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Dans les 90’s, le BTCC c’était pas pour les p’tits garçons ! Le championnat britannique a toujours été réputé pour voir débouler les pilotes chauds… Et pour la saison 93, c’est une allemande pilotée par un pilote allemand qui allait mettre tout le monde d’accord. La BMW 318i alignée par Schnitzer et domptée par Joachim Winkelhock et Steve Soper…

A la fin de la saison 92, c’est un peu le bordel dans le programme Touring Car de BMW. Les règlements vont changer aussi bien en DTM que dans le BTCC. Jugé défavorable, BMW UK arrête le programme des 318is géré par Prodrive en Angleterre pendant qu’en Allemagne, BMW interrompt l’engagement confié à Schnitzer.

Chez Prodrive, on décide alors de se tourner vers le DTM en coopération avec AMG (même si finalement le programme n’aboutira pas) alors qu’à l’inverse, Schnitzer décide d’aller lorgner du côté du BTCC. Deux BMW 318i vont ainsi être alignées pour la saison 93 et confiées aux pilotes maison, l’allemand Joachim Winkelhock et le britannique Steve Soper.

Pour cette nouvelle saison, fini les coupés. Les voitures officielles engagées se doivent d’être des berlines, exception faite pour quelques teams indépendants qui peuvent engager des voitures des saisons précédentes. Pour cela, chez Schnitzer, on part d’une berline et on va y mettre sa race. Au niveau des blocs, le règlement impose des 2.0 l atmo. C’est ainsi que l’allemande va se retrouver avec une version dégonflée du célèbre S14. ‘Fin tout est relatif puisqu’avec 290 ch pour 1050 kg, la E36 va vite devenir la bête à abattre.

Les deux pilotes vont écraser les sept premières courses de la saison. Seul Tim Harvey réussira l’exploit d’accrocher une victoire avec sa R19 à Donington Park. La seconde moitié de la saison va voir les autres écuries reprendre un peu des couleurs. Nissan, Toyota, Vauxhall, Renault ou encore Ford vont se partager les victoires. Un partage de point qui va bien entendu faire les affaires de BMW et de Winkelhock puisque le duo allemand va clôturer la saison avec le doublé pilote / constructeur, Steve Soper s’offrant la deuxième place au général. Une domination sans aucune discussion.

La saison suivante, le plateau va s’étoffer et voir l’arrivée de la Volvo 850, de la Laguna mais aussi d’une italienne dévergondée, l’Alfa 155. C’est elle qui va venir perturber les plans des allemandes et remporter le titre 94. Mais tout ceci est une autre histoire…

© Race ArchiveGirardo & Co

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