De nos jours n’importe quel clampin avec une GoPro est capable de se la coller sur le capot et de faire des vidéos de roulage. Mais rouler comme un débile sur route ouverte en plein Paris sans autorisation au volant d’une Ferrari (ou pas…) c’est autre chose ! Enfin techniquement c’est faisable, mais c’est débile ! Il y a 40 ans c’était quelque peu différent. Parmi les films longs et chiants dont je ne suis pas le public, Claude Lelouch a réalisé « C’était un rendez-vous » … En voiture Simone, on va être à la bourre !

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Résumé rapide de « C’était un rendez-vous » : les rues de Paris, le râle énervé du V12 d’une Ferrari 275 GTB, 8 minutes 30. Tourné sans trucage et sans accélération (enfin sans image accélérée, parce que si c’était sans accélération de la voiture on se ferait vite chier). Bon en vrai, la voiture utilisée pour le tournage était une Merco 450 SEL et son V8 6.9 de 286 cv. Pour la simple et bonne raison que les amortisseurs de l’allemande encaissait mieux les vibrations de la caméra que ceux de la Ferrari. La bande son de la féfé ayant été rajoutée en post-production.


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Mais là où on prend conscience de la taille des baloches du gars, c’est que Lelouch a tourné ça en une seule prise, sans autorisation, sur route ouverte, et sans préparation, le tout sur les restes d’une bande de 8mn30 d’un autre film et c’est lui qui conduit ! En 2016 il aurait probablement fait l’objet d’une procédure pénale pour « petit kiff à 200km/h en plein Paris, et je vous emmerde ». Mais pas en 1976 où il a été salué par la critique. Jeremy Clarkson aurait même déclaré que « C’était un rendez-vous » faisant passer « Bullitt«  pour un cartoon.

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En tout cas je sais pas ce que la gonzesse lui a promis mais ça devait être bien cochon pour rouler comme ça !

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