Sélectionner une page

Si aujourd’hui la Malibu est une familiale lambda dans la famille Chevrolet, sachez que lorsqu’elle a commencé sa carrière en 1964, elle n’était en fait la finition haut de gamme de la Chevelle et pouvait recevoir en option l’option SS (Super Sport) qui n’était qu’à ses débuts qu’un simple pack esthétique. Puis, c’est parti en couille et pour ne rien arranger, le restomod est venu s’en mêler !

A la fin de l’année 63 (millésime 64), quand la Chevrolet Chevelle débarque sur le marché ricain, ce n’est qu’un modèle (berline, coupé, cab’ et wagon) qui vient combler le vide entre la « petite » Nova et la grosse Impala. Elle n’est disponible qu’en deux finitions (300 et SS) auxquelles viennent se greffer une ribambelle d’options et de packs. Et comme d’hab avec une caisse américaines, chaque millésime va avoir droit à son lot de modifs, que ce soit esthétiques ou mécaniques. Plus de nouvelles options, de nouveaux blocs qui viennent soit en remplacer d’autres, soit compléter la gamme, des packs et des finitions supplémentaires… bref, ça devient vite le bordel et on finit par s’y perdre avec des voitures produites à la chaine, mais quasiment toutes différentes les unes des autres, avec comme d’habitude, une licorne au sein de la famille, à savoir la Chevelle SS Z-16… mais ceci est une autre histoire.

En 68 elle reçoit son premier restyling. Le gabarit ne change pas mais les lignes s’arrondissent et le look s’affute. En fait, la Chevelle devient plus vive. L’empattement est raccourci alors que l’habitacle est reculé. Ainsi l’avant est plus long et le cul est tronqué, lui donnant une allure de fastback. Au final le dessin affiche plus de dynamisme et devient plus sportif. Sachant que le style ne va cesser d’évoluer avec une nouvelle face avant pour le millésime 70, qui sera une nouvelle fois modifiée en 71.

La voiture devient populaire et les chiffres de ventes s’envolent.C’est l’occasion pour Chevrolet de passer aux choses sérieuses en faisant évoluer la SS qui au fil des millésimes, recevra le 396 ci (6,5 l) de 355 ou 380 ch, mais aussi le L72 427 ci (7,0 l) de 431 ch ou encore, le LS5 454 ci (7,4 l) dont la version la plus énervée affichait 456 ch.

En 73, comme beaucoup de pony car devenu muscle, l’histoire s’arrête. Bridés dans tous les coins, les V8 deviennent asthmatiques et la Chevelle perd son sex appeal avant qu’en 78, la Malibu ne finisse par prendre le relais.

Celle qui nous intéresse aujourd’hui est une « simple » Chevelle Malibu sortie d’usine en 70. Usée, ruinée, elle avait besoin d’une bonne remise en état. Le chantier va être lancé en 2021 et, en y étant, elle va passer à la sauce SS. Oui, une réplique… mais au moins, aucune Chevelle Malibu SS n’a été sacrifiée dans le scénario ! Surtout que cette bestiole noire, les SS, elle les fracasse.

Une fois mis à nu, les châssis a été entièrement refait et revu avec triangulation, barres et combinés. Le freinage est maintenant signé Bear avec disques et étriers XXL à assistance électrique. Enfin l’ensemble est posé sur des Billet Specialties en 18″ devant et 20″ derrière, chaussées en BFGoodrich g-Force T/A KDW de 245/40 et 275/35.

A l’avant, le V8 n’a plus rien à voir avec le gazier d’origine. Entre les ailes, on retrouve maintenant un 572 ci… oui, un 9,4 l gavé par un carbu quadruple corps Demon 750 cfm, et libéré par une ligne sur mesure. L’alimentation a été revue pour coller avec l’appétit du monstre qui revendique 621 ch mais surtout, un couple qui dépasse les 1100 Nm ! Une minute de silence pour la boite 6 manuelle Richmond, l’arbre de transmission et le pont 9″ !

Malgré son pedigree, la Chevelle cache plutôt bien son jeu en se contentant d’un look de SS, noire, bandes grises, chromes étincelants et basta. Dedans, c’est pareil, tout a gardé le look d’origine, si ce n’est que les sièges ont été renforcés et que la sellerie en vinyle noir a été entièrement refaite. Ne cherchez pas de modernité délirante, puisque l’autoradio continue de manger des K7 et que même la clim est aux abonnés absents.

Non, c’te Chevelle Malibu SS replica, c’est la parfaite représentante de l’esprit muscle car, du genre à laisser de grosses traces noires sur 400 m avant de filer en mode twerk en hurlant de la gamelle à tue tête !

© eurotechmotorsports via BaT