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Les break sont morts… paix à leur âme. Ils ont été sacrifiés sur l’autel des SUV et des Crossover. Tu parles d’une loose ! C’est là que tu te dis qu’on a pas vraiment gagné au change, parce qu’entre un Duster, un Peugeot 5008, un Ford Kuga et cette bestiale BMW 530i Touring shootée au M62, c’est pas compliqué, y’a pas photo…

Enfin si, y’a des photos, juste pour montrer que finalement, les break sont devenus la familiale des rebelles. Quand plus personne n’en veut, ils se transforment en solution pour se démarquer, rouler différent. Bon vous m’direz, ça a toujours été un peu le cas. Mais au delà de l’aspect pratique, suffit d’y coller quelques bricoles pour le faire sortir du lot. En tout cas, si vous étiez en train de rechercher l’engin qui peut combiner raison et passion, en total manque d’inspiration, prêt à craquer pour un Crossover à la personnalité d’une pantoufle, cette BMW 530i Touring risque de vous donner des idées.

La teutonne est sortie d’usine en 94. Une BMW 530i Touring sans rien de bien spécial si ce n’est qu’elle arborait le célèbre logo au bout de son capot. Symbole de sportivité, surtout avec un V8 M60B30 entre les ailes avant. Un 8 pattes de 3.0 l pour 218 ch et 290 Nm, capable d’expédier les 1600 kg de l’allemande de 0 à 100 en moins de 8 secondes, de passer le 400 m en 15,4 et le kilomètre en 28. Le tout, en mode confort et luxe… sans oublier la touche de sport qui faisait partie de l’ADN de la marque munichoise. Bon ok, les chronos n’ont pas de quoi s’aligner au départ d’un time attack. Mais pour une caisse qui se veut avant tout familiale, ça peut largement le faire, surtout avec femme et enfants.

Et ça fonctionne encore plus pour celle qui vous pique déjà les yeux. Après 25 ans en mode stock, elle va changer de main en 2019 et en profiter pour passer par la case véner… mais soft. En tout cas, visuellement. Sa robe gris Sterling n’a pas changée depuis sa sortie d’usine. par contre, en y étant, elle reçoit un kit M Tech avec bas de caisse, pare-chocs, calandre et nouveau capot. Les ailes sont remplies par des Hartge en 17″ chaussées de Michelin Pilot Sport de 245/45. C’est sobre, mais ça claque la rétine.

Avec une telle gueule, fallait que ça roule un peu plus bas. Pour ce faire, la caisse est posée sur des amortos Koni Sport accompagnés de ressorts courts Vogtland, les liaisons sont renforcées alors que tous les silent blocks passent en Powerflex. Le freinage d’origine est jugé suffisant, mais remis à neuf histoire de calmer la charge du V8. Mis à part que le gazier n’affiche plus 3.0 l de cylindrée comme à sa sortie d’usine, mais un velu 4.4 l. Le bloc d’origine a été remplacé par un M62TUB44, l’autre V8 de la famille, fort de 286 ch et 42,8 mkg, qui faisait le bonheur des 540i, 740i et X5 4.4i. Forcément, du coup, l’engin il fait moins rire !

En plus, pour le débrider un chouill’, il reçoit une nouvelle gestion Kassel Performance, des filtre K&N dans la boite à air d’origine et une ligne complète inox décatalysée qui débouche sur un silencieux Magnaflow. Les watts filent aux roues arrière via une boite 6 manuelle Getrag 420G associée à un DGL de série 7 E32.

Ca claque dehors, ça claque dessous et ça claque aussi dedans. Sièges sport devant full élec, sellerie cuir, placage bois, ciel de toit en daim (avec toit ouvrant à double panneaux), volant et pommeau Racing Dynamics, sono Kenwood et compteurs adaptés aux nouvelles specs. Vous avez remarqué ? Pas de tablette tactile, pas de clim auto, pas de merdes vocales.

A l’arrivée, y’a pas match ! C’te BMW 530i Touring envoie du bois et affiche une classe à déglinguer… une moderne ! De quoi vous donner envie d’abandonner votre SUV !

© Czechmate via BaT