L’Opel Kadett, c’est l’archétype de la bagnole classée quasiment d’office dans le groupe des ringardes. Savez comme ce pote qui se retrouvait toujours le dernier choisi quand on faisait les équipes de foot ! Ben elle c’est pareil… Elle se coltine l’image d’une pauv’ caisse rincée et rouillée, genre le daily en mode bétaillère… Sinon, y’a la GSi… ou encore la Kadett GTE, et là, ça change quand même la donne !

On se poserait presque des questions et aller vérifier 3 fois qu’il s’agit bien d’une Opel Kadett. Pourtant, la compacte allemande n’a absolument rien à envier aux starlettes de la catégories qu’étaient les Golf GTi, Escort RS ou BMW 2002 Tii. Surtout qu’attention, avec la Kadett GTE, on a affaire à une légende des rallyes… 


Les titres, elle les a enfilés comme des perles, puisqu’elle était homologuée en Gr1, Gr2 et même Gr4. Sa spécialité, c’était les titre nationaux… Pologne, Autriche, Belgique, Turquie et Angleterre, plus des places d’honneurs en France, et un titre de championne d’Europe en 79 et celui du VLN en 83. 

Elle reposait sur une conception simple, propu avec moteur avant, et son 4 cylindres 1.9l puis 2.0l, était aussi robuste qu’un Panzer ! La voiture était bien équilibrée, facile à préparer, indestructible, et histoire de, coutait bien moins cher que ses concurrentes. Elle devient l’une des sportives les plus populaires des 70’s jusqu’au début des 80’s. Aujourd’hui, les allemands en sont gagas ! Ils lui vouent un véritable culte, surtout dans la version coupé qui pour ne rien gâcher, est une réussite esthétique.

Et Manuel fait partie des aficionados de la sportive au Blitz. C’est une GTE Ph1 de 1976. Mis à part qu’il a dégagé le 1.9l de 105 ch pour le 2.0l qui en développait 10 de plus. Sauf que maintenant il est gavé par 2 Weber 45 double corps, et qu’il évacue ses calories dans une ligne Powersprint libérée. Pas de recherche ultime de la puissance, de toute façon, ça n’aurait plus rien à voir avec la philosophie d’origine de la bête. Non, ici le but est de gagner de la hargne, d’allumer les tours comme des uppercuts… en se décrassant les tympans le temps pendant que les poils se dressent en même temps que le compte tour part à l’assaut de la zone rouge. 

Ajoutez à cela un poids de 900 kg, et un châssis maintenu par Bilstein, et vous obtiendrez la Kadett qui défile sous vos yeux… pas si ringarde que ça ! En tout cas, perso, j’aimerais bien l’admirer dans mon garage. Surtout que Manuel lui a rajouté 2 – 3 bricoles… Enfin, des bricoles comme les BBS LM en 7 et 9×16′ ET25 à l’avant et ET20 derrière. Elles sont chaussées en 165/40 et 205/40. 

Enfin l’habitacle est flambant, avec sa sellerie à carreaux, un volant Raid, un pédalier alu, la boite reçoit un short shift. Il reprend le code de l’extérieur, les couleurs mythiques de a GTE, jaune et noir. 

Oups, elle n’est plus d’origine… On s’en tape ! Elle est superbe et là, elle envoie du bois, aussi bien physiquement que mécaniquement. Encore une fois, ça prouve que la préparation, la modification, quand c’est bien fait et que ça ne dénature pas l’ADN de base de la caisse, ça passe 1000 fois et ça ne fait rien perdre à la côte de la voiture, au contraire. Les japonais, les anglais, les allemands, les italiens, les ricains l’ont compris y’a longtemps, il s’rait temps qu’en France les mentalités commencent enfin à sortir du 19ème siècle ! 

En tout cas, le Kadett GTE de Manuel est une pure tuerie… il ne lui manquerait plus que le numéro sur la portière et Walter Röhrl derrière le volant ! Une pure caisse DLEDMV Approved…

© DLEDMV via Manuel & signature éventuelle


Pin It on Pinterest

Share This