style qui permette à la Chevrolet Camaro de sortir du lot, mais aussi de coller à l’esprit de la discipline… comprenez par là qu’on est pas dans la cour des Bisounours ! Et si vous vous dites qu’une Camaro, même d’origine ça se fait remarquer, sachaz que là, le plateau n’est composé que de muscle car au look de serial killers, tous plus impressionnants les uns que les autres ! D’où l’inspiration presque logique du nose art… le nose art, mais quessecé ?!

 

Nose Art

Le nose art, c’est une déco personnalisée qui permettait d’identifier les avions rapidement en habillant la partie avant de leur fuselage. Inauguré en 1913 sur un hydravion italien qui affichait sur sa proue, un monstre marin, il va surtout se populariser sur les avions allemands pendant la 1ère guerre mondiale. C’est en 1941 que les Flying Tigers, groupe américain formé pour contrer l’invasion japonaise de la Chine, allaient s’afficher avec une gueule de requin en guise de nose art sur leurs Curtiss P-40B Warhawk vert mat qui composaient l’escadron des Hells Angels.

 

 

Des Hells Angels à Panasport, il n’y a qu’un tour de roue !

L’inspiration de Yannick, elle vient de là. Cet habillage vert mat et sa gueule de requin va habiller la méchante Camaro. Mais aussi toutes ses voitures de course qui suivront, de son Century CR6 à sa Skoda Fabia R5, en passant par sa Citroen C3 Rally2, sa 991 GT3 Cup, son Protruck, son Escort RS1600 Mk1, son Land Cruiser HDJ100, sa M3 E30 et quelques unes de ses voitures perso… Une signature visuelle qui se remarquer et qui permet de mettre en valeur Panasport et ses partenaires, Facom et Vision X.

 

Plus méchante et plus impressionnante !

Vous avez compris, sa Ferrari F40 y a eu droit. De quoi choquer les puristes ? Peut être. Mais n’y voyez aucune provoc’. Juste un plaisir perso qui rejoint l’adage de DLEDMV qui veut que chacun fait c’qu’il veut sur sa voiture. Et vous savez quoi ? Qu’est ce que ça lui va bien ! De quoi accentuer la brutalité de l’italienne en la rendant plus impressionnante, plus méchante et surtout unique… sans que ce soit rédhibitoire puisqu’il suffit d’enlever le film pour lui rendre sa robe rouge d’origine. Car d’origine, elle l’est pour tout le reste… avec ses 478 ch, ses 1100 kg et ses courbes intemporelles. Ne lui reste plus qu’à patienter le temps de recevoir ses nouvelles jantes d’ici quelques semaines. Mais là aussi, des jantes, ça se change et ça se rechange ! Il n’empêche qu’elle rejoint le cercle très fermé des F40 modifiées qui ont déjà posé leurs roues sur DLEDMV… la F40 LM semi-officielle, la F40 V12, la F40 Competizione street legal ou celle de Liberty Walk.

 

A suivre…

Quoiqu’il en soit, cette histoire c’est aussi et surtout une belle rencontre à tous les niveaux… de celles qui justifient ce nom de « De l’essence dans les veines ». D’autant plus que la collection deYannick compte des pépites aussi passionnantes qu’impressionnantes… mais ceci est une autre histoire.

 

 

 

© DLEDMV via Titi – Bart DehaeseQuentin Ribaud – DR


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