La Lotus Elise, c’est le come back du light is right en 96. Et ça va marcher, elle sauve la marque et lui évite un 14ème naufrage ! Une ballerine, faite pour l’attaque pure et dure sur les routes sinueuses. Vue qu’elle a su se contenir à 700 kg, son petit 4 cylindres de 120 ch faisait l’affaire… Mais tout ça, c’était avant que Kei Miura, le boss de Rocket Bunny / Pandem ne se penche sur son cas afin d’en faire la Lotus Bunny 1, un jouet démoniaque de 1000 ch pour aller à Pikes Peak…
De Lotus Elise…
25 ans de carrière, 3 générations et un peu plus 35000 voitures produites, toutes versions confondues. Voilà rapidement le CV de la Lotus Elise. A sa sortie en 96, elle prend tout le monde à contre pied. Alors que les sportives s’embourgeoisent, elle revendique tout le contraire. De l’alu, des trains roulants sérieux, un 4 cylindres 1.8 l signé Rover pour 120 ch et un poids qui flirte avec les 700 kg. A l’heure où la tendance était aux menus XL, tu vois le bon gros bras d’honneur.
…à Lotus Bunny 1 !
Au delà de ça, elle va également servir de base à d’autre sportives… Opel Speedster, Tesla Roadster mais aussi et surtout la Hennessey Venom GT dont le V8 biturbo affichait plus de 1200 ch. Et c’est là le secret de l’Elise, un châssis alu collé à l’époxy et cuit qui garantit légèreté et rigidité. Mais aussi qui peut être upgradé en conservant la cellule centrale et en y greffant des treillis tubulaires à l’avant et à l’arrière. Vous devinez que j’en suis venu là car c’est exactement ce qu’a fait l’équipe de Rocket Bunny / Pandem pour développer le missile qui pose aujourd’hui ses roues sur DLEDMV, la Lotus Bunny 1 !
Rocket Bunny / Pandem
La marque qui a fini par en devenir deux, a été créée par Kei Miura, maitre designer qui a la particularité de finaliser ses créations en scannant les voitures de base afin de les habiller en 3D avant de valider et lancer la production du kit. Son inspiration vient de la course auto et notamment des kits carrosserie qui habillaient les méchantes touring cars dans les années 70 et 80. C’est brutal, impressionnant et bourré de testo. Ca ne laisse pas indifférent et généralement, on kiffe ou on déteste ! Bien entendu, comme quasiment tous les spécialistes japonais, Miura San a compris qu’une marque ne s’arrête pas à des photos dans un catalogue. Pour faire parler d’elle, il n’hésite pas à lancer régulièrement des projets tous plus délires les uns que les autres. Ca fait le buzz de Tokyo à Londres en passant par Los Angeles, Bruxelles, Miami, Hong Kong ou Tourcoing ! Ca s’appelle l’image de marque… et leur dernière création, elle est loin de se contenter de faire un coup de comm’.
Projet Pikes Peak
Kei Miura a décidé de se lancer à l’attaque de Pikes Peak. Pour ce faire, il a récupéré un châssis de Lotus Elise, qu’il a donc affublé de deux demi-châssis tubulaires sur lequel il a ensuite greffé les trains roulants développés et directement inspirés pour le sport auto. C’est réalisé sur mesure, hyper rigide avec réglable en 3D. En vrac (oui, j’ai pas les specs…!), on note le freinage Wilwood, les jantes en 18″ devant et 19″ derrière, chaussées de gommes Hoosier A7S en 245/35 et 295/30.
400 ch / L !
Derrière le cockpit, c’est un Boxer 4 Subaru EJ25 revu de fond en comble pour sortir 1000 ch ! 2.5 l… 1000 ch… oui ça tape un rendement de 400 ch / L ! Autant dire que les deux turbos doivent souffler comme les réacteurs d’un A320. L’ensemble est habillé d’une coque dessinée par Miura San. C’est agressif à souhait et on peine à imaginer qu’une Elise se cache dessous. L’impressionnant aileron n’est pas là pour faire de la figuration.
Encore un peu de boulot…
Prévue pour aller chasser le chrono dans la célèbre montée vers les nuages du Colorado, les conditions météorologiques de l’édition 2025 auront finalement raison de sa participation. Encore en cours de développement, Miura San a préféré repousser l’échéance à 2026. En lieu et place, c’est en Time Attack que la Lotus Bunny 1 peaufine sa mise au point qui s’avère manifestement un peu plus compliquée que prévue. Cet été, le pilote « maison » Akira Iida a réalisé un chrono de 1’05″745 sur le tracé de Tsukuba. L’engin a le potentiel pour passer sous la barre symbolique de la minute… peut être pour ça que pour le moment, Rocket Bunny ne s’étale pas encore sur sa Lotus Bunny 1…
Entre marketing et dur réalité de la compétition, le fossé et souvent grand. Nissan à pu en savoir quelque chose en 2015…
D’autres on réussi, mais sont des constructeurs établis depuis longtemps (Mercedes avec la CLK GTR ou Peugeot avec la 208 Pikes Peak)!!!
La teinte n’est pas sans rappeler la 930 turbo du midnight club au Japon
Entre marketing et dur réalité de la compétition, le fossé et souvent grand. Nissan à pu en savoir quelque chose en 2015…
D’autres on réussi, mais sont des constructeurs établis depuis longtemps (Mercedes avec la CLK GTR ou Peugeot avec la 208 Pikes Peak)!!!