S’il est un engin qui symbolise les balades sur des plages californiennes, pied au plancher, en travers sur les dunes, des gerbes de sable propulsées à plusieurs mètres, la sono crachant un morceau des Beach Boys (Ca marche aussi avec 2Pac !) à fond avec à vos côtés, une blonde aux formes généreuses que peine à contenir un bikini rose pâle, c’est bien le Manx Buggy ! On va faire un tour ?!

Par contre désolé, il n’y aura pas Pamela ! Oui, toutes les blondes avec du 95C et un bikini s’appellent Pamela non ?! Quoiqu’il en soit, s’il faut se retrouver dans les méandres des différents constructeurs de Buggy, vous pouvez aller vous équiper d’un pack de 24 parce qu’on va avoir à causer pendant un moment !


Non, celui qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le “Number One”, the “King of the King”, le Magic Johnson du buggy, oui, le Magic Buggy en quelque sorte, Bruce Meyers.

A la base, Bruce, c’est un mec cool, peut être même un peu trop ! Il fume des trucs qui font rigoler, porte des chemises à fleurs dignes d’un vendeur de bagnoles niçois, et fait fondre des Chamallow sur un feu de camp la nuit au bord de la plage en chantant “Yougladi Youglada” ! Au delà de tout cela, notre homme a aussi la faculté d’être plutôt doué de ses mains, surtout lorsqu’elles tiennent des outils…


Un jour, il croise une bande de furieux qui se sont amusés à transformer d’anciennes Jeep. Ils les ont débarrassées de leur éléments de carrosserie ne servant à rien pour se contenter du strict minimum, châssis, moteur/boite, liaisons, roues, sièges et volant. On appelait ça du Dune Buggy… sachant que d’après des intellectuels de l’automobile (Si ça existe !) l’origine du nom serait français. Ca viendrait d’un carrossier parisien nommé Boquet, qui fabriquait des voitures hippomobiles… ouais, tirées par des chevaux ! Boquet… Buggy, bon, l’abus de Chamallow ou les cigarettes sans filtres, on ne saura jamais.

Quoiqu’il en soit, pour gagner sa vie, Bruce manie la résine… il fabrique des planches de surf, des coques de bateaux… Il décide alors de s’emparer d’un moteur de Cox, il le greffe dans un châssis tubulaire fait maison et l’habille d’une caisse en polyester qu’il équipe d’un arceau… on ne sait jamais. Nous sommes en 1964, et Bruce déambule sur les dunes avec un engin fun. Il n’en faut pas plus pour attirer l’attention des surfer et autres fidèles de la tong !

Bruce sent bien le coup… Il conceptualise son Buggy et fabrique alors une dizaine de kits qu’il propose à 1000 $… et c’est le bide ! L’engin est trop cher surtout quand on sait qu’à l’époque, une Mustang coutait 2400 $ ! Mais Meyers n’est pas stupide et revoit sa copie. Il décide alors de modifier un châssis de Cox qu’il va raccourcir pour adapter sa caisse. L’affaire est bouclée, le prix du kit commence à moins de 300 $ (Sans moteur) et le Meyers Manx entre dans la légende.

Le Manx, qui doit son nom à une race de chat, se vend et fait le buzz sur les plages californiennes. Les stars et maisons de production d’Hollywood vont s’en emparer. Certains iront même jusqu’à l’engager à Pikes Peak ! En 6 ans, plus de 7000 kits (Commercialisés sur plusieurs modèles) vont trouver preneurs ! Il n’empêche que Meyers, bien qu’inventeur de génie, demeure un gestionnaire catastrophique. En 70, il divorce, est rattrapé par les impôts et commence à ne plus supporter la pression de son quotidien. Si bien qu’en 71, l’entreprise Manx ferme ses portes et Bruce retourne à ses Chamallow !

50 ans plus tard, comptez minimum 15.000 € pour rouler en véritable Manx. A moins que vous ne préfériez un neuf… puisque depuis 99, Bruce a repris du service et propose à nouveau des kits et de quoi restaurer ou équiper un ancien de ses Manx. Et période oblige, il en a même développé un version électrique… Enfin, même à pile, niveau Coolattitud’, vous aurez du mal à trouver mieux que le Manx Buggy !

© infin81974 – NovaStar77 – Manx via signatures éventuelles


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