Elle a 50 ans, toujours la forme… et les formes ! La Ferrari 365 GTB/4, qui s’est fait sa réputation sur les circuits sous le nom de Ferrari Daytona, fête donc cette année ses 50 printemps. Elle a soufflé ses bougies et pour l’occasion, c’est elle qui nous offre un cadeau… un superbe shooting d’une des rares et bestiales versions Gr IV sortie de chez le sorcier Michelotto. 

A la base, la 365 GTB/4, c’est la réponse de Maranello à Sant’Agata Bolognese… En 66, quand Ferruccio Lamborghini sort la Miura, ça met un branle à la 275 GTB mais surtout, ça pique Enzo à vif ! Hors de question de se laisser ridiculiser par un fabricant de tracteur. Du coup, c’est réunion de crise chez Ferrari, et les ingénieurs ressortent les planches à dessins… On imagine la colère du Commendatore qui n’était pas réputé pour son calme et sa diplomatie ! 


2 ans plus tard, Ferrari présente la 365 GTB/4 avec son V12 4.4l toujours positionné à l’avant. Avec 352 ch, elle repasse devant la Miura en récupérant le titre de voiture de sport la plus puissante (Bon la 365 affiche 1T500 quand la Miura reste à 1T200). Mais quand la Miura reste sur la route, Ferrari lui, n’envisage pas une de ses voitures, sans l’engager en course. 

La 365 aura donc rapidement sa version no limit. Mis à part que jusqu’à maintenant, les Ferrari étaient d’abord et avant tout développées pour la course, puis ensuite, converties en versions routières. Ce sont les ventes des modèles routiers qui finançaient les engagements sportifs… sachant qu’Enzo apportait très peu d’intérêt aux routières (Qui n’étaient d’ailleurs que des modèles de course débadgés !), sa seule obsession c’était la course. Mais ça c’était avant… Car la 365 GTB/4 va d’abord devoir répondre à des ambitions commerciales avant de passer en mode racing.  Et à partir de 69, certaines voitures vont recevoir des caisses allégées à grands coups de fibre, alu et plexi et les V12 vont commencer à gagner des watts en passant à 400 puis 450 ch. 

En dehors des modèles préparés par des écuries privées, seulement 15 Ferrari 365 GTB seront estampillées officiellement par le biais de teams suivis officiellement par la Scuderia, dont celle de Michelotto d’où sort ce modèle jaune.

Pour l’anecdote, la surnom de Daytona a été donné par les journalistes de l’époque pour rendre hommage au triplé des 330 P4  lors des 24h de Daytona 67. Il n’a jamais été officiellement reconnu par Ferrari… 

© Tim Scott / Fluid Images for Bell Classics


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