Singer 911 : Le graal du Porschiste ? 4



Qui n’a jamais rêvé de la Porsche 911 parfaite ? Une ligne intemporelle, un moteur inoubliable et une présence indéniable qui lui aura permis de traverser le temps sans prendre une ride, entretenant la flamme des passionnés.

La 911 parfaite pour beaucoup de perfectionnistes (dont je fais partie), serait une 911 qui aurait la ligne d’une Carrera RS 2.7l de 1973 en plus discret, un moteur à refroidissement par air, puissant et rageur, un habitacle aussi beau qu’à l’époque mais comprenant tout ce qui se fait de plus moderne en terme d’équipement.  Si vous sous êtes reconnus en lisant ces lignes ne cherchez plus, la voici…


La Singer 911, fabriquée par Singer Vehicle Design en Californie, ressemble au mariage d’une 911S de 1967 avec une 2,7L RS de 1973. En réalité, c’est un châssis de 964 qui sert de base. Il est démonté, rigidifié, équipé d’éléments de carrosserie en carbone. La caisse est arceautée et le compartiment moteur reçoit un flat 6 3,6L ou 3,8L refroidit par air (comme à la belle époque) développant entre 270 et 360ch. Cette 911 réunit le plus beau du passé associé à un équipement mécanique, confort et sécurité plus qu’actuel.

Pour commencer, le catalogue de couleurs est sans limite, mais il faut avouer que le blanc, le vert et l’orange inspirés des Porsche des années 70 sont du plus bel effet… Le gabarit compact fait ressortir les splendides jantes forgées style Fuchs en 17″ (disponibles en plusieurs finitions), chaussées en 225/45 à l’avant et en 275/40 à l’arrière. Pour nos amis pistards, une monte slick est aussi disponible.

La trappe à essence se retrouve en plein milieu du capot avant dans le plus pur esprit « racing ». De la belle œuvre ! Les feux avant eux, ont peut-être l’air de sortir tout droit des années 60, ce sont pourtant des projecteurs bi-Xenon, fournis par Hella (et utilisés en LMP1), parfaitement intégrés. Les ailes avant et arrière, les pare-chocs, le capot avant et le toit sont en carbone, ce qui permet à la belle d’afficher un poids de 1140 kg. Impressionnant ! Les portières elles, sont en acier pour se conformer aux normes antichocs latéraux.

L’intérieur met l’accent sur le « Old School » mais ne vous y trompez pas, tout y est ! GPS Garmin, climatisation, système audio DAB avec prises IPod et USB et j’en passe. Bien entendu, la finition est exceptionnelle. Elle le peut ! La préparation Singer est facturée aux environs de 200 000 $ et peu grimper sur du « no limit » en fonctions des options… Les magnifiques baquets à œillets sont fournis par Recaro et procurent un maintient idéal.

La batterie est à l’avant, pour des raisons évidentes de répartition des masses, ainsi que la roue de secours et le réservoir avec sa goulotte de remplissage qui ressort afin d’affleurer le capot. Vous remarquerez la finition exemplaire et le cuir capitonné sur le tablier. Le souci du détail est là et se révèle tout simplement bluffant.

Niveau moulin, Singer n’est pas en reste, le flax-six refroidi par air (Oui, le célèbre et regretté Aircooled !) est disponible en plusieurs versions, toutes fabriquées par Cosworth : 3,6L 270ch ch ou 3,8L 360 ch. Sachez que pour les plus exigeants, Singer à préparé par le passé (pour ses premiers modèles) des 3,9L ou 4.0L intégrant certaines pièces d’équipage mobile des dernières GT3 pouvant développer 425 ch et plus. Là on est dans le sérieux ! L’échappement central en inox à double sortie sonne aussi bien qu’il est beau… Frissons et chair de poule garantie !

Cette cavalerie est transmise sur la route grâce à une boite 5 Getrag G50 en « standard ». Après, un différentiel à glissement limité est dispo en option et vous pouvez même opter pour une G50 6 rapports avec un ratio raccourci si l’envie vous prend d’aller taquiner la piste. Côté liaisons au sol, la suspension est assurée par des combinés KW. Pour les plus exigeants, un pack optionnel offre de les remplacer par des éléments Öhlins réglables dans tous les sens, de quoi s’amuser pour trouver le comportement parfait de chez parfait. Pour stopper tout ça, le système de freinage est repris des 993 Turbo. Disques acier et étriers 4 pistons tout droits sortis de chez Brembo. Et question plantage de roues dans le tarmac avec option dentier dans le cerceau ils ont toujours su y faire chez Porsche on peut donc y aller sans arrière pensé.

Niveau perf, Singer de dévoile rien. Cependant d’après certains testeurs, la version 3.8l passerait de 0 à 100 km/h en 4 secondes et pointerait à 275 km/h…


Pour conclure, cette Singer 911 réunit le meilleur des deux mondes. La beauté et le cachet de l’ancien et le meilleur de la technologie (éprouvée) et du confort moderne. Alors, le parfait daly driver ? En tout subjectivité, oui ! La 911 parfaite ? ça, c’est à vous d’en juger…

©Photos & vidéos : Singer via signatures éventuelles

Des Singer en voitures de fonction chez De l’essence dans mes veines… Si vous nous aidez bien sûr ! Et promis, on vous les prêtera :p


Advertisements

Laisser un commentaire

4 commentaires sur “Singer 911 : Le graal du Porschiste ?