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En fait la Caterham Super Seven HPC, c’est LA solution à la mobilité à venir. J’veux bien me trainer toute la semaine dans des tromblons aussi excitants qu’un navet mais alors qu’on me foute la paix quand je veux me lâcher et reprendre son shoot de sans plomb. Et pour ça, y’a rien de mieux que ce genre de bestiole totalement aphrodisiaque ! ‘Savez quoi ? Une Caterham Super Seven, ça devrait être remboursé par la sécu…

En fait, avec une Caterham Super Seven, il n’y a presque qu’un chiffre qui compte… 590… pour 590 kg. Le reste, tout ce qui va suivre, ce n’est que de la littérature, d’autant plus à une époque où la première citadine venue affiche déjà plus d’une tonne. Rendez vous compte, moins de 600 kg… c’est le poids que chaque roue d’un SUV doit se supporter !

Rouler en Caterham, c’est un peu comme piquer le kart de Mario pour aller chercher le pain à la boulangerie, tout en sachant qu’il n’aura pas le temps de refroidir… à moins que vous ne soyez allé le chercher à 100 bornes de la maison. Car il est là le problème. Au volant d’une Caterham vous n’avez plus envie de vous arrêter de rouler. Un véritable shoot de sensations garanti dès le premier virage venu et sans avoir besoin de se la jouer la bave aux lèvres puisque l’engin est né pour mettre tous vos sens en exergue et ce, dès les premiers mètres parcourus.

Alors bien entendu, la liste des sacrifices est longue. Rouler en Caterham, ça se mérite. Pas de place, pas de confort, pas de coffre, pas de toit, pas d’équipement… Oubliez le Paris Nice avec madame. A moins de vouloir divorcer ! Non la Caterham c’est un truc d’égoïste qui se savoure sur petite route sinueuse ou sur circuit. Comme celle qui défile sous vos yeux…

Forcément, avec 600 kg sur la balance, pas besoin d’y coller un V8 Ellephant pour y offrir des perfs à vous arracher la tête. Dans le cas de la HPC (High Performance Car), on retrouve sur le train avant le C20XE des Opel Calibra et Astra GSi 16v, 4 cylindres 2.0 l un chouill’ revu (injection et gestion) pour tutoyer les 165 ch… largement suffisants pour envoyer la Super Seven à 100 km/h en 4,9 secondes et de manger le 400 m en 13,6 avant de filer vers la borne kilométrique en 25,7… Et pour ne rien gâcher, le châssis est à l’avenant dur, mais efficace, à partir du moment où on a compris que c’est du sans filtre… un kart que j’vous dis !

La plupart du temps, les proprios des Caterham Super Seven leur collent une cure pour devenir moins civilisées. Bah, quitte à être exploitable à mis temps, autant qu’elle deviennent radicales ! Ici, oubliez l’injection, remplacée par un batterie de double corps Weber 45 DCOE. Les arbres à cames sont plus pointus et Caterham USA y a adapté un kit pour passer le 4 cylindres en carter sec. La boite 5 manuelle d’origine est accompagnée d’un DGL Quaife. Les suspensions sont plus raides et signées Bilstein avec aux quatre coins, des Revolution de 14″ chaussées en slicks Kumho Ecsta V710.

Dans le cockpit tendu de vinyle noir, on y trouve un jeu de harnais 5 points Luke, un volant Racetech et un short shift avec un pommeau poli sur un levier raccourci !

590 kg… pour 185 ch. De quoi pulvériser des supercars bien plus coriaces et prestigieuses avant d’enchainer les tours chronos pendant que les enclumes lâchent l’affaire avec des pneus ou des freins qui n’en peuvent plus. Oui, la Caterham Super Seven c’est un véritable jouet à ne pas forcément mettre entre toutes les mains. En attendant, elle vous fatiguera bien avant elle… Colin l’avait bien dit, la vérité, c’est le poids !

© mazada 1226 via BaT