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La première à porter le nom de RX, c’est elle, la Mazda RX2… qui n’était autre à ses débuts qu’une simple version afin de rendre la banale Capella un peu plus débridée (si j’ose dire…!) et sportive. Et si ce n’est pas la première Mazda à recevoir le Wankel, c’est surement celle qui va permettre à la marque de le démocratiser pour en faire le gazier de ses sportives…

Le Wankel, Mazda est le seul constructeur qui y a réellement cru sur le long terme. Et qui y croit encore puisque la marque d’Hiroshima s’apprête à y revenir avec une version hybride. En même temps, quoi de plus logique pour faire tourner une roue que de démarrer la cinématique par un mouvement rotatif , contrairement au mouvement linéaire d’un ensemble traditionnel.

Chez Mazda, on dévoile au Tokyo Motor Show de 64 celle qui va inaugurer le Wankel, c’est le coupé Cosmo Sport, une sportive révolutionnaire, avant-gardiste et au physique aussi compact que futuriste. Une réussite… sauf que chez Mazda, on ne maitrise pas encore toutes les différentes technologies qu’on a foutues dedans ! Il faudra trois ans pour finir de développer la version finale qui sera vendue de 67 jusqu’en 72, pour un peu moins de 1200 voitures produites, toutes à la main.

En 67 Mazda passe la deuxième couche, plus discrète, avec le RX-85. Présenté une nouvelle fois au salon de Tokyo, ce proto annonce l’arrivée du Wankel sous le capot de la Familia (grand mère de la 323) qui s’apprête à être restylée. Une berline aussi banale que familiale, sans aucune prétention, si ce n’est de déplacer une famille du célèbre Point A jusqu’au non moins célèbre Point B ! Dérivée en coupé pour lui donner une allure un peu plus sportive, la RX-85 devient dès juillet 1968, la Mazda Familia Rotary… ou R100 à l’exportation. Elle embarque la 10A, celui de la Cosmo, mais dégonflé à 100 ch. Mais ceci est une autre histoire…

En 1970, c’est au tour de la Capella d’entrer dans le game (qui deviendra elle au fil des générations, la 626). La berline est plus cossue. Elle aussi va avoir droit à une évolution du Wankel, le 12A, dont la cylindrée a été légèrement augmentée pour passer à 130 ch (120 aux USA). Les perfs sont au rendez vous, même si, une fois passé en mode course, elle ne reproduira pas les exploits de la plus légère R100.

Capella Rotary sur le marché japonais, elle s’appelle RX2 lorsqu’elle est importée aux USA, en Australie, en Nouvelle Zélande, mais aussi en Suisse. Même si la berline elle aussi aura droit au Wankel, le coupé joue au sportif de la famille, même si à partir de 71, la RX3 vient compléter la gamme. Voilà nous y sommes… c’est l’un d’eux qui défile devant vos yeux…

Vendu neuf aux USA en 72, il a fini sa carrière routière abandonnée au fond d’un champs avant qu’un fan ne décide lui redonner vie en 95. Projet qu’il ne finira pas… et qui sera finalement repris en 2017 alors qu’il allait changer de main. La caisse va être désossée pour être entièrement refaite en recevant des ailes élargies (et toujours en acier) et équipées d’écopes afin d’aérer les freins qui sont maintenant passés en disques à l’avant. Justement tant qu’on est devant, on y remarque une lèvre inférieure et à l’arrière, un aileron ducktail. Les portes ont été lissées, débarrassées de leurs poignées avant que l’ensemble ne soit habillé d’une robe bleu électrique, tranchée d’une bande blanche RX2. Dans les ailes des Rota RKR en 8 x 15″ chaussées par des Nitto Neo Gen en 205/50. Niveau châssis, il est désormais maintenu par des combinés Carrera réglables, accompagnés de platines pour régler le carrossage à l’avant.

Sous le capot, le 12A est toujours là (oui, le proprio n’a pas jugé bon d’y glisser un V8 !) mis à part qu’il a été emprunté à une RX7 FB, abreuvé par un double corps Weber et libéré grâce à une ligne inox. Il est accompagné d’une boite 5 manu.

Enfin dans l’habitacle, un jeu de baquets dont la sellerie est assortie à celle des panneaux de portes, un volant Momo, un pommeau spécifique et un arceau boulonné ont emménagé pour venir coller au nouveau caractère de la sportive japonaise.

Elle vous a donné envie ? Alors à moins d’en importer une, prenez votre mal en patience ! A moins de mettre la main sur un des rares modèles survivants ayant été importés en Suisse… « Bon chance » !

© classiccarswest via BaT