En terme de bagnole, on peut dire c’qu’on veut, mais les ricains sont quand même bien débiles. Y’a pas grand chose qui les effraie, et leur culture qui compte le hot rod, le custom et le dragster, n’arrange pas grand chose… au contraire. Avec eux, tout est modifiable et capable de recevoir un V8 qu’il soit small ou big block ! Coller un châssis sur mesure, un V8 de 9.4 l dans un Chevy Blazer vidé et arceauté ? Bah quoi ?! Il est où le problème ?

Bronco, Harvester Scout ou Blazer…
Depuis le début des années 60, Chevrolet commercialise le K5, un pick-up à 4 roues motrices destiné aux fermiers et aux professionnels de l’Amérique rurale. Mais face au succès de l’International Harvester Scout, du Ford Bronco ou du Jeep CJ, General Motors décide d’habiller le K5 pour en faire ce qu’on appellera quasiment 30 ans plus tard, un SUV. Bon, on est encore loin du BMW X5 ou du Mercos ML. En 69, quand le K5 Blazer fait son apparition au catalogue Chevrolet, il ne cherche pas à cacher son ADN d’utilitaire même si la longue liste d’options permet de l’équiper comme une berline familiale. Le public adhère, les ventes sont là et le Blazer rentre dans le postérité et le temps en fera une icône.
Cure de V8
Et forcément, aux States, quand tu fais partie du paysage automolisitique, tu finis, un jour ou l’autre, par te retrouver dans le garage d’un gars élevé au burger et au Jack Daniel’s. C’est c’qui est arrivé au K5 Blazer que je vous ai trouvé. Et l’gars, les burgers, il les bouffait par paquet de 12 et le Jack Daniel’s, c’est sous perfusion qu’il devait se l’envoyer ! Là bas, chaque petrolhead qui se respecte doit pouvoir avoir sa cure de V8… faut dire qu’ils ont pas été élevés au parking de supermarché rempli de Golf TDi Stage Wish !
Airride
Tout est parti d’un châssis caissonné réalisé sur mesure et équipé de trains roulants avec barres de Watt à l’avant et multibras à l’arrière. Pour les maintenir, des amortos associés à des coussins pneumatiques ! Oui, l’engin se la joue airride. En haut, en bas… ces années là ! Le freinage signé Wilwood se cache derrière des jantes Weld Racing de 15″ chaussées en Mickey Thompson de 8×26″ devant et 16×31″ derrière. Oui, à l’arrière elles sont plus larges que hautes !
727 ch et 922 Nm
Devant, on retrouve bien sûr un V8… un Chevy 572 ci. Rangez la calculette, ça fait 9.4 l. Vendu par la division GM Performance Parts, il revendique 621 ch et 875 Nm. Il fera le bonheur de la Camaro COPO de 2022… mais ceci est une autre histoire. Enfin pour l’occase, il est gavé par un carbu Demon et expire via des collecteurs McCabe Racing qui débouchent sur deux side pipes. Du coup, il passe à 727 ch et 922 Nm… encaissés par une boitoto 3 rapports Hughes Performance TH400 avec arbre taillé dans la masse et pont raccourci Mark Williams. Autant dire que quand tu soudes, ça arrache le bitume…
Presque soft !
Dehors, le gros SUV qui n’en était pas encore un se la joue presque soft. Il est top chopé et lissé. Le capot reçoit son lot d’aérations pendant qu’à l’arrière, le hayon et la ridelle sont soudés et maintenant fixes. Un calandre reluisante débarrassée de son logo, des passages de roues arrière élargis et on finit avec une robe blanc nacré vert.
Dedans…
Dedans, c’est tout aussi sobre. Une fois l’arceau enjambé, on pose son séant sur une banquette 1/3 2/3 tendues de vinyle beige et tissu vert accompagnés d’une paire d’harnais RJS Racing Equipment. Les panneaux de portes reçoivent le même traitement, la moquette est passée au vert et le ciel de toit affiche le logo Chevrolet. En vrac, vous remarquerez le volant bois, le compte tour AutoMeter avec shift light, la platine de réglage des suspensions, et la sono qui camoufle sa modernité derrière un look vintage.
Homologué…
Ah oui, p’tit détail mais qui peut avoir son importance, ce méchant Chevy K5 Blazer Pro Street est homologué route… Eh ouais ! Tu poses le gamin à l’école, tu files au boulot, et le soir en rentrant, tu défonces un 400 m dans un parpaing sous testo en te décrassant les tympans avec du 2Pac. Y’a pire non ?!
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