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Depuis que j’ai ouvert DLEDMV, je vous le répète à longueur d’article. Toutes les caisses ont du potentiel pour rouler différent à partir du moment où on ne surcharge pas. Mais faut reconnaitre que certaines sont devenues des bases plébiscitées qu’on croise à toutes les sauces. Ca devient le cas de la BMW 2002… qui s’impose comme un incontournable du restomod.

L’avantage de la BMW 02 en général et BMW 2002 en particulier, c’est qu’il ne lui en faut vraiment pas beaucoup pour devenir réellement bandante. En plus, son histoire et son pedigree la rendent par définition sportive même si en fait, la famille 02 était aussi large que variée. Ainsi, si la 2002 devient plus que recherchée, il pullule à ses côtés des 1600, 1602, 1802 et 1502, plus accessibles (enfin pour le moment, mais ne trainez pas !) et qui ne cherchent qu’à se viriliser… Il n’empêche qu’en 75, la 2002 allait tirer sa révérence au profit de la « petite » 1502 (qui allait disparaitre en 77) mais surtout de celle qui allait inaugurer la nouvelle famille des série 3, la E21.

Du coup la BMW 2002 qui s’tortille devant vous est un des derniers modèles sortis d’usine, et qui a passé sa vie de l’autre côté de l’Atlantique. Une vie de dur labeur puisqu’elle l’a terminée au fond d’un garage, le moteur rincé dans l’attente d’une remise en état qui n’est jamais arrivée… du moins avec son ancien propriétaire. Il lui faudra changer de main pour avoir enfin droit à une cure de jouvence agrémentée des quelques modifs qui vont bien… et quasiment obligatoires quand tu vois le level de la voiture !

Pour commencer la caisse a été refaite. Ses ailes ont été rabotées afin d’accueillir les extensions et à l’avant, une lèvre est venue amplifier son agressivité. Le bon Turbo Look des familles ! Mais ça lui va tellement bien. Histoire de peaufiner le style, on retrouve le petit baquet ducktail sur le coffre, un petit pare-choc chromé à l’arrière et le deux antibrouillards positionnés de chaque côté de la célèbre (et regrettée !) calandre à double haricots. La tôle est ensuite habillée en Fjord Blue, la même teinte qu’elle avait le jour de sa sortie d’usine.

Les ailes sont remplies des jantes d’origine en tôle, mis à part qu’elles ont été élargies pour s’afficher en 8 x 13″ et 205/60 afin de bien venir flirter avec le bord des extensions. Derrière se cache un freinage upgradé composé de disques perforés mordus par des étriers deux pistons avec durites avia’. Les suspensions font maintenant confiance à des coilovers réglables accompagnés de barres stab’ Ireland Engineering. L’arrière reçoit un camber kit, l’avant est renforcé par une barre antirapprochement et tous les silent blocks sont en polyuréthane.

Il fallait bien ça pour encaisser les watts. Plutôt que de rénover le bloc d’origine, il était plus simple de le remplacer. Ainsi, on retrouve entre les ailes un M10, le 4 cylindres 2.0 l d’une 2002 Ti qui est allé faire un stage chez Steve’s Machine Shop, un speedshop, basé en Californie, qui va se charger de revoir le gazier de fond en comble en y greffant de nouveaux arbres à cames, des ressorts de soupapes plus rigides, de nouveaux culbuteurs et deux carbus Weber 45 DCOE horizontaux avec admission par cornets. Le 4 pattes expire à travers un collecteur et une ligne full inox. Si d’origine il affichait 120 ch, une fois passé entre les main du sorcier californien, il est donné pour 140 – 150 ch, qui filent aux roues arrière via un volant moteur allégé, un embrayage stage 1, une boite 4 manuelle au rapport final raccourci et accompagné d’un différentiel à glissement limité. Avec seulement une tonne à s’trimbaler, doit déjà y avoir largement de quoi s’amuser en signant l’asphalte de deux traces noires.

Le tableau ne serait pas complet sans un habitacle au level avec un traitement aussi classe que simple et sobre. Des baquets Recaro et une banquette de E24 ont été installés et tendus de cuir noir pendant que la moquette a été remplacée. Pour le reste, c’est de l’origine… et ça claque bien comme ça. De quoi en profiter en mode cruising le coude à la portière ou de se défouler en fonction de l’humeur de son pied droit !

© manofied via BaT