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Ah ben voilà, vous venez de décrocher votre permis, vous voulez vous faire plaisir mais sans non plus vous retrouver avec un 2ème fondement causé par une prime d’assurance exorbitante… La solution ? Choisir une caisse banale, anémique et pathétique pour ensuite la shooter aux hormones et en faire une petite teigne au caractère bien trempé… comme la Ford Fiesta MkIII XR2i qui débarque.

J’vais être franc avec vous, ce titre et cette intro, c’est un piège à cons ! Le shooting de cette Ford Fiesta je l’ai en stock depuis un petit moment, titré « Fiesta XR2i ». Restait plus qu’à trouver le temps pour poser les mots qui allaient vous la présenter. Voilà, c’est maintenant et j’allais parler d’une petite XR2i. Les projets sympas sont suffisamment rares pour les laisser passer, Tim étant déjà passé par là. Puis en matant les photos, je vois ce bloc, avec son admission badgée « 1.6 90 injection »… Stop, temps mort ! Depuis quand la XR2i elle a un 1.6l de 90 ch ? J’veux bien qu’un novice se fasse avoir… d’ailleurs on en verra surement passer quelques uns dans les commentaires, ‘savez, ceux qui commentent juste en regardant une photo et un titre… Les premières générations avaient bien un 1.6l mais avec 110 ch (133 sur la RS Turbo) avant de passer au 1.8l 16v de 130 ch…

Eh bien non, avec son petit 1.6l et ses 90 ch on est devant une Fiesta 1.6S. Rien de sportif, même si avec seulement 835 kg elle offrait une p’tite vivacité qui…ne demandait qu’à être dévergondée, sachant qu’il s’agit en fait du bloc de la RS Turbo débarrassé de son escargot.

Pour le dévergonder, la recette est simple et classique… Admission, ligne complète du collecteur jusqu’au silencieux, culasse de XR2i, nouvelle gestion avec un rupteur décalé de plusieurs centaines de tours. Les blocs Ford d’origine ne sont pas forcément des exemples de nervosité, mais ils sont indestructibles, et ont quasiment tous une variantes compet’ qui animent des formules de promotion en U.K. Donc ils ont de beaux potentiels et savent prendre des tours. J’en veux pour preuve cette monstrueuse Escort RS 1600 qui, une fois dopée, sortait un méchant 160 ch/l.

Quoiqu’il en soit, notre Fiesta S voit alors son 1.6l passer à 115 ch et venir chatouiller sa soeur XR2i. Et ce n’est pas fini, car une fois le bloc débridé, la voiture a subi une chasse aux kilos. Panneaux de portes en carbone, banquette dégagée, baquets, arceau, volant tulipé, nouveau pommeau… de quoi passer sous la barre des 800 kg. Le châssis a été optimisé avec des combinés filetés, un freinage revu à la hausse, le tout posé sur 4 Compomotive Mo5 en 15′ chaussées en Nankang NSII de 195/45.

Pour coller au nouveau potentiel, la voiture reçoit un kit complet de XR2i avec les pare-chocs et les bas de caisse. Elle s’habille en bleu pour contraster avec le gris des jantes. C’est propre et ça fait largement le job.

A l’arrivé, cette Fiesta est une fois encore la preuve qu’on peut se faire plaisir sans se ruiner. D’autant plus que souvent, ces caisses sont des teignes qui, une fois déchainées sur une petite route bien sinueuse, s’avèrent être de vrais jouets du genre à vous mettre de bonne humeur. Avec elle, nous n’arriverez pas le premier, mais vous serez surement celui qui ce sera le plus amusé… et c’est bien là le principal !

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