Fiat, ça peut faire sourire ! Surtout la 125, une berline de la fin 60’s offrant une prestation de tout c’qu’il y a de plus banal. Le parpaing dans toute sa splendeur… la rouille en plus ! En tout cas, période faste pour la famille Agnelli, qui vendait des voitures à la pelle. Les Fiat étaient alors de bonnes berlines robustes, fiables, simples, mais qui avaient tendance à mal vieillir. Quoique…! Une Fiat 125 passée en R32… enfin venez voir…

Vous aimez la rouille ?!
La Fiat 125 c’est le symbole de la période « discount » chez Fiat, celle des années 60 et 70. Il se murmure qu’à cette époque, la famille Agnelli achetait son acier à bas prix auprès des armateurs lorsqu’ils désossaient leurs paquebots, et que le traitement anticorrosion était limité au stricte minimum. D’où cette fâcheuse tendance à mal supporter les climats « humides ». Mais les usines tournaient à plein pot, notamment grâce aux diverses licences que laissait Fiat aux constructeurs d’Europe de l’est, tels FSO, Polski, Zastava… Des voitures rudimentaires, à bas prix, mais d’une fiabilité à toute épreuve (finalement plus c’est simple, moins ça tombe en panne !) qui s’écoulaient par milliers sur les marchés polonais, turques, argentins…
Victime des clichés
Ce que le constructeur n’avait pas anticipé, c’est que cette image de voiture qui se dissout avec le temps allait lui coller à la carrosserie rouillée pendant des décennies. Même encore aujourd’hui, quand tu parles d’une italienne, tu penses à une voiture qui rouille à vue d’oeil sous la pluie. Que voulez vous, les clichés sont tenaces !
Survivor
La Fiat 125 ici présente, a su résister. Comme quoi, bien au sec et bien entretenue, y’a pas de secret. Bon je ne dis pas que le gars ne lui a pas offert une p’tite cure de rafraichissement esthétique. M’enfin en 40 ans (oui, elle est de 86) j’connais des 205 GTi ou des BMW 318i E30 qui, niveau rouille, pourraient envier l’état de cette italienne. Par contre, elle est totalement hybride, et là, avec plus de 30 ans d’avance ! Hybride dans le sens ou le tuning est passé par là.
De berline à coupé
Hybride esthétiquement d’abord, puisque la berline a perdu ses portes arrières et a vu son empattement raccourcir pour se retrouver avec l’allure d’un coupé. Coupé que Fiat avait envisagé en son temps, mais qui restera au stade de prototype. Au moins ça peut lui donner une légitimité…
VR6 !
Hybride mécaniquement… Et pas qu’un peu ! Glissé entre les ailes au chausse pied, le train avant reçoit simplement (Façon de parler !) un VR6 d’origine VW, piqué sur une Golf R32 ! Oui, ça rentre… en tout cas, c’est rentré ! Relativement compact puisque pourvu d’un « V » à 15°, il n’empêche qu’en foutant 250 ch sous l’capot d’une Fiat 125, il faut être couillu mais surtout un peu Kamikaze dans l’âme pour oser un tel swap !
Du grip ?!
Histoire de pas se retrouver 6 pieds sous terre au premier virage venu, vous pensez bien que tout est passé par la case « renforcé ». Même la caisse y a eu droit. Des combinés H&R prennent place dans les ailes pendant que des BBS RS se chargent de les remplir.
Work in progress…
Pour le reste, je n’en sais pas plus que vous, aucune info au niveau du châssis, de la boîte, les freins… Juste un « Work in progress ! » Parce qu’avec les 250 ch et les presque 33 mkg, l’ensemble doit se prendre de grosses claques à chaque pression sur la pédale de droite !
Effrayante !
Encore un bel exemple que finalement la passion n’a pas de limite. Alors que la plupart ne l’auraient même pas remarqué, elle aurait fini dévorée au fond d’un champs. Il aura fallu la ténacité d’un fou pour que cette Fiat à l’image plus que ringarde devienne intéressante… voire effrayante !
© Photos : Adam Potrowski via Gieldaklasykow / Vidéo : wolfsgruppe







































Gros boulot!!!