Merci de vous incliner pour l’entrée de la Reine Mère, la Golf GTi première du nom. Aujourd’hui la règle est simple… on ne touche pas à l’icône. Ben oui… alors qu’il y a une bonne dizaine d’années, c’était la fête du slip. Elle en voyait de toutes les couleurs, c’est l’cas de le dire. Entre les kits carrosserie, les jantes Norautal de 14″, la sono du stade de France et le swap GTD stage 8… tout l’monde s’en battait les couilles ! Heureusement tout ça c’est fini maintenant… enfin sauf pour celle que je vous ai trouvée !

 

'83 VW Golf GTi - Parfaite en 1.8 T ! 1

 

Modifiée ?!

Ah je n’vais quand même pas vous refaire le couplet sur la Golf GTi… Ca a déjà été fait à plusieurs reprises et sur quasiment toutes les générations. Du coup, on passe direct à la belle rouge modifiée qui s’affiche devant vos yeux. Le cauchemar de chaque bon spéculateur puriste qui se respecte. Ben oui, une Golf GTi modifiée, ça signifie que tu peux te brosser devant le bonus youngtimer. Pourtant, j’ai rarement croisé une Golf GTi aussi clinique, belle et sans bavures ! Même d’origine…

 

GTi 1.8 l

Cette Golf GTi est sortie d’usine en 83, avec son virulent 4 pattes 1.8 l injection de 112 ch pour moins de 900 kg. De quoi envoyer la petite allemande à 100 km/h en 10 secondes et de passer la barre kilométrique en 31. Aujourd’hui, ça donne à sourire. Mais en 83, ça faisait de vous le king du parking, celui que tout le monde admirait, le déplaçoir préféré du JCD ou le célèbre Jeune Cadre Dynamique des 80’s. Quoiqu’il en soit, on peut dire que cette Golf GTi, après une vie probablement trépignante et surement bien remplie de péripéties, s’est retrouvée remise à jour, ou restomodée, comme vous voulez.

 

Remise à neuf !

En 2019, elle a été entièrement foutue à tôle afin de pouvoir être refaite… à neuf. Pour le look, c’est l’origine qui a été privilégié. Pas de kit alacon. On retrouve la calandre 2 phares, les petits pare-chocs ainsi que les extensions noires. Si ce n’est que maintenant, les phares sont blancs, les clignos et les feux fumés, quant aux ailes, un jeu de BBS RS en 17″ se charge de les remplir. Née blanche, la voilà devenue Red Mars.

 

Des défauts ?

Dedans, c’est tout aussi clean. A l’avant, on retrouve deux baquets Recaro LS empruntés à une Golf II Edition Blue et derrière, une banquette de Jetta A1. La sellerie en cuir et alcantara noirs avec bandes rouges, a été faite sur mesure. La moquette est neuve, le pommeau balle de golf est bien présent, les vitres sont électriques et la sono Retro Sound avec connexion Bluetooth déverse les watts via des HP Rockford Fosgate et un caisson de bass caché sous le siège passager. Je vous laisse chercher le moindre défaut… moi, j’en ai pas trouvé !

 

De 112 à 225 ch !

Dessous, les trains roulants et le freinage viennent d’un Golf 2 G60. Tout est maintenu par des combinés Bilstein / Eibach afin de rouler plus bas et plus raide. Les silent blocs sont passés au polyuréthane. Il fallait bien ça pour encaisser la charge du nouveau gazier qui se love dans un shaved bay. Exit le 1.8 l et place à un… 1.8 l Turbo piqué à un coupé TT et associé à une boite 5 manu avec DGL. Faut dire qu’avec 225 ch à passer au sol, y’a un peu de taf !

 

Parfaite…

Au final, en dehors pour ceux qui préfèrent la rouille d’origine, on peut considérer que cette Golf GTi est juste parfaite. Dehors, elle est neuve, dedans elle est neuve, dessous c’est sérieux et sous l’capot, y’a de quoi envoyer du bois sans chercher à se battre avec le volant et le train avant. Pour certains, y’a de quoi l’envoyer au bucher. Ici, on adore !

 

 

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