Sélectionner une page

De toutes les caisses qui excitent (en fait j’avais fait une faute de frappe, je voulais écrire qui existent, mais au final ça va plutôt bien à la bagnole, lapsus révélateur…), la De Tomaso Pantera est peut-être la plus cohérente. Style italien à tomber, bloc américain qui va bien, une osmose difficile à sublimer… Sauf si vous vous appelez Kean Suspensions !

Non mais c’est vrai, regardez-moi ce chef d’œuvre ! Le coup de crayon de Tom Tjaarda (Ford Maverick, Chrysler Le Baron entre plein d’autres) semble délicieusement échappé des 70’s et ça fait sacrément plaisir. En même temps, la Pantera a eu une carrière de plus de 20 ans, et elle est arrivée sur le marché en 1971. Rien de bien étonnant.

Le dehors donc, c’est l’oeuvre d’un gars qui est passé par Ghia et Pininfarina, entre autres. On retrouve ce style très italien, presque Lamborghiniesque, mais avec une touche de rondeur en plus. Sauf que les italiens savent faire des caisses belles, mais ils ont un peu plus de mal à les rendre « faciles » à rouler. Non je parle pas que de la conduite, mais tout ce qu’il y a autour.

Une fiabilité qui est en général à discuter, et un entretien mécanique méticuleux vont en général de pair avec les italiennes. Sauf que chez De Tomaso, on sait ce qu’on sait faire, mais aussi ce qu’on sait moins bien faire. Donc question méca, autant aller chez les gars qui savent faire des trucs coupleux et qui gueulent, les ricains !

Le bloc Ford 5.7L 351 Cleveland en position centrale arrière équipe donc les Pantera et fournit une puissance variable selon les finitions, les années, et le portefeuille du client ! On tourne en général autour des 310 ch sur les roues arrière. Bon, tout ça c’est bien mignon, mais c’est pas forcément le focus du jour !

Non, ici le délire c’est d’avoir pris une Pantera, de lui avoir salement écarté les jantes, de l’avoir bourrée avec un moteur qui va bien, et la finir en lui écartant aussi les voies pour la claquer par-terre. On laisse toute pensée salace derrière nous puisqu’on ne parle bien sûr que de mécanique !

La belle est entièrement restaurée et reçoit une suspension à air Kean Airride avec une gestion Accuair E-Level. Déjà quand on passe ce genre de bestiole sur air, ‘faut que les roulettes soient au niveau. Et là on est pas déçus ! Un set de 4 jantes Sköl (rien à voir avec la binche) SK11 en 17 devant et 18 derrière viennent éclater la rétine. Ouais, ils ont pas fait ça pour exercice les mecs ! D’ailleurs sur les supercars des 70’s le truc qui m’a toujours frappé, c’est la taille des gommards derrière. Et là, les Toyo Proxes R888 sont en 245 devant et… 335 derrière ! C’est énooorme comme dirait Luchini…

Le fitment est tout simplement parfait car le voile de la jante vient rentrer au poil dans le fender vissé. Dehors on trouve plein de détails avec des vitres en Makrolon, des écopes en carbone pour aller refroidir le gazier, ou encore la double sortie centrale en lieu et place des 4 latérales d’origine. D’ailleurs en parlant du gazier, exit le 351 Cleveland pour un 7.0L 427ci avec carbu 4 corps dont la puissance se situerait autour des 590 ch. Le bordel est accouplé à une boîte manuelle, ce qui doit rendre l’ensemble… Plutôt sportif à conduire !

Dedans on trouve un arceau sur mesure ainsi que des baquets full cuir qui se marient à merveille avec le volant 3 branches et de reste de l’intérieur classique. Et puis la déco bon Dieu la déco… On est sur un délire complètement inspiré des De Tomaso Pantera Groupe 4 et ça lui va comme un gant !

En fait cette caisse c’est une bagnole de course sur air, avec de quoi flinguer le caleçon de n’importe quel amoureux de mécanique, ou générer un arrêt cardiaque de puriste. Sans compromis, c’est la Pieta exposée dà Monument Valley, le mélange parfait de deux savoirs faire, sublimés par les belges de Kean Suspensions. C’est quand la prochaine ??

© Sköl Wheels