Le break Volvo 240… malgré son physique de parpaing, il est aussi pratique qu’un sac à dos. Niveau fiabilité et robustesse, autant dire que si l’apocalypse arrive demain, il sera surement la seule trace humaine qui reste sur Terre ! Oui, le break Volvo 240, c’est un pan de l’histoire à l’image des pyramides. Par contre en ce qui concerne le fun, vous pouvez repasser… ou pas. Car finalement, plus c’est sérieux, plus ça donne envie d’être décoincé. Et avec un 2JZ, ça marche plutôt bien !

'93 Volvo 240 Wagon 2JZ GTE - Papa, c'est quand qu'on arrive ?! 1

 

On les aime bien celles là !

C’est vrai que niveau éclat’, on fait mieux qu’un break Volvo 240 d’origine… oui, parce que si on décompose, c’est justement ce genre de caisse qui propose un challenge intéressant et excitant. Ah bah si ! Faire d’une sportive une sportive, y’a pas de quoi péter le champagne ! Par contre, partir d’un tromblon, ou du moins d’une caisse qui n’était pas venue pour chauffer la salle, ça c’est de la prouesse. Un Lada Niva, un Kangoo, une Fiat 125 ou encore une 2CV Fourgonette, transformés en sleeper, c’est vrai qu’ici on les aime bien…

 

A la règle et à l’équerre !

Du coup, ce break Volvo 240, il n’a pas perdu son ADN de déplaçoir favori d’antiquaire, si ce n’est que le temps risque de passer beaucoup plus vite entre deux livraisons. Physiquement, rien ne vient perturber les traits que le designer suédois Jan Wilsgaard a tracé à la règle et à l’équerre au début des 70’s. C’est carré, c’est robuste, c’est pratique ! Rien de plus, rien de moins. Enfin si, une robe bleue scotia toute neuve, des vitres teintées et un jeu de CCW Classic en 17″ pour remplir les ailes pendant que les boudins Continental ExtremeContact Sport de 225/45 et 255/40 se chargent de négocier avec l’asphalte.

 

Du grip…

Pour les aider, les trains roulants sont maintenus par des combinés filetés JRZ RSPro réglables aussi bien en hauteur qu’en dureté. A l’arrière, la barre Panhard est signée Kaplhenke et toutes les barres, biellettes, rotules et roulements ont été renforcés. Pour le freinage, le break suédois a reçu des étriers et des disques empruntés à un Porsche Cayenne avec plaquettes Hawk et durites avia’. Autant dire qu’au premier soudage, c’est traces de chicots sur le cerceau !

 

471 ch et 653 Nm

Bon, vous vous dites que le gars n’a pas fait les choses à moitié. En même temps, le gazier d’origine a été mis à la retraite forcée. A sa place, c’est une 2JZ GTE qui a emménagé entre les ailes avant. Mais ça aurait été trop simple de se contenter d’un plug’n play… alors en y étant, il est allé faire un stage chez MA Motorsports dans le Maryland pour se voir équipé d’un turbo BorgWarner S366 greffé à un collecteur Full-Race et associé à deux wastegates Turbosmart de 40 mm. Radia et échangeur sont en alu et comme ça, en vrac, on peut compter des arbres à cames plus pointus, un allumage Mil-Spec, une gestion Motec M130 avec carto signée John Reed Racing, une admission directe avec papillon Bosch de 68 mm, rampe d’injection gros débit avec injecteurs Injector Dynamics 1050x et une ligne inox. Une fois tout mélangé, ce sont 471 ch et 653 Nm qui filent aux roues arrière via une boite 5 manuelle avec embrayage double disque Clutch Masters, un différentiel à glissement limité Wavetrac et un arbre de transmission sur mesure.

 

Avec femme et enfants

Autant dire qu’ainsi armé, le break n’a plus grand chose à voir avec la familiale qu’elle était dans les 90’s. Quoique… l’habitacle signé par l’équipe de Obsession Motor Sports, voit débarquer des baquets Recaro, une console centrale sur mesure, un volant Momo, un dashboard numérique Motec encastré devant le papa pilote dans un boitier en carbone. Ajoutez y la clim, les portes gobelets, une sono Kenwood et la banquette arrière afin de recevoir les jumeaux et s’il le faut, Kiki le caniche

 

Sleeper familial !

Sinon y’a aussi la place pour les valises ou pour l’armoire de la grand mère ! En gros, ce break Volvo 240 a conservé tout ce qui faisait son charme. Familiale et utile, rien ne change… si ce n’est qu’il mettra bien moins de temps pour rejoindre le lieu des vacances avec madame et les gosses !

 

 

© BrianWilkerson via BaT