L’Opel GT, c’est la baby Corvette européenne. Sauf que de notre côté de l’Atlantique, elle devenait plus petite, mais aussi recevait des moteurs indignes de sa gueule avec 90 ch pour la version la plus excitée ! Enfin ça c’était avant… avant qu’elle se retrouve swappée et turbalisée !

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En 68, quand Opel présente sa GT, vous aviez la gueule mais pas le sport… Au programme, c’était deux 4 cylindres. 1.1l de 59 ch ou 1.9l de 90 ch… même avec 970 kg dans la version la plus cossue, y’avait pas de miracle avec un 0 à 100 en plus de 11 secondes et une Vmax de 172 km/h. Elle aurait mérité mieux ! Enfin je vous rassure, la petite Opel GT a quand même séduit plus de 103.000 clients dont ue bonne partie d’entre eux aux USA où elle était commercialisée par le réseau Buick.


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Après, ce n’était pas une mauvaise caisse… Mais elle misait absolument tout sur sa gueule et l’ambiance de son habitacle. D’autant plus que la voiture se passait de coffre. Oui aucun hayon pour charger les courses ou les bagages ! Il fallait passer par l’intérieur et accéder à un espace situé derrière les sièges… digne d’une épreuve de Fort Boyard.

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Mais le charme faisait le reste. Ce look de mini Corvette. Cet habitacle plein de charme et de sportivité. Cette poignée qu’il fallait manier pour faire tourner les phares pop-up. Sa tenue de route. Et c’est tout… même si vous me direz que c’est déjà pas mal. Mais pour le reste, fallait oublier, surtout l’essentiel, le soudage de pédale de droite !

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En fait je trouve injuste que cette caisse n’ait jamais eu un ramage au niveau de son plumage. C’est pour ça que lorsque je suis tombé sur celle qui s’affiche devant vous, je n’ai pas hésité à vous en parler. J’ai toujours pensé qu’une prépa doit être cohérente et coller à l’esprit de la base. L’Opel GT est fine, compacte, légère… Y coller un V8 sur le train avant, c’est comme aller à la pêche avec un bazooka ! Ca sera efficace, mais ça n’a aucun charme… enfin presque !

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Mais alors, que cache ce modèle gris shooté au kit large ? Eh bien un 1.8l de Mazda MX5 accompagné de sa boite 5 manuelle. Au passage, il a embarqué un Garrett T28 pour se faire souffler dans le bordel, mais sans tomber dans l’excès, 180 ch, ça suffit largement pour donner des ailes au petit coupé allemand. L’escargot est monté en rear mount, sous la voiture greffé à une ligne inox sur mesure.

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Pour rester sur la route et encaisser la charge, le pont arrière et les trains roulants ont été empruntés à une Volvo 240. Les suspensions viennent du catalogue Koni et le freinage est signé Wilwood. Aux quatre coins, on retrouve des XXR en 15′ chaussées par des Primewell en 205/60 et 235/60.

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Pour ce qui est de l’habitacle, le tableau de bord reçoit maintenant sa batterie de manos ainsi que des compteurs mis à jour pour coller au nouveau gazier. Les sièges sont les mêmes que lors de sa sortie d’usine en 72, même si ils ont été rafraichis. Le volant et le pommeau sont probablement la seule faute de gout… Mais bon, chacun fait comme il veut dans sa caisse.

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Au final, si vous voulez rouler en Opel GT, oubliez le pathétique roadster sorti en 2007. Offrez vous plutôt un modèle des 70’s et offrez lui un swap… Il vous remerciera !

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