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Vous vous rappelez des concepts Alfa Romeo BAT signés Bertone ? Non ? Alors je vous invite à une séance de rattrapage en commençant par lire cet article. N’vous inquiétez pas, on vous attend. Bien ! Après les trois BAT 5, 7 et 9 présentées en 53, 54 et 55, il va falloir attendre plus de 50 ans pour voir débarquer un revival, une 4ème voiture, la BAT 11.

Nous sommes en 2008, pendant qu’Iron Man, Hulk et Batman faisaient leur come-back et que Clint Eastwood briquait sa Gran Torino, Alfa Romeo profitait du salon de Genève pour dévoiler le 4ème épisode de sa saga BAT, réalisée une nouvelle fois en collaboration avec le Centro Stile Bertone.

L’histoire des trois premiers épisodes, j’vous l’ai déjà racontée et on pensait qu’en 55, la BAT 9 allait devenir le dernier chapitre de la trilogie. Eh bien non. Même s’il a fallu attendre mars 2008 pour voir apparaitre sous les projecteurs du salon de Genève, celle qui allait venir compléter la famille des BAT, la N°11.

Si la recette est grosso modo la même que dans les 50’s, la voiture est née d’une l’initiative privée. Celle de Gary Kaberle, riche homme d’affaires américains et ancien propriétaire de la BAT 9. Pour rendre hommage à sa femme décédée, qui manifestement était amoureuse du concept de 1955, il a eu l’idée de confier son Alfa 8C à Bertone avant de signer un gros chèque pour qu’ils en fassent la descendant moderne de la lignée des BAT. Intéressé par le projet, Alfa a décroché une équipe d’ingénieurs afin d’apporter une aide bien précieuse.

L’équipe a ressorti les plans des concepts d’époque afin de s’en inspirer et être sur de ne pas bafouer l’esprit originale. Sauf que bien entendu, la technologie ayant largement évolué, les lignes ne sont pas forcément devenues plus fluides mais plutôt plus… complexes. Et finalement, comme au milieu des 50’s, c’est un proto aux lignes avant-gardistes qui fini par voir le jour.

Une fois encore, la BAT 11 aurait pu avoir sa place dans le premier film de science fiction venu. Impossible de reconnaitre la 8C en regardant ce dessin aussi affuté que futuriste. Lisse et aéro, ça n’empêche pas l’engin d’afficher un style massif. L’empattement court n’arrangeant surement rien. Les arrêtes sont saillantes, la face avant agressive avec le Scudetto qui trône en son centre, entouré de deux barres de LEDS qui font office de phares. Avec ses ailes proéminentes, la BAT semble vouloir s’envoler. D’autant plus au niveau de la poupe où on a l’impression que tout monde s’est donné rendez-vous au niveau de la lunette arrière. Les deux ailes se referment, une arête centrale a poussé, les feux essayent de se faire le plus discrets possible avec, en guise de pare-choc, une sorte de tunnel – diffuseur. En tout cas, quel que soit l’angle sur lequel on la regarde, elle ne pas renier son arbre généalogique ! Notamment la BAT 9 qui semble avoir énormément inspiré l’équipe de Bertone.

Au niveau du châssis et du bloc, rien n’a été retouché. Il s’agit toujours de celui de la Gran Turismo raccourci de 50 cm avec son V8 4.7 l de 450 ch et accompagné de la boite robotisée et d’un autobloquant ZF. Pour l’habitacle, il semblerait qu’il ait été modifié. Du moins on le pense puisque si les specs techniques ne laissent aucun doute concernant le premier, aucune photo du second n’a jamais été dévoilée.

Quoiqu’il en soit, la BAT 11 est restée modèle unique, a fait le tour des salons avant de traverser l’Atlantique pour trouver sa place dans le garage Gary. On l’aperçoit de temps en temps dans les concours d’élégance où à chacune de ses sorties, elle fait sensation. Par contre, on ne dire pas que c’est la dernière de la famille BAT. On ne sait jamais, si un riche amateur décide de donner vie à une future BAT 13… même dans 50 ans, tout peut arriver.

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