’78 Toyota Cressida – Shakotan vodka !



Vous cherchez un berline old school, rare, originale, avec un style atypique, sans pour autant sacrifier le plaisir de rouler à bord sur l’autel d’une fiabilité douteuse ? Lorgnez du côté des japonaises… Et si vous hésitez encore, la Toyota Cressida qui arrive pourra finir de vous persuader…!

Il y a quelques années, alors que je comatais lamentablement devant la téloch’, la télécommande greffée dans la main et le doigt tapotant frénétiquement sur les touches pour faire défiler les chaines, je suis tombé sur un reportage qui expliquait que les caisses japonaises rincées étaient généralement importées en Russie de l’est. Il y pullulait une grosse communauté de RHD, a tel point que les grandes villes russes bordées par l’océan Pacifique, possèdent une moyenne hallucinante de 834 voitures pour 1000 habitants… dont 80% sont d’origine japonaise. Il faut savoir que Vladivostok est le port le plus important du Pacifique et n’est situé qu’à quelques centaines de kilomètres des côtes japonaises. 


Toute cette partie géographique, qui fera de vous le gendre préféré lors de votre prochain repas dominical, pour expliquer pourquoi nos voisins russes sont aussi friands de caisses japonaises RHD. Enfin, c’est le cas d’Aleksey qui partage la route au volant d’une Toyota Cressida de 1978. Alors l’histoire aurait pu s’arrêter là, mais on est sur De l’essence dans mes veines… fallait bien qu’il y un p’tit truc en plus pour qu’elle finisse ici. Et le p’tit truc, il s’appelle Shakotan !

Le Shakotan est un des nombreux styles japonais. Il fait référence aux caisses de tourisme des années 70 et 80, avec des kits larges, qui flirtent avec le bitume, à la limite de l’excentrique, sur lesquels on rajoute souvent une sortie d’échappement inspirée des Bosozoku. Un ou plusieurs tubes fièrement dressé dans le ciel… c’est spécial, mais comme toutes les productions japonaises, on reste scotché par le level et la qualité des prépas. C’est propreté clinique assurée !

Du coup, pour obtenir ce style bien particulier, Aleksey n’a pas lésiné. Fender flares, radia’ d’huile déporté, suspat’ sur mesure, lèvre avant maison, tout comme la ligne d’échappement, moyeux modifiés pour accueillir des SSR Mesh chaussées en Toyo Proxes T1R. Bien entendu, la peinture noire et les chromes qui habillent la berline sont nickels ! L’habitacle reste d’origine, juste agrémenté d’un volant bois Momo.


Elle vous plait ? Bon, il ne vous reste plus qu’à en dénicher une… et là c’est une toute autre histoire ! A moins que vous n’aimiez bouffer des kilomètres… comptez quasiment 12000 bornes pour aller la chercher à Vladivostok !

© Denis Minchenkov


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