Amis plombiers et électriciens, ce VW T3 est pour vous. Marre des bouchons ou des interventions interminables qui vous font arriver en retard à vos rendez-vous ? Hé bien De l’essence dans mes veines est là pour vous aider. Loin de jouer au laxatif en tentant d’éliminer les bouchons, nous n’allons pas raccourcir les distances mais plutôt le temps qu’il vous faudra pour les parcourir. La solution ? Un T3 de 82 passé en 3.0 SC… l’utilitaire dopé au Flat 6. Quand l’utile rejoint l’agréable…

VW T3, de l’air à l’eau
Chez VW, le T3, c’est la révolution. Même s’il a vu le jour en 79 exclusivement en aircooled, équipé des Flat 4 en 1.6 l et 2.0 l de ses prédécesseurs, il a été conçu pour recevoir des blocs refroidis par eau. Du coup, à partir de 81, il accueille le 4 cylindres 1.6 l diesel de la Golf puis l’année suivante, c’est au tour des Flat 4 d’1.9 l watercooled qui viennent définitivement signer la fin du aircooled. L’offre mécanique va s’étoffer et évoluer au fil des années et des générations jusqu’en 1992 pour plus de 2 millions d’exemplaires, tous modèles confondus.
Flat 6 3.0 l
Dans le lot, un VW T3 s’est retrouvé dans le garage d’un passionné bien gratiné ! A peine le T3 livré, sans même prendre la peine de le roder, il l’a envoyé chez Wohlmuth GmbH, un préparateur autrichien aujourd’hui converti dans le matériel agricole… ‘Fin bon, en 82 son truc, c’était le tuning les swaps et les prépas moteurs. Car le T3 n’a pas été seul à se retrouver chez Wohlmuth. Il était accompagné par une Porsche 911 3.0 SC accidentée. L’objectif était donc de récupérer le Flat 6 et sa boite 5 manuelle puis de les revoir légèrement avant de les greffer à l’utilitaire. Voilà le chantier pas vraiment commun, même à l’époque.
204 ch
Il va falloir presque 2 ans de boulot afin de donner naissance à ce VW T3 3.0 SC. Le Flat est refait, glissé au chausse pied et se contente d’une ligne sur mesure afin d’amplifier ses hurlements métalliques si caractéristiques. Associé à la boite 5 manuelle, les roues arrière composent maintenant avec 204 ch… hors taxes ! Pas de quoi en faire une surpercar je vous l’accorde, mais on est quand même loin des 70 ch d’origine… et comme le T3 se contente de 1450 kg, ça doit quand même le remuer un peu.
Sobre dehors…
Les suspensions sont passées en Bilstein / Eibach, le freinage upgradé est celui de la SC avec étriers plus gros pour mordre des disques percés avant que l’ensemble ne soit posé sur des Fuchs en 16″. Tant qu’on est dehors, les plus observateurs auront remarqué les spoilers avant et arrière ainsi que la collection de projos. En tout cas, esthétiquement, le T3 reste un T3, pas de kit large à la Koenig, Mattig ou Rieger si tendance dans les 80’s. La robe argent amplifie d’ailleurs l’aspect passe partout du parpaing allemand.
Porsche dedans…
Dedans, l’esprit Porsche domine. Même si le tableau de bord est conservé, il accueille les 5 compteurs de la 911 avec, bien entendu, le compte tour au centre. Des logos Porsche ont poussé sur le volant 3 branches tendu de cuir et sur le pommeau du levier de vitesse. Pour mener la bête, la banquette à l’avant a laissé sa place à 3 baquets Recaro tendus de cuir noir et équipés de harnais Schroth. A l’arrière, de la moquette se charge de réhausser le peu le level. C’est sobre, mais ça fait le job.
A vendre…
Le délire a été poussé jusqu’à homologuer l’engin. En 84, il a eu le droit à son propre numéro de série. Si ce n’est qu’après, ben il n’a parcouru qu’un peu plus de 27000 km… en 40 balais. C’est bien la peine d’aller claquer de la thune avec un truc bien débile pour finir par le laisser sagement rangé dans un garage ! Enfin si maintenant vous voulez le décrasser, il est à vendre. Et c’est quand même 64900 € le bout…








































Imaginez-vous transporté au milieu des années 80, période bénie des petrolhead, au volant de votre GTI préférée (en pleine age d’or).
En ville, vous arrivez sur un boulevard à un feu qui passe au rouge. Zut, il faut s’arrêter mais chouette, voilà l’occasion d’un démarrage en trombe.
Concentré sur votre pied gauche carressant la pédale d’accélérateur, le droit prêt à appuyer sur l’embrayage, vous remarquez à peine ce van gris qui stoppe à votre gauche. Juste vous dites-vous, »pourquoi il reste pas derrière ce plouc ? ».
Enfin, le feu passe au vert et ce qui devait être une simple formalité vire au scenario catastrophe, la honte de votre vie : le van vous met un vent ! Vous avez beau appuyer de toute vos forces sur l’accélérateur et tirer au maximum les rapports, rien n’y fait, vous voila fait !
Vous aviez été victime du VW B32, le sleeper ultime.
En fait, cet unique T3 »Wohlmut » a fait du bruit dans le milieu au point d’intéresser certains grands techniciens de Weissach, alors en plein développement de la 959 version Dakar. Et ils y ont vu là une excellente base pour un véhicuke d’assistance rapide.
Le projet a enthousiasmé jusqu’au plus haut niveau du directoire puisque le PDG d’alors, le garmano-américain, Peter Schutz, en a commandé un exemplaire en nom propre.
Finalement, Porsche s’est contenté de transporteurs de chez Mercedes bien plus classiques mais finalement plus adaptés mais a tout de même fabriqué et homologué 7 VW B32.
Toujours sur la base du T3 fourgon vitré en version 5 places, les techniciens de Weissach l’ont équipé cette fois du nouveau 3.2 de la Carrera éponyme, développant la bagatelle de 231 ch et remplacé la boite d’origine par la 915 5 vitesses, la nouvelle G50 s’avérant trop compliquée à installer.
Cela donnait donc un rapport poids puissance d’un peu plus de 6 kg/ch, soit l’équivalent d’une BMW 535i ou d’une Jaguar XJS V12 pour parler des références de l’époque.
Ici, on peut parler d’un véritable véhicule Porsche et d’ailleurs la cote s’en ressent fortement puisqu’on approche le demi million d’euros, carrément !
Assez génial comme concept, prélude au « futur » SUV dit « sportif »!!!
@4.9. Superfast
La gauche, c’est là ou t’as le pouce à droite…
Le pied gauche pour l’embrayage, le pied droit pour l’accelérateur 😉 Qaund tu passeras ton permis, ils t’expliqueront. Tu verras, c’est fun la voiture.