La Wells Vertige, c’est un phare au milieu de l’océan… une seule olive au milieu de la pizza… un vrai bon film au milieu d’une sélection Netflix… une jeune fille vierge dans un bar de la Junkera ou une fac de médecine… un restomod inscrit dans un club Porsche officiel… un texte qui a du sens au milieu de la discographie de Jul… un commentaire intelligent sur TikTok… Philippe Etchebest dans une soirée vegan… mes coui***s sous ton nez pour que tu fasses le didon…

 

 

Light is Right…

Bon, vous l’aurez compris, la Wells Vertige, c’est un ORNI sur la planète automobilistique. Et vous savez quoi ? J’en parlais avec des potes y’a pas si longtemps… le début tournait autour d’un sujet passionné et passionnant sur le fait que les constructeurs s’étaient totalement détournés des voitures « passion » et que les quelques artisans qui s’y sont mis ont plutôt sorti des supercars inaccessibles. Je parle des descendantes de la Lotus Elise ou de l’Alfa 4C. Un peu plus éloignée, on peut retrouver la 205 Rallye, la Clio V6 ou l’Integra Type R. De l’autre côté, les Caterham, KTM X Bow, l’Ariel Atom ou la BAC Mono. Voyez le genre ? Des caisses orientées exclusivement pilotage. Alors oui, avec certaines tu peux enchainer un road trip, voire les vacances estivales avec maman, les jumeaux et le désormais célèbre Kiki le caniche !  Mais ce sera un supplice… suspensions raides, insonorisation minimum, mais surtout papa au volant qui veut transformer chaque trajet en spéciale de rallye ! Eh bien ce genre de caisses, aujourd’hui, en dehors de l’Alpine A110, de la Toyota GR86 et de la Yaris GR… ben je n’vois pas. Et encore, l’Alpine vit ses dernières heures et son tarif file le tournis. Les Toyota jouent les survivors, même si le malus qui leur est appliqué vient leur couper les pistons et les condamner à des ventes anecdotiques. Bref, notre conclusion en arrivait que ce genre de caisse, en dehors du cheptel mis à disposition par le marché de l’occasion, ben c’était bel et bien fini… et j’allais tenter de noyer ma déception dans les bras de Jack… Jack Daniel’s, vous croyez quoi ?

 

Robin Wells

Si ce n’est qu’en farfouillant sur le net, j’me suis rendu compte que le salut venait d’un artisan anglais. Oui, une fois de plus, ça se passe de l’autre côté de la Manche. Heureux British… Là bas, il y a Robin Wells qui, au début des années 2010, se faisait bien chier aux volants des voitures sportives. Soit il les trouvait trop radicales et inexploitables au quotidien, soit trop confortable, trop civilisées et pas adaptées pour sortir la grosse attaque… et quand il tombait sur une d’entre elles qui combinait les deux, elle était beaucoup trop chère. Alors il aurait pu rester le cul posé sur son canap’ et se défouler sur les réseaux sociaux, chier sur tout c’qui bouge en donnant son avis et en dénigrant ceux qui n’pensent pas comme lui… une sorte de thérapie du vide. Mais non, si celle qu’il cherche n’existe pas, alors il va la faire ! Ho merde !

 

Wells Vertige

Et vous savez quoi ? Eh bien au Festival of Speed de Goodwood 2021, le public découvre celle qui s’appelle la Wells Vertige… en français dans le texte ! Sous sa silhouette compacte et inspirée du passé, on retrouve un châssis monocoque centrale associée à un arceau qui se charge de renforcer la zone du cockpit et deux sous châssis tubulaires pour les trains roulants à double triangulation en alu à l’avant et à l’arrière avec combinés réglables. La direction se passe d’assistance et au cas où, des étriers en alu 4 pistons se chargent de mordre des disques percés cachés derrière des jantes Speedline de 17″ enveloppées de gommes en 195/45 devant et 205/45 derrière.

 

Simple…

Une coque en fibre dotée de portes papillon habille l’ensemble dans un style vintage et finalement très simple… quand tu vois le travail aéro stylistique des sportives modernes, tu te demandes si en fait, la beauté ne vient pas de la simplicité ! Vous avez 2 heures et je ramasse les copies… Il n’empêche que la Wells Vertige affiche un look aussi séduisant que sportif. Dans le cockpit, Robin a voulu rester à l’essentiel avec une instrumentation simple et intuitive qui tombe de suite sous la main. On retrouve donc deux baquets tendus de cuir écossais, le levier de vitesses (oui c’est une boite manuelle) avec pommeau en bois, un tableau de bord habillé d’Alcantara avec deux commodos pour la ventilation et un écran tactile de 7″ avec tout le bordel obligatoire, GPS, sono, téléphone, Apple Machin et Android Truc… tout pour rassurer le quidam actuel.

 

211 ch pour 850 kg

Derrière, en position centrale arrière, le gazier s’anime. Un bloc Ford Duratec 2.0 l avec admission par ITB et cornets polis, une ligne libérée et une gestion signée Wells. De quoi envoyer 211 ch aux roues arrière via une boite 6 manuelle. Sachant que tous les efforts réalisés dans la conception et l’emploi des matériaux ont abouti à un poids de 850 kg… de quoi expédier la Vertige de 0 à 100 en 5 secondes avant de tutoyer les 235 km/h… même si vous pensez bien que son terrain de jeu favori reste plus la petite départementale sinueuse que la file de gauche de l’autobahn. Pourtant, la Vertige offre une compromis sportive / daily plutôt intéressant… c’est ce que voulait Robin.

 

25 Launch Edition

Lors de la présentation, Robin Wells avait planifié une 1ère production de 25 voitures. Celles qui deviendront les Launch Edition, seront toutes réservées avant la fin du Festival of Speed pour une livraison des 25 voitures l’année dernière. C’est d’ailleurs de cette façon que la Vertige sera commercialisée… 25 voitures par an. La 2ème édition est dans les starting blocks… rien ne change, si ce n’est son Duratec qui est passé en 2.5 l pour 225 ch.

 

Ca partait bien…

Bon… si le ticket d’entrée s’affichait autour des 70000 € pour les 25 premières voitures, les 25 suivantes sont passées à 98000 €… hors options ! Finalement, le délire est sympa… le prix un peu moins. De toute façon, elle n’existe qu’avec le volant du mauvais côté. J’crois que je vais retourner voir mon pote Johnny… Johnny Walker… qu’est ce que vous croyez ?!

 

 

© Wells Motorcars