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Chez Chevrolet, il y a eu la Bel Air… mais surtout, la Bel Air 57 ! Et encore, ce n’est pas fini… puisqu’il y a eu la Bel Air 57 et la Bel Air 57 Nomad, un break 3 portes à ne pas confondre avec le Town qui lui en avait 5… de portes ! Ouais bon, à l’époque, de l’autres côté de l’Atlantique, entre les modèles, les millésimes, les versions et les options, y’avait de quoi se choper des migraines !

Eh bien sur DLEDMV on s’en fout. Je ne vais pas vous la jouer Wiki et vous étalez une culture que je n’ai pas. Puis de toute façon, Tim s’y est essayé en vous parlant de la 210 l’année dernière. Et je reconnais qu’en américaines, pour aller décoder les énigmes du père Fouras de Détroit, il est plus patient que moi…

Il n’empêche que j’ai toujours kiffé c’te caisse… peut être parce que c’était celle de Johnny. Si ce gars qui n’a pas besoin de courir le monde après son destin comme un cheval sauvage… Bref ! La Chevy Bel Air 57, c’est l’expression des ricaines des 50’s. Un gabarit de paquebot. Une gueule de méchante avec une calandre béante qui semble vouloir avaler la route. Du chrome de partout, et ces ailes taillées en pointes. Bien sûr, sous le capot, c’était V8 pour la Bel Air…

Mais celle que j’ai décidé de vous présenter aujourd’hui, elle a la particularité d’être un Nomad, comprenez par là un break 3 portes… en gros c’qu’on appelait de notre côté de l’Atlantique, un Shooting Brake, ‘fin bon, la finesse en moins…

Cela ne veut pas dire que la Chevy Bel Air 57 Nomad soit disgracieuse… au contraire. Ce côté massif et robuste lui va comme un gant (de base ball !). Qui plus est une fois passée à la sauce restomod… même si là c’est quand même vachement soft. Mais qu’est ce que ça claque !

Pour commencer la caisse cherchez pas de modifs. Juste une robe blanche et des chromes omniprésents et étincelants. Dans les ailes, pas de rouleaux compresseurs, juste des Billet Specialties Vintec en 15″ avec capuchons centraux qui reprennent le style de spinners. Elles sont chaussées en BFGoodrich Radial T/A de 225/60 à l’avant et 275/60 à l’arrière. Elle cache un freinage qui a eu la bonne idée d’abandonner les tambours pour passer aux disques. Les suspensions rabaissent la caisse de 50 mm, les tirants et rotules modernes apportent un peu de précision et la direction reçoit le renfort d’une assistance.

C’est l’équipe de Armando’s Custom Upholstery de Hemet en Californie, qui s’est chargée de l’habitacle. Et une fois encore, le mot d’ordre a été soft mais clean. Les deux banquettes et les panneaux de portes sont tendus de cuir gris clair. Une épaisse moquette noir recouvre le sol. Au tableau de bord, le look vintage cache l’essentiel… clim Vintage Air, sono Custom Autosound USA avec chargeur CD, un volant Billet Specialties monté sur une colonne réglable, et une instru complète VDO.

Sous le capot, le V8 d’origine a laissé sa place à un 327 ci (5,3 l) qui a emménagé au milieu d’un shaved bay aussi impressionnant que chromé ! En y étant, il a été revu et corrigé en recevant un allumage complet PerTronix, l’admission associée au carbu Demon 4 corps 650 cfm sont signés Edelbrock Performer. L’échappement est composé de collecteurs Sanderson, d’une ligne sur mesure en inox et d’un silencieux Flowmaster.

Toutes les périphéries ont été également revues à la hausse… du radia’ avec double ventilos, aux courroies renforcées en passant par l’alternateur 140 ampères ou le démarreur Summit Racing. Bref, vous avez compris que si le look est soft, le gazier n’est pas là pour enfiler des perles ! De quoi envoyer 400 ch et 500 nm de couple aux roues arrière, via une boitoto 4 vitesses aidée par un différentiel à glissement limité associée à un pont au rapport raccourci.

A l’arrivée, il n’en faut pas beaucoup pour rendre une Bel Air 57 Nomad totalement bandante ! Ils auraient pu y coller une robe flashie, un V8 big block chargé comme un bodybuilder, des jantes de tracteur et toutes les conneries possible et imaginable, elle n’aurait jamais eu la classe et l’équilibre de l’engin qui vient de vous séduire… mais si allez, avouez !

© CCC31582 via BaT