Ouais ben là, allez y, lâchez vous. Non parce que là, avec cette Ferrari 412 GT passée en mode Rambo, j’avoue qu’il y a un peu de provoc’. Et encore, ce n’est pas la mienne, calmez vous un peu quand même. Non, cette italienne nous vient tout droit de Virginie où elle a connu une vie paisible. Puis elle a changé de main en 2001… et là, autant dire que c’est à partir de ce moment que c’est légèrement parti en coui**e !

 

'87 Ferrari 412 GT en V8 LS2... C'est pas ma guerre ! 1

 

Ferrari 412

La Ferrari 412, c’est l’ultime évolution de celle qui est née en 72 sous le patronyme 365 GT4 2+2. Ses lignes tracées par Pininfarina rompaient avec les galbes traditionnels des 60’s pour entrer dans les 70’s avec fracas. Les Ferraristes allaient être sceptiques alors qu’Enzo Ferrari en fera son daily. Il n’empêche que son dessin permettra de lui offrir 17 ans de carrière sans avoir besoin de profonde chirurgie esthétique. Cela ne l’empêchera pas de devenir 400 GT en 76 (et d’être la 1ère Ferrari à recevoir une boitoto) puis 400i en 79 avant de finir sa carrière de 85 à 89 en 412. Au fil des générations, le V12 prenait du grade… et pendant que sa cylindrée augmentait, sa puissance diminuait… ou du moins, n’évoluait pas. Elle comblait les normes antipollution qui tentaient de le brider. Sur ses 17 années au catalogue, il a vu le jour en 4.4 l carbu de 340 ch et prendra sa retraite avec 4.9 l et… 340 ch.

 

Grey market

C’est l’une d’elles qui a traversé l’Atlantique. Enfin, officieusement. Hé oui, malgré les apparences, la 412 et ses frangines n’ont jamais été importées officiellement aux USA. Entre les contraintes d’homologation et les normes antipollution de l’époque, Enzo Ferrari n’a pas voulu tenter le drop. Du coup, les GT qui se sont retrouvées sur le sol américain, l’ont été par le biais d’importations isolées.

 

Problèmes mécaniques

Bref ! Notre 412 a donc débarqué chez l’oncle Sam au début des 90’s, trainant ses lignes carrées et son long capot sur les routes de Virginie, habillée en Grigio Ferro et déambulant au rythme de son V12 de 4.9 l pour 340 ch. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Du moins jusqu’en 2001, où elle allait changer de garage. Son nouveau proprio en profite pendant 8 ans jusqu’à ce que sa belle italienne commence à devenir capricieuse. Ca commence avec la boite qui se met à faire des siennes. La 3ème refuse de se verrouiller et saute régulièrement. Ferrari pond un devis de 10000 $ de réparation. Se laissant le temps de la réflexion, c’est alors au tour du V12 de rendre l’âme. Le proprio n’étant pas adepte du toucher rectal à sec, il lui préfère la solution locale… la greffe de V8 !

 

V8 LS2

Le coupé familial italien allait alors se retrouver avec un V8 LS2 associé à sa boite 6 manuelle Tremec, l’ensemble emprunté à une Pontiac GTO (faudra que je vous en parle un jour de celle là !). Accusant 6.0 l de cylindrée, il revendique 350 ch… hors taxes puisqu’il inspire à travers une admission K&N et expire à travers une ligne inox réalisée sur mesure.

 

Rambo ? T’es là ?!

Puis quitte à faire du outlaw, autant y aller jusqu’au bout ! La caisse se retrouve habillée d’un covering camouflage et chaussée en Fiske de 17′ enrobées Michelin Pilot XGT Z4 en 225/55. Un jeu de combinés Koni réglables se chargent de maintenir la bestiole pendant que le étriers d’origine (peints en rouge…) mordent maintenant des disques percés et rainurés.

 

Corbeau et sono

Dedans, l’habitacle accueille 2 baquets Corbeau en microfibre noire accompagnés de harnais rouges. Les panneaux de portes passent en cuir bicolore pendant que la console centrale s’habille elle, en vert. Le démarrage passe en bouton, le volant est signé Momo, tout comme le pommeau et le pédalier alu. Enfin une sono Alpine avec HP JBL se charge de décrasser les tympans.

 

Lâchez vous !

Avec cette Ferrari 512 GT, il y a de quoi foutre la chtouille à une armée de puristes. Un covering, ça s’enlève. Des jantes, ça se change. Des sièges, ça se remet. Le V8… bah là ça va être un peu plus compliqué. Bon tant pis, défoulez vous dans les commentaires !

 

 

© BaT via bobveco