J’vous ponds régulièrement une phrase dans mes articles qui dit qu’au volant d’une voiture, il y a ceux qui arrivent en premier et qui arrivent avec le sourire. Bien sûr l’un n’empêche pas l’autre, même si souvent, la performance pure n’est pas forcément associée aux sensations. Eh bien c’est c’qui fait le charme de la Peugeot 104 ZS qui, avec seulement 66 ch sous le capot, se la joue sportive…

Une question de poids
Pour beaucoup, une vraie sportive ça doit avoir des watts sous le capot. Mais la question se pose plutôt dans l’autre sens; est ce qu’une voiture à la puissance modeste peut se revendiquer sportive ? Le sujet, on l’a abordé à plusieurs reprises sur DLEDMV. Bon vous avez déjà capté, en fait tout est surtout une question de poids. Chapman l’avait compris avant tout le monde…
Seulement 66 ch
Du coup, pour les plus jeunes d’entre vous, il faut savoir qu’il fut un temps où les sportives n’affichaient pas forcément la puissance d’un Mirage 2000 ! A l’heure des GTi à plus de 200 ch, des compactes sportives à 400 ch, des berlines à 700 ch où même les SUV se parent de plus de 600 ch, on peut peiner à croire qu’une Peugeot 104 ZS de 66 ch peut être considérée de sportive. Ah c’est sûr qu’on était loin de la mode du pop and bang et des boites robotisées double machin à 8 rapports !
L’essentiel
L’essentiel ? Tu connais ? Eh bien elle défile devant tes yeux. Un volant, des pédales, un levier de vitesse pour piloter une boite manuelle, des trains roulants tout juste revus avec des jantes en 13″ et un bloc atmo de 66 ch qui faisait l’affaire. Faut dire qu’elle se contente de 760 kg… et ça, ça peut changer pas mal de chose. Avec un rapport poids / puissance de 11,4 on gravite dans le monde des 106 XSi ou Golf 3 GTi. C’est même mieux que la Fiat Cinquecento Sporting. Si ce n’est que la Peugeot 104 ZS a vu le jour en 72.
3m30 de simplicité
Dispo en 5 portes, cette citadine qu’on appelait encore berline, sera la plus courte d’Europe avec seulement 3m58. C’est elle qui servira de base aux Citroen LN et Visa mais aussi à la Talbot Samba. Dévoilée au Mondial de Paris 72, elle perd ses portes arrière 2 ans plus tard et tombe à 3m30. Il faudra encore attendre jusqu’en 76 pour que la puce se transforme en ZS et accueille le 4 pattes 1.1 l de 66 ch. Un compte tours, un volant 3 branches, des enjoliveurs et le compte est bon. Pas de vitres élec, ni de fermeture centralisée, encore moins de batterie de boutons. Un cendrier, une ventilation et basta. En même temps, t’affiche pas 760 kg en te parant de conneries. Même le feu de recul ne faisait pas partie de la dotation d’origine… il fera son apparition qu’à partir de 78. Avant, les manœuvres de nuit se faisaient au bruit !
Idéale pour apprendre
Quoiqu’il en soit la 104 ZS offre un caractère bien présent. Le gazier est gavé par un double corps Solex. Il faut atteindre les 3500 trs pour que le deuxième corps sonne la charge… bien sûr les 66 ch ne font pas de miracle, mais, le p’tit 1.1 l ne rechigne pas à aller chercher ses watts situé à plus de 6000 trs. Le poids fait le reste… pas la peine d’avoir un châssis de Gr.A pour exploiter la bestiole. Sur une route bien tortueuse, tu te retrouves à passer à fond partout en mode ballerine en jouant du levier pour garder constamment le gazier dans les tours et éviter de l’asseoir. Y’a 50 ans, on appelait ça, une école de pilotage…
ZS2
En 79, la petite Peugeot va passer en mode ZS2. Le 4 pattes passait à à 1360 cm3 et développait 96 ch, quelques appendices un peu plus sportifs faisaient leur apparition, de quoi lui faire prendre un peu de poids pour monter à 800 kg. Mais ceci est une autre histoire.
C’est bien aussi la simplicité
Car celle qui nous intéresse, elle vous fait de l’appel de phare depuis le début de l’article. Cette Peugeot 104 ZS de 76 a reçu quelques bricoles pour la rendre un peu plus pétillante. Dehors, c’est une cure de vitamines C. C’est simple et sobre. Petits pare-chocs chromés, clignos blancs et pour la touche sportive, des rétros obus et quelques stickers.
Débridée
Le 1.1 l est maintenant équipé d’une nouvelle pipe d’admission gavée par un duo de double corps Solex avec cornets d’admission grillagés et d’un radia d’huile. Il chante à travers une ligne passée à l’inox. Pour le grip, la suspension reçoit des ressorts un peu plus courts et un peu plus rigides. Les jantes en 13″ tout de blanc vêtues, se chaussent de Nexen Radial N2000 en 175/60.
Tant qu’ça tourne !
Dedans, la sellerie en vinyle, les panneaux de contre-portes et même la moquette reprennent la teinte de la robe extérieure. Un volant 3 branches se charge d’apporter la touche sportive qui va bien. Pour le reste, tout se passe entre le pilote, sa 104 ZS et la route. A partir du moment où il n’y a pas trop de lignes droites et que les virolos s’enchainent…








































C’est ce que les « normes » ont tué, la simplicité!!!