’75 Chevrolet El Camino – Badass !



En 1932, la femme d’un fermier de Victoria en Australie, écrivit à Ford pour demander s’il n’était pas possible d’avoir une voiture capable d’aller à l’église le dimanche et de transporter les porcs au marché le lundi… Le concept de berline pick-up allait naitre. Et même si c’est Ford qui en est à l’origine, Chevy va le faire entrer dans toutes les mémoires avec son El Camino !

Surtout que lorsque Chevrolet sort son El Camino en 1959, à part sa benne à l’arrière, il n’a pas grand chose à voir avec un utilitaire ! Au contraire, on préfèrerait y flanquer du bon gros son, 4 Cragar et le faire frotter sur l’asphalte. Eh bien c’est exactement ce qu’a fait Demid sur le sien, un modèle de 1975.

La voiture était dans un sale état. Du coup, il a décidé de tout démonter… un vrai puzzle, jusqu’au moindre boulon ! Une fois la caisse en morceau, tout allait être refait et remonté petit à petit. Le souci, c’est que la 4ème génération n’est pas foncièrement la plus cotée, la plus recherchée, la plus séduisante, la plus puissante, la plus c’que vous voulez… Cela veut surtout dire que pour trouver des pièces, c’est plus compliqué que sur un Bel Air 57 ! 

Du coup, il se passera 6 années entre le 1er coup de clé de 12 jusqu’au 1er coup de clé de contact pour réveiller la bête. Entre temps, la caisse et le châssis auront été sablés, puis tout ce qui commençait à se faire grignoter par la rouille refait et remis entièrement à neuf. Toutes les soudures ont été reprises tout comme la plupart des panneaux de carrosserie. Le capot est celui d’une 3ème gen’ avec son évacuation d’air Cowl Induction adaptée à l’admission spécifique à ce modèle. 

La ridelle de la benne a été lissée et le pare-choc conserve ses 2 petits feux passés en full red. La face avant est équipée d’une calandre custom à grille horizontale et les phares de la SS ont désormais troqué leur contour chromé pour du noir brillant. 

Pour la couleur, Demid voulait quelque chose de moderne, mais pas trop, capable aussi de rester discret tout en attirant les regards… Compliqué l’gars ! Y’en a qui ont du faire des hémorragies nasales en essayant de l’aider à trouver la bonne teinte. Mais rapidement, Demid s’oriente vers un gris et un noir brillant pour les détails. Après avoir passé en revue différentes couleurs de chez Ferrari, Audi, BMW ou encore Porsche, il tombe sur le “Grigio Telesto” de chez Lamborghini. le choix est fait et la caisse et ses chromes en sont recouverts. 

Histoire de peaufiner le look, il colle des Cragar Series 397 Soft 8… Un choix peu commun, mais qui envoie sa race une fois sur le El Camino. Surtout que la caisse est maintenant shootée au sol. l’avant reçoit des boudins Ridetech, l’arrière des Coolride modifiés et le tout est géré par un Airlift Autopilot V2. L’avantage d’un pick-up est que vous avez toute la place pour intégrer la bonbonne dans la benne, même si il aurait été trop simple de la poser à l’arrache, Demid a préféré bien le ranger juste derrière la cabine sous un capot en plexi.

Sous le capot, le gros V8 de 350ci a lui aussi été entièrement refait et accompagné de quelques bricoles pour le laisser un peu mieux respirer et expirer… Admission, ligne, couvres culasses, n’allez pas imaginer vous pointer au départ d’un 400 D.A car malgré ses 5.7l, il affiche vaillamment 175 ch ! Avec sa boitoto 3 vitesses, son truc c’est de cruiser tranquillement sur le couple.

Enfin, comme tout le reste, l’habitacle déboite lui aussi les rétines. les chromes sont neufs, la sellerie est en cuir noir, le tableau de bord recouvert d’Alcantara noir, des manos prennent place sur la console centrale et un volant Nardi termine le tableau.

Le résultat est à tomber… Une resto de malade pour une caisse qui semble prendre sa revanche sur son destin ! Superbe…

© Truefitment via Yackovlev Aleksey


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