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La Lancia Delta, c’est une icône. Elle a marqué l’histoire automobilistique italienne tout comme celle du sport auto en général et du rallye en particulier puisqu’elle reste encore la voiture la plus titrée dans la discipline avec 6 titres mondiaux (et 10 pour Lancia, un record). Forcément, avec un tel ADN, elle inspire de nombreux spécialistes du design virtuel, qui la verraient bien faire son come back…

La Lancia Delta fait partie de ces voitures quasiment incontournables lorsque tu demandes la Wishlist d’un Petrolhead. Née sous la mine de Giugiaro, elle est dévoilée en 79 et rafle en 1980 le titre convoité de la voiture Européenne de l’année. Et face à ce succès, Lancia lui réserve une carrière pleine de rebondissements…

A partir de 1951, chez Lancia, on commence sérieusement à s’intéresser au sport auto. En même temps, pour rivaliser avec Alfa Romeo et Fiat, le passage est quasi obligatoire. Après une année en tant que soutien officiel auprès de quelques écuries privées, la marque s’engager officiellement en 52 via la Scuderia Lancia. Tour de Sicile, Mille Miglia, Targa Florio, Carrera Panamericana, Monte Carlo… les voitures italiennes montent en puissance et n’hésitent pas à être confiées aux meilleurs pilotes de l’époque, Ascari, Taruffi, Chiron. En 54, elle entre en F1 mais en 55, les caisses sont vides. Entre les couts de la F1 et le salaire d’Ascari, Lancia est ruinée.

Ferrari rachète la partie F1 et la D50 va permettre à Juan Manuel Fangio de rafler son quatrième titre mondial. Pendant ce temps là, Lancia est rachetée par Carlo Pesenti et l’heure est aux économies. S’il stoppe l’activité de la Scuderia Lancia, il n’abandonne pas pour autant les modèles sportifs qui, comme avant, seront confiés à des teams privés, ainsi la marque n’a plus à assumer les couts d’engagement et de développement, sans pour autant sacrifier les retombées en terme d’image.

Mais en 65, l’arrivée de la Fulvia va changer les choses. Bien née, avant gardiste, poussant la marque à faire renaitre la Scuderia Lancia qui devient alors la Squadra Corse HF Lancia pendant que la Fulvia s’impose comme l’une des reines des rallyes. Nous y sommes, le rallye. Lancia va en faire son terrain de jeu. Rachetée par Fiat en 1969, elle va enfin trouver des moyens en adéquation avec son ambition. Stratos, 037, puis Delta, qui deviendra la bonne à tout faire, d’autant plus en 82, lorsqu’un proto 4×4 turbo est dévoilé, suivi en 83 par la première HF Turbo, première Lancia turbalisée avec 130 ch sur les roues avant. Le mélange des deux signe surtout l’arrivée de la méchante Delta S4, engagée en Gr.B, et remplacée par la Delta HF Integrale en Gr.A à partir de 87.

C’est aux deux qu’a voulu rendre hommage le designer Sebastiano Ciarcia. Un peu de S4, un peu de HF Integrale, on mélange tout ça avec un palette graphique pour nous donner sa vision moderne de ce qu’aurait pu être une Delta S4 HF moderne… essence. Oui, je préfère préciser pour tous ceux qui n’auront pas compris qu’il ne s’agit que d’un virtual, et qui se fatigueront à écrire « bah si c’est pour en faire une merde électrique… » Ouais, y’en a quand même paquet de malheureux qui se prennent un peu trop au sérieux, sans en avoir forcément le level.

En attendant, Sebastiano s’est évertué à respecter les dimensions et les proportions de l’italienne même si au passage, elle a perdu ses portes arrière. Après quelques sketchs, il a finalisé le style, poussant le vice à l’imaginer en habit de combat, prête à aller en découdre dans les spéciales du WRC.

Bien entendu, tout ceci ne restera qu’un rêve, même s’il se murmure déjà que la compacte italienne pourrait faire un vrai come back en 2028 sous l’égide de Stellantis. Mais celle là c’est sûr, elle carburera à l’électrique !

© Sebastiano Ciarcia