Quand on entend Ford Escort Mk1, on entend Rallye, Mexico, et même « Fast and Furious ». Vue le jour en ’68, l’Escort Mk1 eu un panel de moteurs anémiques comme pas mal de caisses de sa catégorie à cette époque. L’Escort qui suis, c’est des injections de stéroïdes par fûts de 220 litres. Gardez juste la folie, là où on va, la raison n’a pas sa place.

Ford Escort Mk1 : V8 Mystère 1

Pour concurrencer une certaine Gordini, Ford accoucha de la belle RS1600 héritière de la RS2000 que tous « caisseux » qui se respectent, connaissent. « Aller, cette fois-ci, on la laisse Full Stock la mamie », n’est certainement pas la phrase qu’a prononcé SHP Engineering. Et le résultat est tout simplement bestial. Gardant le « style » visuel d’origine, les ailes avants et arrières musclées mais toujours collant au style de l’époque, les jantes à gros déports et l’aileron digne d’un Pikes Peak, cette Escort est remontée à bloc prête à distribuer des uppercuts et a péter des cloisons nasales.


Ford Escort Mk1 : V8 Mystère 2

De quoi s’envoler sur une course de côte, tout l’aérodynamique est là, pas que pour fait beau. En dehors du style abusé, c’est un châssis fait de tubes avec une coque en fibre de verre. La seule chose qu’on pourra reconnaître à l’intérieur, sont les deux aérations centrales sur le tableau de bord comme sur la Mk1 d’origine. Tout l’attirail de compétition est présent : Arceaux de sécurité complet, baquet en fibre de carbon, compteur DTM et Jean passe (dites bonjour à Jean).

Vous brûlez d’impatience de connaître ce qu’il y a sous le capot ? Nous aussi ! D’après mes recherches, plusieurs sources indiqueraient que c’est un v8 Cosworth autrefois monté dans une Austin Metro « hybride » (j’ai pas dit 6R4 !) conduite par Colin Mcrae lui- même ! Ce qui, soit dit en passant, chargerait deux cartouches dans le fusil de l’insolence. Et d’autres indiqueraient que c’est un v8 conçu par RPE (Radical Precision Engineering) à partir de DEUX haut-moteurs de Suzuki Hayabusa sur le même bas moteur. « Ah ! » Oui, ils ont osés. Dans les deux cas, ça chante et ça envoi du bois. Il y a un flou total au niveau de ce moteur, selon les années et les sources, toutes se contredisent ce qui anime encore plus notre désir d’en savoir plus sur ce fameux V8 mystère.

Ford Escort Mk1 : V8 Mystère 7

450ch pour 700kg c’est déjà très bien pour une Escort, et le résultat fait qu’elle est une adversaire redoutable en course de côte car ses puissances ne se sont pas démesurées. Vu le châssis et la préparation ahurissante, on ne risque pas de se faire surprendre à la première sortie de courbe. Pour tenir la bestiole, il aura fallu quand même monter des étriers doubles piston GP2 Alcon, et des amortos Penske 8300 à triple réglages (entre autres). De quoi vous sauver les miches si vous avez pas cerveau.

Ford Escort Mk1 : V8 Mystère 12

On aime ou pas, vous aurez de toutes façons que deux réactions disponible dans votre cortex préfrontal : « Nia Nia, c’est du gâchis ! » ou « Shut up and take my money ! ». Au volant, on ne regrettera pas la radio, la symphonie du V8 (peut importe sa provenance) saura nous chuchoter à l’oreille d’un souffle chaud et légèrement humide de tartiner comme un ours.

Ford Escort Mk1 : V8 Mystère 13

Préparée principalement pour les courses de côtes en Europe, elle remporta la 1ère place du Classic & Retro Pro Class au Royaume Uni en contre-la-montre. Importé au USA en 2017, elle fut vendu cette année 57 500 $. Chers lecteurs ; Si vous êtes au courant de sa préparation, et que vous savez exactement quel V8 se trouve sous le capot de cette vilaine petite Escort, dites le-nous en commentaire, on veux savoir exactement ce qui anime ce monstre !!! En attendant, une petite vidéo la présentant sur un banc d’essai vous fera ouvrir vos tympans de jeunes droguées à l’octane et à l’huile.

© Meganev661 via BaT