Ferrari 288 GTO Evoluzione – Proto mort né !



Ferrari… GTO. Le nom qui fait fantasmer tous les petrolheads ! Ce coup-ci, on va s’intéresser à celle de 1984, la 288, développée pour pouvoir aller se frotter au Groupe B en rallye. Donc si la 288 GTO a permis de décrocher le ticket d’entrée, l’Evoluzione devait représenter le modèle de course définitif… Modèle qui restera qu’un proto sans connaitre aucune course, aucune spéciale et aucun circuit !

La 288 GTO fut produite à seulement 272 exemplaires. Elle allait donner le top départ à une famille bien spéciale au sein de la gamme Ferrari, celle des supercars, qui allait voir s’enchainer des beaux monstres avec la F40, la F50, l’Enzo et jusqu’à la récente LaFerrari. 

Alors si ses grandes soeurs verront le jour dans un but plutôt mercantile et marketing, la 288 GTO, elle, c’était pas sa faute ! A la base, le Commandatore s’en tapait de voir ses engins de pavaner sur les parkings des palaces ou dans les centres d’entrainement des club de foot ! Non, la 288 GTO devait d’abord permettre à Ferrari d’aller se frotter à l’élite du rallye en Groupe B, et notamment une certaine Porsche 959 qui manquait de rivales ! Donc la version stradale n’avait pour ainsi dire que seul et unique but de décrocher l’homologation, d’où le “O” pour Omologato, on ne change pas les formules qui gagnent à Maranello !

Mais pour la course, la GTO devenait Evoluzione. Et si la 288 était déjà plutôt bestiale, l’Evoluzione était juste démoniaque. Surtout que son développement allait se faire en plusieurs étapes.

La 1ère était de pousser le V8 jusqu’à ses derniers retranchements et de voir jusqu’où il pouvait aller sans trop modifier les organes internes. En parallèle, une autre équipe se chargeait du châssis histoire de pouvoir affronter tous les différents types de terrains qui allaient l’attendre. Enfin, une dernière équipe s’occupait de la carrosserie, sans aucune contrainte esthétique, avec pour seul but l’efficacité, tout en prenant en compte qu’une telle pompe à feu allait nécessiter de l’apport en air frais… beaucoup d’air frais !

Au niveau mécanique, le V8 2.9l Biturbo allait encaisser 650 ch. Il allait ensuite être greffé au châssis avant que la caisse viennent recouvrir le tout. Ailes plus larges, aérations à tous les étages, aileron XXL posé sur les fesses… la voiture fut validée et la production pouvait commencer… avant d’être interrompue ! Le Groupe B venait d’être annulé par la fédération… 

Il n’empêche que sur le papier, la 288 GTO Evoluzione effrayait les chronos. Avec 940 kg, elle pouvait taper du 368 chrono. Avant d’y arriver, elle passait la barre des 100 km/h en 4 secondes, et 6 secondes plus tard, elle roulait à plus de 200. 

5 exemplaires et puis s’en vont ! Déception, rancoeur ? Non, rien de tout ça. Car si vous regardez attentivement la 288 GTO, on devine ce que Ferrari va en faire. Elle va juste servir de base et évoluer pour devenir un peu plus tard la F40. Il n’empêche que les 5 exemplaires auront chacun leur carrière… à leur façon !

La 1ère a été utilisé pour le développement du moteur de la F40, elle finira avec 530 ch sous le capot avant d’être vendue à Pierre Bardinon, célèbre collectionneur français et propriétaire du circuit de Mas du Clos, qui s’en séparera pour s’offrir une F50 neuve. La 2ème a aussi servi de base pour la F40 et a été conservée par Ferrari. Les 3 autres modèles, sont restés 100% identiques aux spécificités de la 288 Evoluzione d’origine. Toutes ont été vendues. Une en Italie avant de partir pour l’Angleterre. Une autre fait partie de la collection du Sultan de Bruneï. La dernière a été achetée par Jacques Swaters, patron du Garage Francorchamps et de l’écurie Francorchamps. 

Enjoy…

© Exotic Affinity

© DtRockstart/ Photos via signatures éventuelles


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