’76 Jaguar XJS V8… Une sportive anglicaine (ou amériglaise…) !
par Thierry Houzé | 14 avril 2025 | Street |
La Jaguar XJS, c’est l’un des déplaçoirs favoris de la vieille bourgeoisie restée coincée dans le passé. Il faut reconnaitre que ça a quand même plus de classe qu’une Continental GT ou qu’un Q7 ! Ah c’est sûr que celui qui voulait du sport pur et dur, il prenait autre chose… ou alors, il craquait pour une XJS et essayait d’en faire quelque chose pour aller à l’encontre de son ADN et, accessoirement, passer sur DLEDMV…
Compliqué de passer après la Type E
On l’oublie souvent, mais le coupé XJS n’a pas eu la vie simple. Déjà à sa naissance, il a va retrouver avec la rude tâche de remplacer la Type E… la référence, le combo idéal entre le caractère sportif et le physique de top model. La Tye E va faire tourner les têtes pendant 14 ans… la XJS restera 7 ans de plus au catalogue Jaguar. Sous son lot capot on y retrouvera au choix, un 6 en ligne ou un V12 pour 305 ch au maximum. Celui en voulait plus, il passait par la case Arden, Koenig ou Lister.
GT pas près !
Il n’empêche que ça va être compliqué. Elle va devoir imposer son physique jugé étrange… en même temps, passer après la Type E. Puis en débarquant en 75, elle se prend la crise pétrolière en pleine face. Ca n’aide pas… surtout pour une GT avec le cul entre deux chaises ! C’est vrai… c’est moins pratique d’une bonne berline et moins sportive qu’une vraie sportive. A part flatter l’égo, ça ne sert à rien. Pourtant chez Jaguar, on joue la provoc’. Pendant qu’on vend des caisses de riches retraités, on va gagner des courses le week-end.
Vraie bête des circuits !
En 77 et 78, la XJS allait foutre le bordel en TransAm en mettant la fessée aux Porsche et Corvette avant de repartir avec le titre en 78 pour retraverser l’Atlantique et de s’attaquer à l’ETCC de 82 à 84 où une fois de plus, elle va accrocher le titre pour sa dernière saison. Elle finira sa carrière sportive en Océanie et au Japon en complétant doucement mais surement son palmarès.
Alors on fait comment ?!
Et là, ça fout quand même le souk dans la tronche de ceux qui vont en tomber amoureux. Etre obligé de se trimbaler dans la belle en mode cruising alors que la bête était capable d’en remontrer aux références du GT mondial. Il n’en faudra pas plus pour que certains se retrouvent avec les fils qui s’touchent et en profitent pour faire du coupé XJS une sportives en bonne et due forme… Et bien entendu, j’vous aurais pas pondu tout ce baratin si je n’vous en avais pas trouvé un.
Dévergondage…
Sa Jaguar XJS, elle est sortie d’usine en 76. Apparemment c’est au début des années 2000 qu’elle s’est retrouvée mise à tôle. Ne me demandez pas pourquoi, j’en sais rien. Une vie trop fatigante, une mauvaise rencontre… c’qui est sûr c’est qu’elle a vite été rhabillée en blanc avant de recevoir une parure complète avec des bandes noires et rouges et un numéro 76 collé sur les portes et le capot. Les pare chocs sont passés du chrome au noir, un lot d’antibrouillards et longues-portées Hella a pris place sous celui de l’avant. Un jeu de rétros obus chromés et des vitres teintées plus tard, le coupé anglais affiche un look plus viril.
Un peu plus de grip
Justement, pour coller à cette nouvelle gueule, le châssis à vu débarquer des combinés filetés, de renforts de trains Cusco, et un freinage upgradé qui se cache tout juste derrière des BBS LM Replica en 17″ enrobées de boudins Michelin Pilot Sport de 245/45 et 255/45.
Un peu plus de watts
Sous le long capot, oubliez le 6 en ligne ou le V12. A la place un small block Chevy, un V8 LT1 350ci (5.7 l), gavé par un carbu quadruple corps et libéré par deux lignes en inox qui débouchent sur des silencieux Glasspack. De quoi envoyer 400 ch et 540 Nm aux roues arrière via une boitoto 3 rapports associée à un différentiel à glissement limité.
Un peu plus de sport
Pour mener à bien l’engin, l’habitacle se contente de deux baquets tendus de cuir noir, d’un volant Momo California, d’un pédalier en alu et de quelques interrupteurs à bascule à la place de commodos d’origine. La ronce de noyer a laissé sa place à un placage blanc.
Une sportive qui s’assume
Une fois de plus, une Jaguar se retrouve avec un V8 ricain sous son capot.A croire que le swap est tendance de l’autre côté de l’Atlantique. Du british d’un côté, et du cowboy de l’autre. Bon vous m’direz que ce XJS ne s’en cache pas, il l’affiche même sur son cul !
© howS via BaT
Joli, jolie. Un mariage de gout!!!