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Vous connaissiez déjà la Ferrari  365 GTB/4 Daytona, la version Michelotto ou encore la Shooting Brake et vous croyiez tout savoir sur cette mythique et légendaire GT au V12 magistral ? Et bien ne bougez pas, on en a encore une sur la liste des courses, encore bien plus exclusive (si tant est que ce soit possible). Faites place au Spider NART !

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Je hais ces noms de bagnole trop long, on se croirait dans un sketch des Inconnus avec des chiffres et des lettres. Car oui j’ai mentionné le nom “Daytona” dans le titre, or je n’aurais pas du. Comme je vous l’avais déjà expliqué dans un article précédent, ce n’est pas une appellation officielle.


Vous savez, c’est comme ces joueurs de foot Brésiliens aux noms à rallonge et trop compliqués pour faire rentrer sur un maillot, ben la c’est pareil. Hein, qui aurait pu croire que le vrai nom de Juninho c’est Antônio Augusto Ribeiro Reis Junior ? Hein ? Pas moi en tout cas, parce que le foot je m’en cogne en vrai.

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Moi ce qui m’intéresse c’est les bagnoles, et plus particulièrement cette Ferrari. Comme vous avez suivi les liens que je vous ai mis plus haut, vous savez que derrière chaque Daytona se cache un Chinetti. En l’occurrence pour celle-ci il s’agit de Luigi. Un ancien pilote de course devenu importateur officiel Ferrari aux Etats-Unis grâce à ses liens avec le Commendatore. Et bien il est aussi le fondateur du North American Racing Team (d’ou le nom “NART”). Une sorte de filiale de la branche course de  Ferrari aux U.S.A.. 

Et bien Chinetti décida un jour qu’il voulait rouler cheveux au vent, mais en Daytona. Mais au lieu de faire les choses simplement avec sa disqueuse, il demanda l’aide de Giovanni Michelotti, un designer Italien (à ne pas confondre avec Michelotto, un célèbre concessionnaire préparateur qui officie encore à Padoue). Il passa commande d’un premier modèle en 1974, qui sera d’ailleurs présenté au salon de Turin la même année et d’un autre censé disputer les 24h du Mans en 1975 mais qui ne verra jamais la Sarthe.

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Le modèle qui illustre ces photos est le troisième exemplaire, fabriqué en 1976. Vendu par la concession Chinetti en 1971, puis récupéré 5 ans plus tard pour être expédié en Italie afin d’être transformée par Michelotti. Il était destiné à être offert à Marion Chinetti, la femme du boss. Reconnaissable à l’inscription “Marion” au dessus des poignées de porte.

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Au niveau modifs, je n’ai pas besoin de vous faire un dessin à priori. Bien que chaque modèle de Spider NART à été construit individuellement et comporte ses spécificités et ses petits détails propres à leur numéro de châssis, aucun modification majeure. A part le toit, cela va de soi. Les versions pistes étaient équipées d’un toit Targa tandis que les versions route qui étaient de vrais Spiders avec capote en toile. Le V12 reste quant à lui identique à la version coupé.

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Et surtout à ne pas confondre avec la Daytona Spider que vous avez pu voir dans la série 2 Flics à Miami, qui n’est autre qu’une “vulgaire” réplique sur base de Corvette C3. Quand la première se négociait autour de 50 000$ (quand même !), la NART oscille aujourd’hui autour de 600 000$. Et ouais, c’est le tarif pour une caisse qui gagne des prix en concours d’élégance et qui se fait faire une restauration intégrale au moindre gravillon coincé dans les rainures des pneus. C’est beau, m’enfin je sais pas vous, mais moi je préfère des voitures qui roulent…

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©RM Sotheby’s


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