Avant toute chose, sachez que le titre est mytho : Cette BMW n’a quasiment plus rien d’une 318is à part la caisse. Cette E30 a été revue de fond en comble dans un mélange de styles tellement subtil et efficace qu’il flirte avec la mixologie… Enjoy !

BMW 318is Pandem

La E30 que vous avez sous les yeux en impose, bodybuildée par un kit Pandem bien hardcore avec ses extensions d’ailes XXL à visserie apparente et son gros becquet queue de canard. Menaçante, elle a une gueule d’American Staff qui vous mate du coin de l’œil, l’air de dire qu’il va salement vous dérouiller en cas d’intention hostile ! Cet aspect trapu et brutal est encore renforcé par la présence d’une jupe arrière AC Schnitzer et d’un gros double sortie Borla : solide sur les appuis, esprit Street Racing pur jus !


BMW 318is Pandem

Paradoxalement, ce look agressif est atténué par sa discrète teinte gris métal. On aurait pu s’attendre à une teinte criarde réhaussée d’une bardée de stickers pour finaliser un style Drift, il n’en est rien. De même, les passages de roues n’abritent pas de jantes à bâtons racing, mais de classieuses AC Schnitzer démontables en 17 avec partie centrale gris anthracite et l’auto est posée au sol par une suspension air ride. Pour le reste, hormis des phares fumés, aucune fioriture. Alors ? Dr Cleanlook ou Mr Streetracer ?

BMW 318is Pandem

Ouvrons la portière et grimpons à bord. Le traitement de l’habitacle fait clairement pencher la balance coté Dr Cleanlook. Un magnifique cuir rouge habille la sellerie et les panneaux de portes, idéalement accompagné par un volant AC Schnitzer d’époque et un short shift de Z3 avec pommeau et soufflet alcantara à surpiqures Motorsport, élégance totale. Des cerclages de compteurs alu et 2 petits manos additionnels à la base du levier de vitesses apportent la touche finale.

BMW 318is Pandem

L’ambiance à bord est digne d’un Pullman, fleurant bon le luxe, le confort, la qualité de fabrication et de finition. Autant de qualités qui ont contribué à bâtir la réputation Premium de la marque bavaroise dans les 80’s : perfect ! Cependant un détail interpelle : un logo M3 sur les tapis de sol ? Comment une faute de goût digne d’un 316d bolidé by Wish Performance peut-elle se retrouver au cœur d’un projet aussi abouti ?

BMW 318is Pandem

Bon, essayons d’oublier cette horreur en allant voir ce qui a été fait sur le moulin, ouvrons le capot… Hello Mr Streetracer ! Exit le 1800 4 pattes d’origine, c’est un gros 6 cylindres 3.2 litres de M3 E36  gavé par un compresseur Vortec et des injecteurs gros débit qui anime désormais la bête : viril ! La puissance est transmise aux roues arrières via une boite Getrag 5 rapports avec embrayage renforcé et DGL, des trains roulants de E36 se chargeant de garder à peu près l’auto sur la route lorsque la cavalerie déboule. Le freinage a également été cannibalisé sur une E36. Ils n’étaient pas si mal que ça ces tapis en fait !

BMW 318is Pandem

Le résultat est bluffant. Tous les aspects du véhicule ont été revus, carrosserie, habitacle, mécanique, châssis, et à chaque fois les choses ont été faites en grand. Kit large, peinture, sellerie complète, mise à jour des trains roulants, swap moteur ET prépa suralimentation. Y a pas à tortiller, c’est du très, très lourd !

BMW 318is Pandem

Mais au final, plus que l’accumulation de factures à minimum 4 chiffres, c’est surtout le goût certain du proprio qui donne tout son caractère à cette auto. Il a non seulement su donner un look unique à sa monture en mélangeant habilement les pièces et codes esthétiques de différentes tendances, mais il a également réussi le tour de force de modifier de façon extrême l’auto tout en conservant son identité de coupé bourgeois. De la pure mixo j’vous dit !!!

BMW 318is Pandem

©Bringatrailer.com