Au début des années 90, les constructeurs japonais se sont lâchés, Mitsubishi 3000 GT, Honda NSX, Toyota Supra, Nissan 300 ZX… Y’en avait pour tous les gouts, propu, atmo, turbo, intégrale… toutes affichant une technologie poussée et innovante pour venir taquiner les sportives européennes et montrer qu’au Japon aussi on savait faire. Mais celle qui allait vraiment sortir du lot, c’est la Mazda RX7… Surtout celle d’Alexander !

Mazda RX7 Type RZ... Hikari wa tadashī (Light is right !) 1

Alors que toutes les sportives qui venaient de l’archipel nippon essayaient d’en foutre plein les mirettes aux références européennes, notamment avec des fiches techniques en plusieurs épisodes, chez Mazda, on a préféré miser sur la “simplicité”. Ne commencez pas à faire cette tronche… Si le rotatif est pour vous une énigme mécanique, chez Mazda, on taquinait du Wankel depuis le début des 60’s… il n’y avait donc aucune raison pour qu’il ne se retrouve pas sous le capot de la 3ème génération de RX7.


Nous sommes en 92 quand cette 3ème et dernière génération de RX7 débarque sur le marché avec pour objectif de tenir ses rivales, mais aussi, d’aller enfin jouer la chasse au européennes. Chez Mazda on ne va pas chercher à révolutionner quoi que ce soit. Et à l’inverse de ses rivales japonaises, la RX7 ne va pas surfer sur la mode de la  technologie à tous les étages. Non, juste à faire de la FD une RX7 ultime en optimisant la FC qui était déjà pas mal, mais en manquait un chouill’ pour montrer son cul à ses rivales.

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Le dessin s’arrondit et saute à roues jointes dans la tendance du biodesign mais encore une fois, les designers ont su rester sobres et affiner le dessin. La voiture est aussi lisse qu’un galet et même à l’arrêt, elle reste dynamique. C’est un sans faute ! L’habitacle aussi sait se limiter à l’essentiel avec le cuir qui va avec. C’est propre, moderne, ordonné et tout tombe sous la main. Seule la finition permettra à un journaliste d’Auto Plus d’en faire des caisses ! Pour nous, l’essentiel et sous l’capot… le 13B-REW a été mis au point par Takaharu Kobayakawa himself. Ce nom ne vous dit probablement pas grand chose, pourtant, c’est cet ingénieur qui s’est chargé du bloc de la légendaire 787B. Respect !

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Les 2 rotors affichent chacun 654cm3… soit 1.3l… ce qui équivaut à un 4 temps de 2.6l de cylindrée. Ils sont boostés par 2 turbos séquentiels… c’est à dire que chacun a sa plage d’utilisation. Pour faire simple le 1er souffle à partir de 1800trs et le 2nd entre en action à 4000trs et 500 trs plus tard, le 1er s’arrête pour reprendre son souffle. Ca lisse le tempérament, évite le lag mais ça pousse tout le temps… du moins jusqu’à 7000 où un buzzer vous averti qu’il serait temps de passer le rapport supérieur. Avec 249ch on pourrait se dire que ça fait beaucoup de bruit pour rien… Sauf que la Mazda affiche seulement 1310 kg et le roto fait preuve d’une vivacité étonnante. Ajoutez à cela un châssis d’une efficacité redoutable et vous obtiendrez surement la meilleure sportive japonaise de sa génération (Si on fait abstraction de son appétit pour l’huile et l’essence ! Quoique les 6 cylindres shootés des concurrents sont loin d’être sobres aussi !).

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Ca donne envie hein ?! Eh bien Alexander Kanioglou lui, il a craqué. DJ de profession, il arpente les routes grecques au volant de sa Mazda RX7 depuis 3 ans. Et il en a profité pour lui offrir quelques bricoles… Et comme Jandri Angel Photomotive passait par là avec son objectif… forcément, ça finit sur DLEDMV !

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La caisse a reçu un kit de chez 99 Spec… il s’agit en fait du kit d’origine de la Type RZ. par contre, le capot et le spoiler en carbone viennent de chez Seibon. Le centre de gravité est rabaissé via des coilovers Tein Superstreet. Les ailes sont remplie par des OZ Ultraleggera en 18′ chaussées en Toyo 888.

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Au niveau du bloc, le Wankel reçoit aussi son lot de dope ! Un GT42 vient souffler plus fort en haut. L’injection et l’allumage sont revus à la hausse. Le tout est géré par un boitier Apexi PowerFC. Enfin, toutes les calories sont éjectées par une ligne full inox de 80mm montée sur le twin scroll où chaque turbo a sa propre wastegate ! A l’arrivée, le bestiaux développe la bagatelle de 500ch.

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Au final, qu’elle soit d’origine ou shootée, la RX7 reste surement la sportive japonaise des 90’s destinée aux puristes. Légère, puissante, efficace, elle ne craignait pas ses rivales qui avaient déjà tendance à s’embourgeoiser. Plus puissantes, mais surtout plus lourdes… et ça, ça peut faire toute la différence ! Comme celle d’Alexander, magnifiquement mise en image par le talentueux Jandri Angel Photomotive que je vous invite vivement à suivre. 

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© Jandri Angel Photomotive pour DLEDMV


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